• Récréations

    Simon Claire

    • Doriane
    • 5 Août 2003

    Il existe une sorte de pays, très petit, si petit qu'il ressemble un peu à une scène de théâtre. Ses habitants sont petits de taille. S'ils vivent selon des lois, en tout cas ils n'arrêtent pas de les remettre en cause, et de se battre violemment à ce propos. Ce pays s'appelle la Cour, et son peuple les Enfants. Lorsque les Enfants vont dans la Cour, on appelle ça Récréations.

  • Contient :

    - Méditerranée (1963) :
    "C'est l'époque où commence le Nouveau Roman. J'y ai plongé et ça a donné Méditerranée. Je me suis dit comme ça, une nuit : tiens, je vais faire le tour de la Méditerranée. C'était pour boucler la boucle. C'est à dire, il y a trente-cinq mille kilomètres et on les fait...". Des temples grecs en ruine, des pyramides d'Egypte, un palais Sicilien, une orange dans un verger, une femme qui boutonne sa tunique, une jeune fille endormie avant une opération : quinze pays, trente cinq mille kilomètres, un film mythique aux origines de notre civilisation et du cinéma.

    - Bassae (1964) :
    Un temple au coeur du Péloponnèse, d'où le temps nous questionne... "Bassae est le plus beau lieu clos du monde. Quand je suis revenu de mon voyage en Méditerranée, c'est l'endroit qui m'a le plus obsédé. Il fut construit par l'architecte du Parthénon. Je crois que c'est sa dernière oeuvre. Ce qui est particulier c'est sa situation géographique. Est en pleine montagne, loin de la mer, caché dans une cuvette. Il est orienté de façon presqu'opposée aux autres temples et monuments grecs et ne semble dédié à aucune divinité. J'y suis allé souvent, je voulais faire un film sur cet objet ayant perdu toute signification, mais possédant un potentiel mystérieux fantastique..."

  • La Sociale

    Gilles Perret

    Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d'application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Enfin le rêve séculaire des peuples à vouloir vivre sans l'angoisse du lendemain voyait le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd'hui ? 70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de "la sécu".

  • L'Acrobate

    Jean-Daniel Pollet

    Petit, timide et maladroit, Léon est employé dans un établissement de bains-douches. Il n'a aucun succès avec les femmes. Son seul amour est Fumée, une prostituée dont il voudrait devenir l'unique client. Pour la séduire, il décide de prendre exemple sur son ami Ramon le Gominé, grand séducteur et danseur de tango. Il s'inscrit à un cours de tango et se révèle bientôt très doué. Progressivement, il perd ses complexes et prend de l'assurance jusqu'à oser passer des concours de danse. Fumée devient sa partenaire attitrée et ils remportent ensemble de nombreux prix..

  • Punishment Park

    Peter Watkins

    Il y a plus d'un quart de siècle, ce fut un choc. Utilisant avec une virtuosité stupéfiante toutes les techniques du reportage télévisé, Peter Watkins filme la course dans le désert imposée aux marginaux ou révolutionnaires, réels ou supposés, arrêtés après que le Président américain eut décrété l'état d'urgence.

  • Dans la Chine du Moyen Âge, le vieux peintre Wang-Fô erre de village en village avec pour seul compagnon son disciple, Ling. Un jour, la milice les arrête et les emmène auprès de l'Empereur, qui annonce à Wang-Fô qu'il aura les yeux brûlés et les mains coupées : dans son enfance, seul au palais, l'Empereur vivait parmi les tableaux de Wang-Fô , devenu adulte, il découvre le monde réel qui lui paraît laid et méprisable comparé aux images qu'en peignait Wang-Fô. L'Empereur reproche au peintre de lui avoir inspiré le dégoût de son propre royaume, et le désir d'un royaume d'images sur lequel il ne pourra jamais régner. Toutefois, il exige que Wang-Fô termine avant d'être châtié, une peinture commencée dans sa jeunesse. Soudain, l'eau du lac représenté sur la peinture envahit la salle d'audience et le vieil homme se retrouve à voguer sur les flots de ses songes, accompagné de son disciple...

  • Ce coffret propose de donner un aperçu de Jean Rouch à partir de trois films inédits et d'images prélevées dans son œuvre filmique, de quelques photogrammes scannés à partir de cette pellicule 16 mm que Jean Rouch affectionnait : trente-six images à peine, pour une oeuvre filmique imposante et polymorphe aux quelques cent quatre-vingt titres, entre films achevés et, pour près de la moitié, inachevés.

  • Un jeune Pakistanais et un loubard repenti ouvrent une laverie automatique dans le Londres des faubourgs. Anciens ennemis à l'école, ils deviennent amants et doivent affronter l'homophobie et le racisme. Un tableau haut en couleur, drôle et émouvant de l'Angleterre urbaine sous l'ère Thatcher.

  • Simone Barbès est ouvreuse dans un cinéma porno. Un soir, après son travail, elle se rend dans une boîte de nuit lesbienne. Puis elle rencontre un homme seul et désespéré...

