• Accidentally Wes Anderson : 200 lieux dignes de ses plus beaux décors Nouv.

    Fan de l'univers de Wes Anderson ? À la recherche de nouvelles émotions ?

    Laissez-vous surprendre par les meilleurs clichés du compte mythique instagram Accidentally Wes Anderson, sur lequel les internautes postent des images évoquant l'univers incroyable du réalisateur.
    Avec ces 150 lieux réels qui, par la symétrie des lignes, les tons acidulés, la composition parfaite, vous invitent à regarder le monde autrement, partez à l'aventure et découvrez derrière chaque façade, chaque paysage, l'histoire du lieu.

    Avec cet ouvrage dédié aux voyageurs modernes, vivez dans la sphère Wes Anderson !

  • Le cinéma documentaire se voulait le fruit d'un artisanat furieux, à l'écart du marché. De cette liberté des formes, les télévisions, principaux financeurs, ne veulent plus. Elles imposent des normes (commentaires redondants et montages accélérés) qui stérilisent les films diffusés et ceux qui aspirent à l'être. Une certaine tendance au conformisme s'impose. Il faudrait à la fois se conformer et donner le change en passant pour « neuf ».
    Dans les années quatre-vingt, j'ai renoncé au cinéma « de fiction » et lui ai préféré le documentaire pour sa liberté. C'est en documentaire que la parole filmée prend force et beauté, que les corps filmés, quels qu'ils soient, acquièrent une dignité - celle dont les serviteurs du marché se moquent.
    /> J.-L. C.

  • Cinéma

    Tanguy Viel

    Celui qui se présente ici comme narrateur en est donc réduit à parler d'un film, d'un seul film, du même film qu'il a vu des dizaines et des dizaines de fois. Toute remarque, tout commentaire, il les a notés, consignés dans un cahier, jour après jour. Son existence est minée par le film. Ses goûts et ses jugements, il les doit au film. Ses amis comme ses ennemis, il les doit à l'opinion qu'ils se sont faite sur le film. À vrai dire, sa vie ne tient qu'à un film.

    Évidemment, Cinéma est un roman, et l'on se doute qu'il ne s'agit pas de parler d'un film, de discourir sur un film. Il s'agirait plutôt d'une tentative renversée d'adaptation, au sens où ce mot est employé lorsqu'un cinéaste s'empare d'un livre, un livre qui le hanterait au point qu'il lui faille aussi en finir avec cette fascination, s'en débarrasser en tâchant d'en percer le mystère. En finir, en somme, à la manière du limier attaché aux basques de l'assassin, avec ce rapport d'admiration-répulsion que les meilleurs détectives de la littérature policière entretiennent toujours avec l'homme qu'ils chassent pour le rabattre vers le lecteur jusqu'à l'hallali final.
    Bertrand Leclair, Les Inrockuptibles.

  • "C'est peu dire que cet ouvrage place le travail d'historien du cinéma à un niveau que l'on côtoie rarement.  La recherche effectuée durant cinq décennies est considérable." Le Monde, décembre 2008. Salué par l'ensemble de la critique, cinéphiles et passionnés de cinéma, le livre monumental de Bertrand Tavernier a connu un succès fulgurant tant par la densité de son contenu que par la ferveur avec laquelle il s'entretient avec ces cinéastes américains mythiques, oubliés, adulés ou blacklistés. Réédité augmenté de nouveaux entretiens en 2008, il ressort aujourd'hui dans une nouvelle édition en version paperback, préfacé par la poursuite des entretiens entre Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux, qui est l'éditeur de cet ouvrage. Un sompteux album illustré avec plus de 400 photographies.  

  • Bienvenue à Movieland !  Vous ne savez pas quoi regarder ce soir ?Découvrez le paradis des cinéphiles ! Movieland est un immense territoire à explorer, où les villes sont des films. Naviguez sur la mer des Espions, accostez dans la baie de l'Action, descendez le fleuve de l'Amour, et parcourez le désert du Western, à la rencontre des chefs-d'½uvre du cinéma mondial.  Retrouvez dans cet ouvrage, et sur la carte jointe sous forme de poster géant plus de 1800 films à voir absolument sélectionnés pour vous, du Voyage dans la Lune (1902) à Piège de cristal (1988) en passant par Ready Player One (2018) ou Certains l'aiment chaud (1959) !Pour vous guider dans ce voyage :. Une carte géante et détachable (900 x 600 mm).. 50 itinéraires thématiques détaillés, comme autant de propositions de balades cinéphiliques.. Une check list complète des 1880 films pour cocher les films à voir... ou à revoir !  Exemples de parcours :. De Citizen Kane à L'Empire contre-attaque, parcourez un itinéraire riches en twists.. De La Jetée à Retour vers le futur, explorez un itinéraire propice aux paradoxes temporels.. De Quatre mariages et un enterrement à Sept ans de réflexion, empruntez les chemins compliqués de la comédie romantique

