• Si j'écris ces notes à la première personne du singulier, je sais qu'elles sont écrites à la première personne du pluriel.

    Mon frère. Je ne pourrais pas faire ce film sans lui et il ne pourrait pas le faire sans moi. Ses questions sont les miennes. Souvent ce sont elles qui me poussent à écrire ces notes comme le transcripteur d'une réflexion, d'une pensée partagée. C'est la même chose pour le scénario. Je tiens la plume mais elle écrit à deux mains. [.] Revenir aux corps, aux accessoires, aux lieux, aux murs, aux portes, au fleuve. Partir du concret, pas des idées, ou alors attendre que l'idée soit oubliée et qu'éventuellement elle revienne comme quelque chose de concret qui en est la trace. Les moments essentiels pour l'écriture de nos scénarios sont ceux passés à oublier les idées. [.] L. D.

    1 autre édition :

  • « Si j'écris ces notes à la première personne du singulier, je sais qu'elles sont écrites à la première personne du pluriel.
    Mon frère. Je ne pourrais pas faire ce film sans lui et il ne pourrait pas le faire sans moi. Ses questions sont les miennes. Souvent ce sont elles qui me poussent à écrire ces notes comme le transcripteur d'une réflexion, d'une pensée partagée. C'est la même chose pour le scénario. Je tiens la plume mais elle écrit à deux mains. [...] » C'est ce que Luc Dardenne écrivait dans le premier tome de son journal, Au dos de nos images. 1991-2005. Après avoir publié dans « La Librairie du XXIe siècle » un essai sur la mort de Dieu intitulé Sur l'affaire humaine (2012), il poursuit dans ce tome 2 ses réflexions au quotidien.
    Le volume est suivi de la publication des deux derniers scénarios écrits avec son frère Jean-Pierre.

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