Biographie

  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    • J'ai lu
    • 13 Octobre 2021

    «Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pasTout ce qui est entre les deux est corrompu.Seuls l'innocent et le monstre sont libres.Ils sont ailleurs.»

  • Prévert

    Laurence Perrigault

    • Les peregrines
    • 6 Mai 2021

    Alors que tous les poètes de l'entre-deux-guerres utilisent le livre pour diffuser leurs écrits, Prévert le juge inapte par nature à conduire la révolution : lui écrit pour le cinéma.

    Au texte imprimé, il préfère le fugitif, le fugace, le temporaire. Son oeuvre a ainsi longtemps été infixable avant la publication du recueil Paroles, pour laquelle il aura fallu récupérer des textes dispersés aux quatre coins de Paris, aux quatre coins des revues, aux quatre coins des amis...

  • On connaît son nom. On connaît son numéro. Mais connaît-on l'homme qui se cache derrière l'espion de Sa Majesté ? Que sait-on vraiment du personnage né de l'imagination foisonnante d'un dandy anglais misogyne nommé Ian Fleming ?
    007 aime les petits déjeuners copieux, regrette d'avoir dû abandonner son Beretta .25, pense que la femme idéale sait faire l'amour aussi bien que la béarnaise, déplore devoir tuer dans l'exercice de ses fonctions, mais s'en accommode aisément pour l'Angleterre. Méfiant par nature, il ne se lie pas facilement, sauf quand sa mission l'exige. Méticuleux, parfois cynique, il se montre professionnel en toutes circonstances. Il est non seulement l'un des meilleurs éléments du MI-6, mais l'un des plus dévoués.
    Parfait connaisseur des oeuvres de Ian Fleming et de ses émules, Guillaume Évin, le spécialiste français de 007, lève le voile sur l'un des héros de fiction les plus célèbres de tous les temps, alors que sort au cinéma le 25e film de James Bond, Mourir peut attendre.

  • Jacques Rigaut, le suicidé magnifique

    Jean-Luc Bitton

    • Gallimard
    • 24 Octobre 2019

    Hormis quelques éléments biographiques rassemblés par Martin Kay, qui a publié ses Écrits chez Gallimard (1970) et l'essai de Laurent Cirelli (Le Dilettante, 1998), on ne sait rien ou presque de la vie de Jacques Rigaut, qui s'est suicidé en novembre 1929 à l'âge de trente ans :
    Pourtant le plus brillant, le plus radical des dadaïstes. Tous ses amis écrivent, peignent, font du cinéma : ils s'appellent René Clair, André Breton, Paul Éluard, Pierre Drieu la Rochelle, Man Ray ou Tristan Tzara. Rigaut est l'absent qui éclaire le mouvement Dada, celui qui hante le Feu Follet de Drieu et son adaptation par Louis Malle, et qui continue de fasciner, depuis les surréalistes jusqu'à la contre-culture américaine en passant par les situationnistes.
    Pendant quinze ans, Jean-Luc Bitton a multiplié les recherches, les entretiens avec les survivants et les voyages, afin de lever le mystère sur ce personnage devenu légendaire. Il apporte notamment de précieux éclaircissements sur la période de la guerre et sur la vie de Rigaut à New York. Il s'appuie sur des correspondances inédites, comme celles de Jacques-Émile Blanche et de René Clair, ainsi que des mémoires inédits de Colette Clément. Le cahier photo présente une trentaine de photographies au trois-quarts inédites.
    Ce travail monumental se lit aussi comme le roman des folles années de Paris, du dadaïsme, du surréalisme et de la « Génération perdue ». Dandy absolu, homme « couvert de femmes », poète de sa vie qui répugnait à écrire, Jacques Rigaut troublait et désarmait son monde avec une sincérité radicale : « Essayez, si vous le pouvez, d'arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière ». Jean-Luc Bitton offre également de riches réflexions sur la personnalité complexe et touchante de Rigaut, dont l'idée fixe du suicide est le fil rouge de la vie. En ouverture, la préface d'Annie Le Brun, « Qui a tué qui ? », éclaire parfaitement le mythe Rigaut.