  • «Quand j'avais vingt ans, j'ignorais si je parviendrais à devenir réalisateur mais aimer le cinéma et m'y dévouer corps et âme, je savais que c'était en moi. La cinéphilie m'a permis de trouver ma place dans l'existence.» Bertrand Tavernier Voici la conversation que Thierry Frémaux a menée avec Bertrand Tavernier pour ouvrir la nouvelle édition d'Amis Américains, qui reparait en ce mois d'octobre 2019. Pour ceux qui possèdent déjà l'ouvrage, elle est publiée en volume indépendant et de surcroit, dans une version légèrement plus longue.
    Le réalisateur, connu pour son intarissable érudition et sa cinéphilie généreuse, revient sur la naissance d'une passion et aborde de nombreux sujets liés à l'Amérique et à son cinéma : les grands auteurs classiques, la Liste Noire et le McCarthysme, la guerre de Sécession et le politiquement correct. On y croise également Clint Eastwood et Quentin Tarantino, Claude Chabrol et Jean-Pierre Melville, des producteurs de l'âge d'or d'Hollywood, quelques scénaristes oubliés ainsi que Steve Tesich et Russel Banks. Du Tavernier en direct pour un texte simulant et souvent émouvant.

  • Découvrez Les films de ma vie, le livre de François Truffaut. Avant de s'imposer comme un immense metteur en scène - Les 400 coups, Jules et Jim, Fahrenheit 451, Baisers volés, L'Enfant sauvage, La Nuit américaine, L'Histoire d'Adèle H., L'Homme qui aimait les femmes, Le Dernier Métro, La Femme d'a côté, Vivement dimanche!, etc. -, François Truffaut (1932-1984) a inauguré une nouvelle façon de regarder les films et d'en parler. Ses articles passionnés pour les Cahiers du cinéma en témoignent. Ce livre, devenu une Bible pour tous les cinéphiles, rassemble les articles que Truffaut avait lui-même sélectionnés : Capra, Hawks, Hitchcock, Kubrick, Wilder, Clouzot, Cocteau, Ophuls et Guitry notamment pour les Français, sans oublier les textes sur ses "copains de la Nouvelle Vague", ainsi que des articles consacrés à ses réalisateurs préférés : Ingmar Bergman, Jean Renoir, Charlie Chaplin, Orson Welles, Luis Bunuel, Cari Dreyer, Jean Vigo...Le premier de ces écrits : "À quoi rêvent les critiques?" analyse l'ambiguïté des relations entre les créateurs et ceux qui les jugent. "Lorsque j'étais critique, écrit François Truffaut, je pensais qu'un film, pour être réussi, doit exprimer simultanément une idée du monde et une idée du cinéma; La Règle du jeu ou Citizen Kane répondaient bien à cette définition. Aujourd'hui, je demande à un film que je regarde d'exprimer soit la joie de faire du cinéma, soit l'angoisse de faire du cinéma et je me désintéresse de tout ce qui est entre les deux, c'est-à-dire de tous les films qui ne vibrent pas."

