Interforum

  • Le crépuscule du monde

    Werner Herzog

    • Seguier
    • 7 Avril 2022

    « Soudain, trouant le silence, une voix me demanda : «Si vous ne souhaitez pas voir l'empereur, qui d'autre pourriez-vous avoir envie de rencontrer au Japon ?» » À cette question, Werner Herzog répondit sans hésiter : « Onoda. » Le nom, à lui seul, a l'apparence d'une énigme. En 1945, lorsque le Japon capitule, Hiroo Onoda est un soldat de l'armée impériale à qui l'on a confié la défense d'une petite île des Philippines. Ignorant la défaite de son pays, retranché dans la jungle, il continuera pendant près de trente ans une guerre imaginaire où les véritables ennemis sont moins les troupes américaines qu'une nature hostile... et ses propres démons. Werner Herzog, qui a consacré ses plus grands films à la folie des hommes, imagine les scènes de ce combat épique et absurde, mené à la frontière indécise du rêve et de la réalité. Jusqu'à un face-à-face vertigineux avec Onoda, qu'il a personnellement connu. À la fois roman d'aventure, docufiction et poème halluciné, Le Crépuscule du monde est une méditation sur le sens que nous donnons à nos vies.

  • I am not your negro

    ,

    • Robert laffont
    • 5 Octobre 2017

    « Ce que les Blancs ont à faire, c'est d'essayer de comprendre au fond d'eux-mêmes pourquoi ils ont trouvé nécessaire d'inventer le "nègre". Parce que je ne suis pas un nègre, je suis un homme. Mais si vous pensez que je suis un nègre, c'est que vous en avez besoin. » Dans ses dernières années, le grand écrivain noir américain James Baldwin (1924-1987) avait commencé l'écriture d'un livre sur trois de ses amis assassinés respectivement en 1963, 1965 et 1968, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King. Raoul Peck a repris ce manuscrit inédit en le juxtaposant avec des lettres, des interviews et des discours de Baldwin. Ce voyage kaléidoscopique dans la vie et la pensée de James Baldwin révèle sa vision tragique, profonde et subtile de l'histoire des Noirs aux États-Unis. Raoul Peck en a fait un documentaire multiprimé, qui a été vu par 800 000 spectateurs américains, a été sélectionné aux Oscars et a donné naissance à un mouvement, #knowyourBaldwin, qui exige l'inclusion de l'oeuvre de l'écrivain dans le cursus scolaire.
    Aujourd'hui, ce film devient un livre illustré d'une quarantaine de photogrammes. En ces temps qui ont porté au pouvoir Donald Trump, les mots de Baldwin résonnent encore plus fort. I Am Not Your Negro y trouve une nouvelle urgence, qui ne concerne pas seulement les États-Unis... Le texte est précédé d'une introduction de Raoul Peck sur l'actualité de Baldwin en France aujourd'hui.

  • La femme qui en savait trop

    Marie Benedict

    • 10/18
    • 7 Octobre 2021

    En 1933, à 19 ans, Hedy Kiesler, séduisante actrice viennoise d'origine juive, épouse Friedrich Mandl, un riche marchand d'armes proche de Mussolini. Conscients de la menace qui vient d'Allemagne, ses parents cherchent, par ce mariage, à la protéger, quitte à accepter pour cela une conversion au catholicisme. Malheureusement, Mandl s'avère être un homme possessif et opportuniste. D'abord opposé à l'Anschluss, il finit par retourner sa veste et obtient les faveurs de Hitler. Horrifiée, Hedy décide de s'enfuir.
    Installée aux États-Unis, elle rencontre le directeur de la MGM et devient sous ses mains Hedy Lamarr, superstar hollywoodienne. Malgré le faste et les mondanités, elle ne peut cependant oublier l'Europe et décide de contribuer à sa façon à l'effort de guerre. Grâce à son intelligence et avec l'aide d'un musicien, elle conçoit un système de codage des transmissions révolutionnaire - technologie qui sera à l'origine, entre autres, du Wifi et de nos téléphones portables. Mais comment accorder le moindre crédit scientifique à la plus belle femme du monde, d'origine autrichienne de surcroît ?
    Dans ce récit à la première personne, Marie Benedict redonne vie à une femme hors du commun, dont le plus grand rôle fut oublié, voire ignoré, durant des décennies...

  • Ma vie balagan

    Marceline Loridan-Ivens

    • Robert laffont
    • 25 Novembre 2021

    Le matin de ses soixante-dix-huit ans, Marceline Loridan-Ivens, née Rozenberg, calcule que 7 et 8 font 15 : quinze ans, son âge lors de sa déportation au camp d'Auschwitz-Birkenau. Elle contemple les objets de sa maison, qui réveillent en elle des fragments de sa vie, faite de désordres, de révoltes, de provocations et d'engagements sur les marges du monde...
    En 1945, rescapée des camps de la mort, Marceline se lance dans la vie comme si elle n'avait plus rien à perdre. Elle hante les nuits bleues des caves de Saint-Germain-des-Prés, s'engage en politique, porte des valises pour le FLN, lutte pour l'avortement - elle est de tous les combats - et rencontre le cinéaste Joris Ivens avec qui elle partagera une grande histoire d'amour et de cinéma.
    Simone Veil, son amie, se rappelait que même à Auschwitz, Marceline racontait des histoires drôles. Une façon pour elle de survivre. Ainsi se reconstruit à la première personne, sur une mémoire fuyante et une force de vie contagieuse, la légende intime de Marceline Loridan-Ivens, que le feu des nazis n'a pas pu anéantir.

