• Charles et Lucie

    Nelly Kaplan

    Charles et Lucie, de modestes métiers et conditions, se croient héritiers d'une luxueuse demeure dans le Sud de la France. Un notaire escroc, un road-trip truffé d'aventures... Ce film imprévisible comme la vie est l'histoire d'un couple prêt à tout pour commencer une autre existence... et repartir de zéro.

  • La Fiancée du pirate

    Nelly Kaplan

    Au village de Tellier, la révolte gronde. Marie a décidé de venger sa mère récemment disparue. Semant le trouble parmi les villageois, distribuant ses faveurs et ses conversations pour parfois trois francs six sous, elle devient cette femme sensuelle et provocante dont l'érotisme va mettre en miettes hypocrisies et faux semblants...

  • La jeune Vénus de Palma, riche héritière, est victime d'un enlèvement avec rançon. Mais grâce à ses charmes et son espièglerie, elle renverse la situation à son avantage et déjoue les pièges approximatifs de ses geôliers amateurs. Absurde et trépidant, ce film est aussi débridé qu'un cartoon... Mais en vrai !

  • Plaisir d'amour

    Nelly Kaplan

    Destination les Orchidées Sauvages ! Contraint de s'exiler sur l'île d'Anatha, Guillaume devient l'objet d'adulation de trois belles femmes, qu'il séduira les unes après les autres. Il devient alors le Don Juan de l'île, dans ce jeu de séduction... et de dupe.

  • « J'ai eu la chance de fréquenter Picasso et Masson, tous deux des créateurs magnifiquement libres, je dirais même sauvages, habités par un érotisme qui les propulse et les consume. Leur notoriété diffère. Le génie de Picasso a une résonnance universelle. Celui de Masson, sans doute moins incandescent, est quelque peu occulté, même si son oeuvre dégage également une extraordinaire fureur tellurique. Je pense qu'elle refera surface, comme ces volcans que l'on croit endormis et qui, un beau matin, manifestent leur présence. » Nelly KAPLAN « Un même regard à travers trois quarts de siècle de création ininterrompue, comment l'inventorier ? » Telle est la question posée par Nelly Kaplan, écrivain et figure incontournable du cinéma français (La Fiancée du pirate, Charles et Lucie...) à propos de l'oeuvre de Picasso. Et d'y répondre par un magnifique moyen-métrage (Lion d'argent du Festival de Venise en 1967) dont le style à la fois fluide, à travers l'usage du travelling et du zoom, et vigoureux, par le truchement des effets d'éclairages et du montage, épouse au plus intime les contours expressifs et les audaces formelles toujours renouvelées du grand maître espagnol. Ce premier film aujourd'hui remis à la disposition du public par les éditions Frémeaux & Associés est accompagné d'un second court-métrage : A la source, la Femme Aimée. La réalisatrice y pose un regard complice sur les dessins érotiques d'André Masson, sur les lignes des corps transis par les « vertiges d'Eros » dont l'expressivité n'exclue pas l'humour. La réédition de ces oeuvres cinématographiques est donc l'occasion d'une vue rafraîchie sur les travaux de deux des plus grandes figures du désir en peinture qui, comme l'écrivait Arthur Rimbaud cité en épigraphe par Nelly Kaplan, ont su « reproduire des sentiments grâce à des lignes, des couleurs et des schémas [...] simplifiés ou domptés. Une véritable magie. »

  • À Genève, Axel, libraire et éditeur, surprend une jeune adolescente, Sibylle, entrain de voler. Cette dernière se déclare écrivain et lui promet de lui écrire un livre. Elle rédige un roman érotique qui publié de manière anonyme devient un best-seller. Sibylle finit par tomber amoureuse du libraire, mais ce dernier s'intéresse à sa soeur...

  • Gustave Moreau (21'37) : Lorsqu'en 1961, Nelly Kaplan investit le fonds du Musée Gustave Moreau à dessein de réaliser son court-métrage sur le maître du symbolisme, l'oeuvre de ce dernier est depuis longtemps négligé. En convoquant Baudelaire, Lautréamont, Huysmans, Moreau lui-même, ainsi que Breton au coeur de son commentaire, et en plaçant sa caméra au plus près du motif afin d'en révéler les alchimies de couleurs et de lumière, la réalisatrice mime au plus juste ce que le grand peintre s'était assigné pour fin : « L'évocation de la pensée par la ligne, l'arabesque et les moyens plastiques ». Rodolphe Bresdin (17'20) : « Faute de talent, il avait du génie », soulignait malicieusement Baudelaire à propos de Rodolphe Bresdin. Injustement méconnu depuis le XIXe siècle, le graveur séduisit Huysmans, Breton et enfin, Nelly Kaplan. Celle-ci nous convie à parcourir une oeuvre, dont les accès romantiques nous propulsent en « une fuite éperdue » vers des paysages fantastiques, peuplés « d'êtres qui semblent planer entre deux mondes ». (Victor Hugo) Dessins et merveilles (11'27) : « S'il n'était pas poète [...], il serait un peintre de premier ordre », clamait Gautier à propos de Victor Hugo. Nelly Kaplan dévoile l'oeuvre buissonnière du grand homme - ses encres, ses fusains, ses sépias - et choisit de mettre en exergue deux de ses développements : les cycles architecturaux et océaniques. La nouvelle Orangerie (8'07) : La réalisatrice de La Fiancée du pirate et du Regard Picasso (Lion d'argent au Festival de Venise 1967 et édité chez Frémeaux & Associés) nous guide au sein de la célèbre collection Walter- Guillaume, rassemblée en 1966 au Musée de l'Orangerie et constituée d'oeuvres de Cézanne, Renoir, le Douanier Rousseau, Matisse, Derain, Picasso, Soutine... Un témoignage haut en couleur de cinquante ans de création artistique à Paris, de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.

  • Nelly Kaplan à la caméra ou au scénario, 5 films pour la redécouvrir...

  • Contient :

    - Charles et Lucie (1979) :
    Elle a été chanteuse, dans le temps, Lucie. Aujourd'hui, elle fait des ménages chez des clients libidineux pendant que Charles, son mari, qui se trouve toujours cinquante maladies pour ne rien faire, se contente d'essayer de vendre à Léon, son ami, les hardes de scène, les portraits de famille, les souvenirs de son épouse...

    - Papa les petits bateaux (1971) :
    Vénus de Palma, surnommée Cookie, se livre à des excentricités qui font le bonheur de la presse. Pour la punir d'avoir perturbé l'ordre public sur les Champs-Elysées, son père, un richissime armateur, prie le commissaire de garder sa turbulente jeune fille en prison...

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