  • A découvrir dans ce premier numéro de la revue French Mania :
    La playlist du numéro par Yann Gonzalez.
    Un dîner avec Virginie Ledoyen, retour sur toute une carrière à l'Hôtel Grand Amour.
    La Grande histoire des séries françaises, épisode 1/4 : Les années 60/70.
    Focus : les séries françaises pas très LGBT firendly.
    Special guest : Les Cinq films français et francophones préférés de Lukas Dhont.
    Vers la parité dans le cinéma français, épisode 1/2 : 2012/2017.
    Métier : Directrice de casting par Marlène Serour.
    Dossier : Claire Denis, Leos Carax , les éclaireurs et leurs héritiers, analyses et témoignages de Léa Mysius, Morgan Simon, Bertrand Mandico, Anna Cazenave-Cambet et Mati Diop.
    Sang neuf , un scénario inédit en cadavre exquis, épisode 1/11 par Catherine Corsini.
    Reportage sur les cinéastes arabes et africains à l'heure du cinéma de genre.
    Pitch : Hyacinthe , un projet de long métrage d'animation de Gerlando Infuso.
    Anticipation : les écrans et nous en 2030, épisode 1/2.
    L'Origine du mal : le moodboard du prochain film de Sébastien Marnier.
    Frenchverse : les passions françaises de Wes Anderson.
    En immersion rue Daguerre dans les archives d'Agnès Varda documentariste, avec Rosalie Varda.
    Journal de bord : Antoine Reinartz raconte le tournage de Petite Nature de Samuel Theis.
    Cahier de tendances automne - hiver : Timothée Chalamet , Laetitia Dosch , Antony Cordier, Garance Marillier.
    Nouvelle inédite : Villa Malaparte par Emily Barnett.
    Pépite : Classe tous risques de Claude Sautet.
    Films à croquer : le Kloug du Père-Noël est une ordure.
    Stéphane Foenkinos se la joue Virginie Despentes.

  • Qu'est-ce que le cinéma ?

    André Bazin

    Cette réédition constitue le recueil des principaux articles (parus d'abord en quatre tomes, entre 1958 et 1962) de celui dont l'oeuvre a illuminé cette collection : André Bazin. Son apport reste plus que jamais décisif pour comprendre le cinéma.

  • - J'ai adoré.
    - Tu es fou ? C'était mauvais.
    Au cinéma, nous n'avons pas tous les mêmes goûts. Il existe quantité de raisons de s'enthousiasmer pour un film (ou de bâiller devant lui), et ce livre en fait le tour. Il ne tranche pas. Quels que soient mes goûts et ceux de mon voisin, je n'ai pas à me sentir inférieur ni supérieur à lui. Même s'il fait la moue quand je lui dis quel est mon film préféré. D'ailleurs la recette du bon film n'existe pas, sinon les réalisateurs l'appliqueraient depuis longtemps. Tout le monde fait de son mieux, de chaque côté de l'écran. Ce n'est pas facile. On ne sait pas toujours dire à l'avance quelles qualités un film doit posséder pour nous plaire. Et en sortant de la séance, on ne sait pas toujours quoi dire. Qu'est-ce qu'un bon film ? dédramatise la question. Acceptons nos différences.

  • Cette étude n'est pas une histoire du cinéma, mais un essai de classification des images et des signes tels qu'ils apparaissent au cinéma. On considère ici un premier type d'image, l'image-mouvement, avec ses variétés principales, image-perception, image-affection, image-action, et les signes (non linguistiques) qui les caractérisent. Tantôt la lumière entre en lutte avec les ténèbres, tantôt elle développe son rapport avec le blanc. Les qualités et les puissances tantôt s'expriment sur des visages, tantôt s'exposent dans des " espaces quelconques ", tantôt révèlent des mondes originaires, tantôt s'actualisent dans des milieux supposés réels. Les grands auteurs de cinéma inventent et composent des images et des signes, chacun à sa manière. Ils ne sont pas seulement confrontables à des peintres, des architectes, des musiciens mais à des penseurs. Il ne suffit pas de se plaindre ou de se féliciter de l'invasion de la pensée par l'audio-visuel ; il faut montrer comment la pensée opère avec les signes optiques et sonores de l'image-mouvement, et aussi d'une image-temps plus profonde, pour produire parfois de grandes oeuvres.

  • Un classique des livres de cinéma, Faire un film se présente à la fois comme les mémoires de Sidney Lumet et comme un guide possible pour aspirant réalisateur. En 13 chapitres, il décrit minutieusement toutes les étapes de la conception d'un film, de la lecture du scénario jusqu'à la sortie en salles. Pour cela, Lumet s'inspire de sa propre expérience, en nourrissant son propos d'anecdotes liées aux tournages de ses films. Il s'agit avant tout du témoignage d'un cinéaste chevronné qui pousse le lecteur désireux de tourner un film à se poser les bonnes questions, comme par exemple :
    Comment choisir un script ? Quelle focale, quel angle de caméra adopter pour telle ou telle scène ?
    Sans jargon et avec humour, Faire un film mêle habilement conseils, analyse, récit, descriptions et anecdotes.

