• Ce coffret contient 2 films :
    - Wundkanal, de Thomas Harlan :
    De jeunes français, sympathisants de la bande à Baader, enlèvent, pour le soumettre à un long interrogatoire, un des responsables de la prison de Stammheim. Parrallèlement, ils l'interrogent sur son passé nazi, ses exactions. Le rôle est tenu par un authentique criminel de guerre nazi, Alfred Filbert, condamné à la prison à vie puis libéré pour raison de santé.
    - Notre nazi, de Robert Kramer :
    Documentaire sur le tournage de "Wundkanal", film réalisé par Thomas Harlan avec un ancien officier nazi dans le rôle principal, Albert Filbert. L'équipe technique française est totalement désorientée par le projet de T. Harlan et la cohabitation avec un criminel de guerre.

  • Guns

    Kramer Robert

    • Re:voir
    • 15 Janvier 2020

    Après la fresque politique composée par ses films américains et achevée avec Milestones (1975), puis un documentaire sur la révolution des Oeillets, Scenes from the Class Struggle in Portugal (1977), Robert Kramer s'installe en France. Il y poursuit son oeuvre avec Guns, long métrage labyrinthique en écho aux fictions paranoiaques hollywoodiennes des années 70, et qui continue son exploration de la psyché militante tout en expérimentant sur la narration.

  • En 1966, Robert Kramer réalise aux Etats-Unis son premier long métrage de fiction, In the Country, en marge de tous les circuits de production et avec les compagnons de route politiques qui viennent de le filmer dans le documentaire Troublemakers. In the Country est le contrechamp de Troublemakers : le documentaire montre l'action (organisation communautaire, mobilisation militante) que la fiction laisse hors-cadre pour se concentrer sur la crise d'un couple oùl'homme échoue à mettre à l'écart, pour quelques jours, les obsessions de l'engagement. Vingt-cinq ans plus tard, les Vidéo-lettres échangées avec Stephen Dwoskin rejouent en libres mosaïques cette mélancolie et ce lyrisme de la séparation.

    Contient :
    - «In the Country» (1967)
    - «Troublemakers» (1966)
    - «Hi Steve, Vidéo-lettres de Robert Kramer à Stephen Dwoskin» (1991)

  • The Edge (1967) et Ice (1969) forment un diptyque définitif sur les tentations terroristes et insurrectionnelles : un homme veut assassiner le pésident des Etats-Unis (The Edge) ; des groupes révolutionnaires lancent une grande offensive armée contre le pouvoir en place (Ice). Les deux fictions, pourtant, s'intéressent moins aux effets de l'action qu'au choc moral qui déplace progressivement les relations et les convictions, superposant un autre temps et d'autres logiques à celles de l'efficacité révolutionnaire. Parallèles à la propre activité militante de Robert Kramer au sein du Newsreel et d'autres organisations de la gauche américaine, ils constituent leur envers dialectique, et une extraordinaire mise en oeuvre du cinéma comme outil d'une pensée en mouvement.

    Contient :
    - «The Edge» (1968, 101')
    - «Ice» (1970, 133')

  • Contient :

    - Walk the Walk (1995) :
    Nellie est chercheuse en microbiologie, elle travaille entre un laboratoire et les terres de la Camargue. Abel est coureur et entraîneur. Elle est blanche, lui est noir. Leur fille, Raye, vient d'avoir 20 ans, elle chante. A eux trois ils forment à peine une famille, plutôt une sorte de rencontre arrivée à son terme. Sans heurts, ils se séparent : Raye s'en va la première, vers l'Allemagne, à pied. Abel part vers la Russie, en bateau. Ils veulent voir, vivre, sentir le monde comme il va ou ne va pas, dans le détail des corps au fil des paysages, au risque des mauvaises rencontres et de la mort.

    - Doc's Kingdom (1988) :
    James Matter vit seul sur un quai à l'écart de Lisbonne, là ou le Tage ouvre sur l'océan. Pour tout le monde, il est "Doc". Il travaille dans un hôpital de la ville et,le soir, rumine de vieilles histoires : son activisme politique aux Etats-Unis, son engagement comme médecin dans un pays d'Afrique en guerre, dont il est revenu malade et alcoolique. Doc a laissé aux Etats-Unis une femme, Rozzie, et un fils qu'il n'a jamais connu, Jimmy. Mais à la mort de Rozzie, Jimmy traverse l'Atlantique pour régler les comptes avec ce père fantôme, et finit par partager une nuit de sa dérive.

  • Robert Kramer nous présente son documentaire ainsi : "En 1936, c'était la route la plus utilisée dans le monde. En 1989, elle court le long d'immenses autoroutes, et traverse les banlieues, fine bande de macadam qui traverse les vieux rêves du pays. Quand j'ai filmé pendant cinq mois le long de cette route, je n'ai pas eu l'impression de traverser le passé mais plutôt de révéler le présent. À l'ombre des échangeurs, les centres-villes de verre et d'acier se découpaient à l'horizon, comme des décors de studio. Nous étions dans le Présent, affrontant des temps difficiles". Route One USA, nous raconte cette route mythique...

  • Du mouvement hippie à la guerre du Vietnam, des communautés pacifistes à la violence des guerillas urbaines, Robert Kramer parcourt avec Ice et Milestones l'Amérique des années 1970. Il pulvérise avec trente ans d'avance les frontières de la fiction et du documentaire, les normes du montage, et restitue le versant méconnu d'une époque charnière.

    Milestones :
    Aux Etats-Unis du début des années 1970, après les mouvements de protestation contre la guerre du Vietnam et de la contre-culture, des hommes et des femmes cherchent à réinventer leurs vies.

    Ice :
    Alors que les Etats-Unis sont en guerre contre le Mexique, une guérilla se développe à New York.

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