  • "On est arrivés. On est à la fois sur la voie et à la maison. On ne sait plus très bien si l'on est chez soi ou chez l'autre, si l'on accueille l'étranger ou si c'est lui qui nous accueille. L'important est simplement de vivre ensemble le familier et l'étranger, le chez-soi et l'ailleurs. On vagabonde et on habite, voyageur et sédentaire. Au pli de l'errance et de l'habiter, on veille sur la bienveillance qui les accorde" - Cyril Neyrat

  • Les grands médias français ont boudé le dernier séjour en France du président équatorien Rafael Correa. En novembre 2013, aucune radio ni chaîne de télévision hexagonale n'a évoqué son étonnant bilan social et économique. Depuis son arrivée au pouvoir, en 2007 le gouvernement Correa n'obéit plus au FMI, ce qui a permis à l'Equateur de se sortir par le haut du pétrin dans lequel il s'enfonçait : pas de coupes dans les dépenses publiques mais des programmes de redistribution qui ont fait chuter le taux de pauvreté et les inégalités sociales , pas de dépouillement des droits sociaux par un patronat tout-puissant mais des investissements publics dans l'éducation publique gratuite, dans la santé, dans le logement...

    L'alternative qui se joue en Equateur est-elle un simple mirage ou un modèle susceptible d'allumer quelques flammèches à notre horizon ? Pierre Carles et son équipe démarrent leur enquête sur "le socialisme du XXI° siècle" promu par Rafael Correa avec ce premier volet consacré au traitement médiatique de cette politique non orthodoxe.

  • Le 1er juin 1907 à 17 heures, Adelaïde et Jonathan Akenbury entreprennent un voyage de noces qui les voit quitter New York à bord d'un canot baptisé "Love and Courage" pour... une traversée de l'Atlantique à la rame. Ce que Gérard d'Aboville réussira - bien plus tard ! - en soixante-treize jours, Adelaïde et Jonathan mettent, eux, cinquante ans à l'accomplir. C'est la magnifique trame d'un film animé intitulé La Traversée de l'Atlantique à la rame, Palme d'Or du court métrage au Festival de Cannes (et César du meilleur film d'animation) en 1979, l'une des huit courtes merveilles réalisées en une quinzaine d'années par le cinéaste et écrivain Jean-François Laguionie avant de "passer au long métrage" avec le mythique Gwen et le livre des sables (1984).

    Présentant ces huit films, depuis l'initial La Demoiselle et le Violoncelliste (Grand Prix au Festival d'Annecy en 1964) jusqu'à cette onirique Traversée., en passant par le seul film en prises de vues réelles de l'auteur, Plage privée, ou le remarquable Une bombe par hasard, ce coffret permet la découverte d'une ouvre majeure et d'un univers infiniment personnel.

  • Contient :

    - L'Ordre (1974) :
    De 1904 à 1957, sur l'île de Spinalonga, le gouvernement grec a parqué les lépreux – pour éviter la contagion, disait-il. Là, rien à faire, rien d'autre que d'attendre. Alors, ils forment une société à part, avec ses propres règles, combattent l'injustice, l'arbitraire. Parmi eux, Remoundakis. Avec une force et une intelligence peu communes, il raconte, il dénonce.

    - Pour mémoire (La forge) (1978) :
    Une forge dans le Perche. Elle s'apprête à fermer. Pollet s'attache à ces gestes bientôt perdus, à ces hommes qui les répètent avec précision, amour, et désespoir. Poème sur la maîtrise du feu, la fin d'un monde (ouvrier) et la perte d'un savoir, Pour mémoire est aussi une réflexion sur le travail et son sens.

  • Engagée chez Gaumont en 1986, Alice Guy devient en 1902 la première femme réalisatrice de l'Histoire. Elle y supervise la production pendant 5 ans, puis quitte la France pour monter son propre studio à Fort Lee, au USA : la Solax. Devenue la première femme productrice, elle y réalisera 93 films engagés, féministes, magnifiques, qui brûleront dans un tragique incendie le 20 décembre 1919. Les 9 films de ce DVD, tous réalisés par Alice Guy aux États-Unis et restaurés autant que possible avec le concours de la Library of Congress (Washington), font partie des rares rescapés de cette terrible tragédie...

  • En 1970, à la suite d'une action retentissante sous l'Arc de Triomphe à Paris, la sociologue Christine Delphy fonde, avec d'autres femmes, le légendaire MLF. Je ne suis pas féministe, mais. lui consacre un portrait et revient sur les acquis du féminisme et ses enjeux actuels.
    L'Abécédaire de Christine Delphy, un long entretien avec Sylvie Tissot, de A comme Amitié à Z comme Zizi en passant par XY comme Différence des sexes explore les concepts clefs de la théorie féministe (Genre, Travail domestique.) tout en revenant sur les épisodes de la vie de Christine et les événements historiques auxquels elle a participé.