  • Le roman d'amour... et de vie de Simone Signoret et Yves Montand

    Raphaël Delpard

    • Les editions de l'histoire
    • 12 Février 2021

    Simone Signoret et Yves Montand sont nés en 1921.
    C'est l'occasion de les honorer et de les faire revivre.
    Ce livre ne propose pas d'évoquer leur carrière magistrale mais leur vie de femme et d'homme. Le milieu familial où ils ont vu le jour. La confrontation avec la misère et la lutte pour s'imposer dans la vie.
    Avec une plume inspirée et chaleureuse, l'auteur nous propose d'attacher nos pas aux leurs. De saisir leur complicité et les codes qui gouvernaient leur mode de vie. De s'interroger, en compagnie de l'astrologue Martine Barbault, s'ils devaient se rencontrer - étaient-ils destinés l'un à l'autre ? De les suivre dans la dénonciation des injustices et les combats qu'ils ont menés sans relâche, avec un courage et une détermination exemplaires.
    Ce livre est l'occasion d'aller à la rencontre du couple qui compte parmi les plus célèbres du XX e siècle.

  • On sait que Philippe de Broca est un auteur de comédies et de films d'aventures dont le succès fut planétaire, comme Cartouche, L'homme de Rio, Les tribulations d'un chinois en Chine, Le magnifique, le cavaleur ou L'Africain. Il aura connu la reconnaissance du public, de la critique et des pairs, mais son cinéma a quelque chose en plus qui aura été ignoré : sa dimension intrinsèquement philosophique. Rarement l'expression « le cinéma pense », si chère aux philosophes depuis Gilles Deleuze, aura été à ce point justifiée. Le cinéma de Philippe de Broca, qui paraît bien sage, est en réalité un cinéma ravageur, qui excède toute approche étroitement cinéphilique, il mord sur la pensée et la philosophie dans un souci de lutte contre le temps et le destin. L'opposition du réel et de l'imaginaire, que ses films ne cessent d'explorer, trouve là son origine, et Philippe de Broca n'est pas seulement soucieux de la forme, l'imaginaire au sens strict, il est aussi soucieux du sens.

  • Les carnets ; vol. II. juin 1976 - mai 1981

    René Allio

    • Deuxieme epoque
    • 18 Avril 2019

    René Allio a, durant toute sa vie d'adulte, tenu des carnets qui lui servaient à faire le point sur son travail de peintre, de créateur de costumes et de décors de théâtre, de scénographe, de scénariste, de cinéaste. Dans des pages remarquablement écrites, il fixe, pour lui- même au début, ses espoirs, difficultés et bonheurs rencontrés dans le processus créatif, son expérience sensible et critique des oeuvres d'autres artistes, sa lecture d'évènements sociaux et politiques qui le questionnent et le marquent, mais aussi - quoiqu'un peu plus rarement - les moments forts de sa vie privée.
    Ce journal offre aussi un panorama passionnant des courants de pensée, des écoles et théories qui naissent et disparaissent en ces années de contestation, des cinéastes, acteurs et metteurs en scène connus et moins connus, en un mot un tableau de tout ce qui a vu le jour au cinéma, au théâtre et dans les musées, à Paris mais aussi dans d'autres pays, durant ces décennies si fécondes, si mouvementées que furent les années soixante à qautre-vingt-dix.
    Allio se révèle effectivement, dans ces carnets qui n'étaient pas au départ destinés à la publication, un remarquable essayiste, en outre philosophe, historien, esthète et théoricien. On y découvre ses impressions, ses réflexions, aussi bien sur ses lectures que sur les évènements politiques contemporains, sur l'histoire et le passé, sur les personnalités auxquelles il fut confronté, sur ses espoirs, ses projets, ses réussites, ses échecs.
    Sous la direction de Gérard-Denis Farcy, le volume I, édité à l'automne 2013 par les éditions L'Entretemps, couvre la période 1958-1975. Pour ce second volume, l'historienne Myriam Tsikounas prend le relais et rédige l'appareil critique, assistée d'Annette Guillaumin qui assure - comme pour le premier volume - la transcription.

  • Initials BB comme Bobby Beausoleil. Guitariste californien, Bobby avait tout pour devenir une star du rock : le talent, le charisme, la beaute´. Mais lorsque le prote´ge´ du cine´aste Kenneth Anger croisa un chanteur prometteur du nom de Charles Manson, il e´tait e´crit que sa partition ne serait pas exactement celle qui le conduirait aux sommets des charts. Bobby poignarda a` mort un homme. Police. Menottes. Prison. Une peine à perpétuité qu'il purge toujours à l'heure actuelle, depuis 1970. Ce livre e´crit sur la route, entre Los Angeles et San Francisco, est le re´cit d'une fascination pour le fil du rasoir. Ou` l'on croise les fanto^mes de Gene Clark et de Gram Parsons, une chanteuse perdue, quelques musiciens passe´s de l'ombre a` la lumie`re. Et une chanson obse´dante.

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