  • Et si la magie du cinéma avait partie liée à la peinture ? Aux tableaux que revisite parfois le réalisateur afin de mettre en image son scénario, aux oeuvres ou ambiances picturales qui s'imposent aux spectateurs au visionnage de certains films.
    Cet ouvrage est né de ces regards croisés entre le septième art et la peinture, là où l'image filmique cache ou révèle une image picturale.
    À cet exercice, presque tous les grands courants cinématographiques se sont illustrés car très nombreux sont les réalisateurs qui ont développé, consciemment ou non, une esthétique en affinité avec l'art silencieux et immobile qu'est la peinture.
    Des frères Lumière à David Lynch, une étude passionnante sur les rapports féconds de la peinture et du cinéma.

  • « Il n'est pas dans mon intention de faire ici la leçon à qui que ce soit, ni d'imposer un point de vue. Ce livre n'a été dicté que par le désir de défricher la jungle des possibilités qui s'offrent à un art encore jeune et magnifique, toujours à explorer, et de m'y retrouver moi-même aussi indépendant et libre que possible ».

    Andreï Tarkovski, tout au long de son oeuvre cinématographique, rédige des notes de travail, des réflexions sur son art, restituant dans le même mouvement son itinéraire d'homme et d'artiste.

    À partir de son exil en Italie où il réalise Nostalghia en 1983, puis en France durant la dernière année de sa vie, il rassemble ces écrits qui sont d'abord édités en Allemagne puis dans les autres pays d'Europe occidentale où ils deviendront vite une référence incontournable.

    Il y aborde une large réflexion aussi bien sur la civilisation contemporaine que sur l'art cinématographique : son ontologie et sa place parmi les autres arts, ou des aspects plus concrets comme le scénario, le montage, l'acteur, le son, la musique, la lumière, le cadrage.

    Puisant dans son expérience de cinéaste, dans sa vaste culture littéraire, se remémorant ses années de formation, les luttes interminables pour terminer ses films à l'époque soviétique, Andreï Tarkovski offre ici le livre-bilan d'un artiste en recherche de sens, d'un homme qui consacra son inépuisable énergie à « fixer le temps ».

  • Il y en a qui ont fait du théâtre en attendant de pouvoir faire du cinéma. D'autres qui ont été influencés par la scène et en ont témoigné dans leurs films. D'autres encore qui se sont fait connaître par le cinéma et ont attendu longtemps avant de tenter l'expérience théâtrale. Quel que soit leur parcours, ces artistes expriment le lien profond, parfois problématique ou paradoxal qui unit cinéma et théâtre. On dit qu'au cinéma, c'est la mise en scène qui est première, alors que sur les planches, ce sont le texte et les acteurs qui règnent ; parfois, ce n'est pas si simple. Une dizaine de créateurs et créatrices de premier plan, forts de leur expérience, s'expriment ici sur les deux domaines. Deux passions qui n'en font qu'une : mettre en scène.

  • Je veux faire du cinéma ; petit manuel de survie dans le 7e art Nouv.

    Je veux faire du cinéma raconte l'envers des productions et des tournages.
    Le livre est une autopsie sans concession du « milieu du cinéma », tel qu'il existe en Europe. Il montre les travers d'un « système » où les films sont financés avec un mélange d'argent privé et d'argent public.
    Faire un film s'apparente à une course d'obstacles, dont les ressorts sont romanesques, avec leurs parts d'inattendus et de rebondissements. Le bûcher des vanités et les rapports de force sont de mise.
    Avec des portraits au vitriol, mais aussi une forme d'autodérision, Frédéric Sojcher met en perspective son parcours de cinéaste pour, au-delà de l'expérience sur ses propres films, faire oeuvre d'entomologiste. Après avoir lu Je veux faire du cinéma, il sera impossible au lecteur de voir le septième art avec les mêmes yeux.

  • Esthétique du film ; 125 ans de théorie et de cinéma Nouv.