  • À partir du poème de Franck Venaille, La Descente de l'Escaut, le film de Martin Verdet met en scène le poète lui-même, dans un espace clos, où voix, bruitages et artifices visuels assurent, entre littérature et cinéma, des points de passage tout aussi inventifs que réjouissants.

  • La jeune Gwen, adoptée par une tribu de nomades, vit dans un monde post-apocalyptique envahi par le sable, où une entité inconnue déverse des flots d'objets, reproductions gigantesques de produits banals de notre monde (valises, téléphones, horloges...). Quand le garçon avec lequel elle s'est liée d'amitié est enlevé par l'entité, Gwen part à sa recherche...

  • En 1961, Jean-Marie Drot réalise pour l'ORTF une vaste fresque sur la vie artistique de la première moitié du XXème siècle dans le quartier Montparnasse. Une série d'émissions au générique époustouflant.

    Comme dans le premier coffret des "Heures chaudes de Montparnasse", plus de 150 écrivains, poètes, artistes, comédiens, compositeurs, photographes aujourd'hui disparus racontent leur vie dans les environs de la rue Vavin : vie nocturne, bagarres épiques, fraternité dans la misère, coup de tonnerre du cubisme, arrivée de la Première Guerre Mondiale, des années 1920... pour s'achever à la disparition de Giacometti en 1963. Alors qu'il la vit diffusée à 20h30 au début des années 1960, Jean-Marie Drot reprendra sa série en 1980 pour en faire une nouvelle version enrichie de séquences en couleur. Un document unique sur la naissance de l'art au début du siècle dernier.

  • Buster Keaton se met au sport pour séduire la fille qu'il convoite...

  • Cadet d'eau douce

    Charles Reisner

    Le jeune Canfield aime la fille du banquier King, mais celui-ci est en concurrence avec le père de Canfield pour la circulation par steamer sur le Mississippi. Survient une tornade où Canfield sauve la vie de tout le monde. Réconciliation générale, et mariage...

  • En 1960-61, avant que l'ancien quartier du Montparnasse ne disparaisse, Jean-Marie Drot prend sa caméra et part recueillir les témoignages des derniers "monstres sacrés" de la grande époque des heures chaudes de Montparnasse. Apparaissent tour à tour, ressuscités par la magie de l’audiovisuel, les artistes qui fondèrent l'art occidental du XXème siècle.

    Parmi ces illustres cubistes, dadaïstes et surréalistes, on écoute et on admire Man Ray, Giacometti, Delaunay, Cocteau, Brassaï, Poulenc, Foujita, Duchamp, Masson, Cendrars, Miro, Triolet, Aragon, Kessel, Barrault, Prévert... pour ne citer que quelques uns des cent cinquante artistes présents.

    Un document unique et inédit qui fera l'objet d'un nouveau montage dans les années 1980 pour présenter les œuvres en couleur. Une fresque inoubliable où l'on découvre avec bonheur tableaux, photographies et documents d'époque. Où l'on écoute, dans les coulisses de la création, des histoires émouvantes et cocasses racontant la vie d'une république chaleureuse et fraternelle d'artistes certes misérables, mais unis par l'amitié et l'amour de l'art.

  • Le Libre penseur

    Peter Watkins

    Avec la Suède des années 1870 pour toile de fond, "Le libre penseur" explore la vie, l'oeuvre et l'époque du célèbre homme de théâtre suédois, August Strindberg, auteur de "Mademoiselle Julie" et "La Danse de mort". Ce dramaturge contestataire, aux prises avec la société bourgeoise du XIXè siècle, y décrit comme un rebelle, un iconoclaste idéaliste qui critiquait ouvertement l'hypocrisie sociale de son temps. A travers les scènes de tumulte conjugal entre August Strindberg et sa première épouse Siri von Essen, le film nous fait aussi découvrir la lutte des femmes pour leur émancipation sociale et politique.

  • Esther Hoffenberg nous invite à découvrir Violette Leduc, écrivaine intense et passionnée, soutenue toute sa vie par Simone de Beauvoir, et dont les textes sur le plaisir féminin marquent une date dans l'histoire de la littérature. Elle revient sur les lieux où elle a vécu et travaillé, à Paris et à Faucon, et y convie des lectrices et lecteurs passionnés, dont plusieurs amis proches. Catherine Viollet, Cécile Vargaftig, Carlo Jansiti, Anaïs, Alison, Daniel, Serge et enfin Claude Lanzmann dessinent le portrait de cette femme en avance sur son temps, qui ne craignait pas le scandale en évoquant sa bâtardise, son avortement ou ses amours homosexuelles, et que la censure n'a jamais réussi à faire taire.

  • Codine

    Henri Colpi

    1900, dans une région portuaire insalubre du Danube. L'enfance misérable du jeune Adrien Zograffi est bouleversée par sa nouvelle amitié pour Codine, un géant révolté, ancien détenu, assoiffé d'amour, dont il sera le témoin des luttes jusque dans les circonstances les plus dramatiques.

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