Potemkine Films

  • "Je me demande toujours dans quelle mesure les artistes cherchent à représenter la réalité d'une scène. Les peintres et les photographes ne capturent qu'une seule image et rien de ce qui survient avant ou après. Pour 24 Frames, j'ai décidé d'utiliser les photos que j'ai prises ces dernières années, j'y ai ajouté ce que j'ai imaginé avoir eu lieu avant ou après chacun des moments capturés." Abbas Kiarostami

    Abbas Kiarostami signe avec "24 Frames", son ultime film, une oeuvre-somme, fruit de toute une vie d'expérimentation artistiques. À la croisée du cinéma, de la photographie et de la poésie, le film est constitué de 24 images fixes - pour beaucoup ses propres photographies - mises en mouvement numériquement afin de donner l'illusion aux spectateurs que la vie a commencé avant et continuera après...

  • Indispensable premier long-métrage documentaire sur les Doors, When you're strange fait découvrir l'histoire intime tumultueuse du groupe au travers d'images d'archives souvent inédites tournées entre 1966 et 1971. Captivant de bout en bout, le film du réalisateur indépendant Tom DiCillo (ça tourne à Manhattan, Delirious), narré par l'envoûtant Johnny Depp, dresse un portrait subtil du groupe et de son leader Jim Morrison, mais également celui d'une période contradictoire de l'Histoire américaine. Sexe, drogue, rock'n'roll : grandes sont ici ouvertes les portes de la perception.

  • Cet immense cinéaste ukrainien, formé par le cinéma soviétique dans les années 80, est plus connu en France pour ces deux premiers longs métrages qui furent tous deux sélectionnés en Compétition officielle à Cannes : "My joy" et "Dans la brume".

    Pourtant c'est avant tout comme documentariste qu'il a commencé son travail. Cet ensemble de films entièrement restaurés en HD est rassemblé pour la première fois en DVD.

    Cette oeuvre témoigne d'une Russie qui semble éternelle tant sa beauté ancienne semble à la fois archaïque et désenchantée. Hôpitaux psychiatriques, salle d'attente, usine, portraits de paysans, hommes au travail ralentis par le froid… Le monde de Loznitsa, sublimé dans un Noir et Blanc ciselé, nous offre un document inestimable sur les oubliés du peuple russe...

  • Dans ce second numéro consacré à Loznitsa, nous avons décidé de rassembler ses films d'archive. En travaillant à partir d'images documentaires officielles, Loznitsa détourne le propos de la propagande de l'époque et nous interroge sur le statut réversible des images. Deux grands films politiques sans commentaire, qui permettent de relire l'Histoire tragique et violente de la Russie.

  • Avi Mograbi et Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d'asile africains que l'Etat d'Israël retient dans un camp en plein désert du Néguev. Par le biais d'un atelier inspiré du "Théâtre de l'opprimé", ils interrogent le statut de réfugié. Pourquoi Israël, terre des réfugiés, refuse de considérer le sort de ces exilés que la guerre et les persécutions ont jeté sur les routes ? Quel est l'élément déclencheur qui pousse un jour ces hommes et ces femmes à abandonner tout ce qu'ils possèdent pour plonger vers l'inconnu ? Le théâtre peut-il créer un pont entre les Hommes pour qu'ils échangent et se comprennent ?

  • Arrêté à son domicile le 1er mars 2010 et accusé de "propagande contre le régime", Jafar Panahi est jugé quelques mois plus tard et condamné à six années de prison, assorties d'une interdiction pour une durée de vingt ans de tourner des films. Reclus entre les murs de son appartement, le cinéaste nous adresse en désespoir de cause cette lettre filmée, dont l'humour ravageur frappe par sa dignité, son courage, son insolence. La situation devient le sujet même de son film : que reste-t-il à un cinéaste qui n'a plus le droit de filmer et qui attend qu'on le jette incessamment en prison ?