    Ce livre s'appuie sur l'histoire de l'art, la narratologie, la sémiologie et la psychanalyse, ainsi que sur de multiples exemples de films, pour présenter l'essentiel des aspects théoriques et esthétiques du cinéma. L'ouvrage s'articule autour de cinq questions, développées en détail à travers cinq chapitres : la perception et la forme, le récit, la signification, le dispositif et le spectateur, l'art. Dans un dernier chapitre, une réflexion plus prospective sur le numérique rappelle que nous vivons une ère hautement évolutive.
    Paru initialement en 1983, ce volume résolument interdisciplinaire a été, pour des générations d'étudiants, l'un des « classiques » des études cinématographiques. Remettant l'ouvrage sur le métier une quarantaine d'années plus tard, les quatre auteurs, théoriciens attentifs à la réalité sociale et vivante du cinéma, l'ont enrichi afin que cette 5e édition d'Esthétique du film prenne en compte les changements survenus, tant dans le cinéma lui-même que dans son étude. Une référence fondamentale toujours indispensable aujourd'hui.

  • Une fillette et son tueur devant une vitrine, une silhouette noire descendant un escalier, la jupe arrachée d'une kolkhozienne, une femme qui court au-devant des balles : ces images signées Lang ou Murnau, Eisenstein ou Rossellini, iconisent le cinéma et cachent ses paradoxes. Un art est toujours aussi une idée et un rêve de l'art. L'identité de la volonté artiste et du regard impassible des choses, la philosophie déjà l'avait conçue, le roman et le théâtre l'avaient tentée à leur manière. Le cinéma ne remplit pourtant leur attente qu'au prix de la contredire.

    Jacques Rancière analyse les formes de ce conflit entre deux poétiques qui fait l'âme du cinéma et montre comment la fable cinématographique est toujours une fable contrariée, qui brouille les frontières du document et de la fiction.

  • En janvier 1954, un jeune critique nommé François Truffaut publie dans les Cahiers du cinéma un violent pamphlet qui dénonce la « tradition de qualité française » et préfigure la Nouvelle Vague. Le retentissement est tel qu'il déchaîne contre lui la jalousie virulente de nombreux confrères, mais lui ouvre les portes de l'hebdomadaire Arts-Spectacles. Truffaut y publiera plus de cinq cents articles en cinq ans. Une critique directe et sans concession, inédite dans la presse d'alors : « Pour la première fois, au lieu de dire : «C'est bon ! C'est mauvais !» j'ai commencé à essayer d'imaginer comment ça aurait pu être bon ou pourquoi c'était mauvais. » Truffaut y pilonne les institutions et les professions du cinéma (festivals, syndicats, production...), fomente des polémiques qui resteront célèbres (avec Delannoy, Autant-Lara...), dresse un portrait de ses acteurs et réalisateurs de prédilection (Marilyn Monroe, James Dean, Hitchcock, Lang, Hawks, Guitry, Ophuls, Renoir...), défend les aspirations d'une nouvelle génération (Varda, Rivette, Vadim, Bresson...). Il cultive ses goûts et affiche ses dégoûts, et le temps lui donnera souvent raison...

    Pour Truffaut, écrire sur le cinéma, c'est déjà en faire, mais la critique n'est pour lui qu'un viatique. Dès août 1957, il s'en éloigne en réalisant Les Mistons et ses derniers articles évoquent déjà le regard d'un cinéaste...

    Édition établie et annotée par Bernard Bastide.

  • Les éditions Capricciont le plaisir d'annoncer la parution deEN LIBRAIRIE LE 24 OCTOBRE16€ / 144 pages / Format : 150 x 210 mmISBN 979-10-239-0343-0 / Diffusion Harmonia MundiContact: presse@capricci.fr / 01 83 62 43 81 / www.capricci.frEn juillet 1999, au coeur d'un été qui suinte l'attente et le mystère, sort enfin aux États-Unis le treizième et dernier long métrage de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut : un projet en gestation depuis la fin des années 60, le cinéaste le plus secret de l'histoire, deux stars au sommet de leur gloire, un tournage autour duquel cir-culent mille rumeurs... Et puis cette conclusion en forme de dynamite : Stanley Kubrick s'éteint en mars 1999, avant la fin du montage. Depuis, le film n'a cessé d'être commenté, disséqué, conspué ou adoré, sans que l'on parvienne à percer ses mystères de fabrication.Au travers d'une soixantaine d'entretiens avec les plus proches collaborateurs de Kubrick (acteurs, techni-ciens ou producteurs), cet ouvrage propose un éclairage inédit sur la réalisation d'un des chefs-d'oeuvre du cinéma contemporain.