  • Lost Lost Lost

    Jonas Mekas

    "A travers ces six douloureuses bobines, j'ai essayé de décrire les sentiments d'un exilé, mes sentiments pendant ces années-là. Le film décrit l'état d'esprit d'une "personne déplacée" qui n'a pas encore oublié son pays natal mais qui n'en a pas encore "trouvé" un nouveau. La sixième bobine est une transition, elle montre comment nous commençons à respirer, à trouver quelques moments de bonheur. Une nouvelle vie commence.". Jonas Mekas.

  • Toutes les légendes de la musique jamaïcaine rassemblées dans un documentaire riche en anecdotes, images d'archives et interprétations de titres légendaires du rocksteady...

  • Contient :

    - Lettre d'un cinéaste à sa fille :
    Avec cet essai qui prend la forme d'une lettre filmée, tissée de mille histoires, Eric Pauwels nous invite à entreprendre un voyage ludique dans l'espace et le temps. Tourné en super-8, ce premier film de la trilogie de la cabane joint le geste au regard et pose les fondements d'un art intime et poétique.

    - Les films rêvés :
    Un jour, un homme, un cinéaste fait un rêve : il rêve qu'il fait un film qui contiendrait tous les films qu'il a rêvé de faire… Depuis sa cabane, Éric Pauwels nous adresse ce film ample, qui nous parvient comme un songe conjuguant l'intime et l'universel.

    - La deuxième nuit :
    Avec ce dernier film de la trilogie, Éric Pauwels part sur les traces de sa mère, morte à quatre-vingt-dix ans. Mère aimante et attentive, c'est elle qui l'encouragea à faire du cinéma..

  • En repérage pour le film Nostalghia, l'écrivain et scénariste Tonino Guerra conduit Andreï Tarkovski parmi les beautés traditionnelles de l'Italie. Le cinéaste russe peine à retrouver le pays intérieur et secret qu'il a imaginé à la lecture du scénario de Guerra. Ce voyage est l'occasion pour les deux hommes d'entamer une réflexion sur le rôle de l'artiste, qu'il soit poète ou metteur en scène. Ce film est accompagné des trois courts métrages suivants : Les tueurs, Il n'y aura pas de départ aujourd'hui et Le rouleau compresseur et le violon.

  • "Mes journaux filmés de 1970 à 1999. Cela couvre mon mariage, la naissance de mes enfants, on les voit grandir. Des images de la vie quotidienne, des fragments de bonheur et de beauté. Les voyages en France, Italie, Espagne et Autriche. Les saisons, comme elles passent à New York, la vie à la maison, la nature. Rien d'extraordinaire, rien de spécial, des choses que nous vivons tous au cours de notre vie. Il y a beaucoup d'intertitres qui reflètent mes pensées de l'époque. La bande sonore est constituée de musiques et de sons enregistrés pendant la même période que les images, avec des improvisations d'Auguste Varkalis au piano. Quelquefois, je parle dans mon micro pendant que je suis en train de monter, au présent, avec le temps qui a passé. Ce film est aussi mon poème d'amour dédié à New York, ses étés, ses hivers, ses rues, ses parcs." Jonas Mekas.

  • Ce coffret réunit les oeuvres clefs de Jonas Mekas, l'un des plus prolifiques cinéastes d'avant-garde. Né en Lituanie en 1922, chassé par les armées soviétiques et nazies, Mekas arrive à New York avec son frère en 1949, après avoir passé quatre ans dans des camps de réfugiés en Allemagne. Il s'achète aussitôt une caméra 16mm et commence, au jour le jour, à filmer le monde qui l'entoure. Il s'impose en quelques années comme l'un des fers de lance de l'underground newyorkais. Il invente le journal filmé et affirme un style lyrique et profondément personnel, qui sublime le quotidien tout en témoignant de la solitude de l'exil, de l'oppression politique et des forces vitales de la poésie.

  • Walden

    Jonas Mekas

    « Depuis 1950, je n'ai jamais cessé de tenir mon journal filmé. Je me promenais avec ma Bolex en réagissant à la réalité immédiate : situations, amis, New York, saisons. Certains jours, je tournais dix plans, d'autres jours dix secondes, d'autres dix minutes, ou bien je ne tournais rien... Walden contient le matériel tourné de 1964 à 1968 monté dans l'ordre chronologique.... » Jonas Mekas

empty