  • Cinéma regroupe trois scenarii inédits de Jacques Prévert.
    Le Grand Matinal : Un trafic de pièces d'avion endommagées est révélé par un photographe du Grand Matinal , sur fond d'intrigue sentimentale. Jour de sortie ou La Lanterne magique : Deux jeunes amoureux sont séparés par les intrigues d'un village bien-pensant. La jeune fille, lors de son jour de sortie, retrouve le jeune homme qui possède un cinéma ambulant. Par magie, ils entrent dans la toile et toute leur histoire est rejouée dans l'univers du conte. Ils finissent par s'en échapper et s'enfuient tous les deux. Au diable vert est une comédie sentimentale parisienne. Un écrivain américain est l'ami d'un clochard des Halles ; ils s'installent très souvent Au Diable Vert, un café-musée atypique. À la faveur du hasard, cet américain retrouve une jeune femme qui lui était chère. Malheureusement, les intrigues d'un proxénète et d'une prostituée, aspirant à plus de liberté, vont mettre à mal cette histoire d'amour naissante...
    On retrouve dans ce volume Cinéma, les thèmes chers à Prévert : le souci des petites gens dépeintes avec affection, et opposées aux notables qui se croient importants, l'amour et la liberté.

  • Ce beau-livre très illustré célèbre le rapport entre cinéphilie, mémoire et objets, tout en questionnant la tradition onirique au cinéma. Attiré par les mondes parallèles, les formes insolites et les trips hallucinés, Potemkine a développé depuis la parution de son premier DVD, Requiem pour un massacre en 2007, une approche visionnaire du médium en faisant cohabiter dans son catalogue des réalisateurs aussi marquants qu'Andreï Tarkovski, Nicolas Roeg, Lars Von Trier ou Werner Herzog. Enquête sociologique, essai théorique, objet poétique, ce volume rassemble autant les propos d'acteurs de l'édition indépendante en France que la pensée de cinéastes qui ont marqué l'histoire (Harmony Korine, David Lynch, Lucile Hadzihalilovic, Yann Gonzalez, Hicham Lasri, Bertrand Mandico, Gaspar Noé, etc.).

  • Inutile de présenter Alfred Hitchcock, « le Maître du Suspense », interviewé par Andy Warhol pour sa revue Interview Magazine, en avril 1974. De quoi peuvent bien parler l'artiste le plus emblématique de la pop culture et le cinéaste légendaire, quand tout semble les opposer ? De cinéma, bien sûr, mais d'une manière nouvelle.
    Des grands magasins et de la prolifération des enfants de stars à Hollywood. Mais aussi de Jack l'Éventreur.
    Ce long entretien est l'occasion pour Alfred Hitchcock de déployer tout son humour, sans jamais tarir d'anecdotes de tournages, face à un Andy Warhol qui apparaît tantôt nerveux, tantôt fébrile en diable.
    Le montage de l'interview, que nous avons choisi de reproduire au plus proche de celui de l'époque, plonge le lecteur au sein d'une pièce de théâtre, parfois absurde, où Warhol et Hitchcock n'hésitent pas à emprunter les habits d'un meurtrier, et à s'imaginer les crimes qu'ils commettraient.
    Cet entretien ne se réduit pas à la lumineuse rencontre de deux artistes majeurs, loin de là. Le regard d'Andy Warhol apporte un éclairage nouveau sur l'oeuvre de l'auteur de Sueurs Froides, révélant les obsessions intimes de l'interviewer comme de l'interviewé.

  • C'est sans doute la scène la plus célèbre de toute l'histoire du cinéma, la fameuse « scène de la douche » de Psychose ; son influence est telle que ne cessent de se multiplier les hommages, de Brian De Palma à Francis Ford Coppola, de Gus Van Sant à David Fincher, des séries Bates Motel aux oeuvres d'artistes contemporains tels Douglas Gordon, Pierre Huyghe, Cindy Sherman.

    Le phénomène est décortiqué, sous toutes ses coutures, par Sébastien Rongier dans Alma a adoré, où il met en lumière l'importance du film d'Alfred Hitchcock, en faisant appel aux réflexions de penseurs tels qu'Emmanuel Kant ou Roland Barthes, tout est en démontrant la primauté de ce véritable emblème de la Pop Culture, un pur « effet cinéma ». Par ailleurs, ce texte, traversant les prolongements littéraires et cinématographiques du film, développe une vision très personnelle de cette oeuvre, l'auteur étant l'une des premières victimes de cet « Effet Psycho ».

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