  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    • Cherche midi
    • 8 Octobre 2020

    Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.
    Tout ce qui est entre les deux ne m'inte´resse pas.
    Tout ce qui est entre les deux est corrompu.
    Seuls l'innocent et le monstre sont libres.
    Ils sont ailleurs.

  • Sylvie Durastanti a été la compagne du cinéaste Jean Eustache, pendant les dernières années de sa vie.

    Pour le réalisateur de La Maman et la Putain, elle a écrit trois scénarios : Offre d'emploi, Un moment d'absence et Nous Deux roman-photo. Jean Eustache a réalisé le premier. Il préparait le tournage des deux autres, avant sa mort en 1981.

    Durant quatre décennies, Sylvie Durastanti a gardé ces deux derniers textes par-devers elle. Plus que des scénarios, Un moment d'absence et Nous Deux roman-photo nous apparaissent aujourd'hui avec la force d'oeuvres littéraires à part entière, impressionnantes de dépouillement et de crudité.

    Une troisième partie complète cet ensemble : Pourquoi j'ai écrit certains de mes textes, qui expose, sans pudeur inutile, les circonstances particulières du travail de Sylvie Durastanti pour Jean Eustache.

  • Je commence à comprendre

    Michelangelo Antonioni

    • Arlea
    • 7 Avril 2022

    Le matin, quand je me lève tôt, dehors il y a peu de lumière et souvent un nuage de brume recouvre le fleuve. Il arrive que je l'interroge et qu'il me réponde. N'est-il pas possible qu'un nuage en sache sur le monde beaucoup plus que je n'en sais ?

  • Mes premiers airs de comédies musicales

    Collectif

    • Grund
    • 24 Octobre 2019

    Avec ses puces sonores musicales, ce recueil est unique. Sur chaque page, l'enfant recherche dans l'illustration le petit bouton qui déclenchera la musique.

    Ce sont les intemporels de comédies musicales américaines que l'on retrouve au fil des pages : « Singin'in in the rain » ; Le Magicien d'Oz ; « An American in Paris » ; « West Side Story » ; « Mary Poppins » mais aussi « My Fair Lady ». Une sélection des plus belles comédies illustrées avec humour par Kiko.

  • L'exorciste

    William Peter Blatty

    • Robert laffont
    • 21 Octobre 2021

    C'est en s'inspirant d'un fait divers survenu dans le Maryland en 1949 que William Peter Blatty s'est lancé dans l'écriture de ce qui allait être l'un des plus grands succès de librairie de la seconde moitié du XXe siècle : depuis sa parution en 1971, L'Exorciste s'est vendu à plus de treize millions d'exemplaires dans les seuls États- Unis et a été traduit dans le monde entier. Succès encore amplifié par son adaptation au cinéma par William Friedkin deux ans plus tard et qui deviendra l'un des plus célèbres films d'horreur.
    De quoi s'agissait-il ? Du comportement très étrange d'une gamine de douze ans, Regan, fille d'une actrice célèbre. Des bruits mystérieux, des meubles qui se déplacent dans la nuit... Autant de phénomènes de plus en plus effrayants devant lesquels les médecins restent impuissants. Lorsque la situation empire (on retrouve sous la fenêtre de la jeune fille le cadavre du meilleur ami de sa mère), il ne reste plus qu'à tenter l'exorcisme. À partir de cette trame, William Peter Blatty a bâti dans un style unique l'un des récits d'épouvante les plus célèbres de la littérature. On en jugera en le lisant portes et fenêtres hermétiquement closes !

  • Quentin Tarantino

    ,

    • Le layeur
    • 2 Décembre 2021

    Génie inégalable pour les uns, plagiaire sans vergogne pour les autres, après neuf films, tous entre amour, humour et violence, mais toujours avec du vrai cinéma dedans, Quentin Tarantino a créé l'évènement à nouveau à l'été 2019 avec Once Upon a Time in... Hollywood, son film le plus personnel, faussement cool, crépusculaire, impressionnant de maîtrise, et servi par le duo prestigieux Leonardo DiCaprio et Brad Pitt.
    En 150 pages richement illustrées, cette véritable bible décortique tous les films et tous les tournages du maestro, de Reservoir Dogs en 1992 à Once Upon a Time, en passant évidemment par les incontournables Django Unchained et Pulp Fiction, pour lequel le réalisateur a obtenu la Palme d'Or en 1994.
    Egalement au programme : une interview inédite du cinéaste, les meilleures répliques de ses films, un nombre incalculable d'anecdotes, ce que pensent de lui les critiques et certains « people » en bien ou en mal, et un déroulé en trois parties de sa jeunesse, de ses premières rencontres aux scénarios en or.

  • La classe américaine

    Michel Hazanavicius

    • Allary
    • 28 Mai 2020

    Oeuvre clandestine depuis sa sortie en 1993, La Classe américaine entre enfin dans la collection Les Grands Classiques.

    Découvrez les dialogues complets du film culte de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, accompagnés d'un appareil critique et enrichis d'illustrations originales d'un des auteurs.
    Celui qui est vivant. L'autre dessinait mieux, mais il est mort. Monde de merde.

    "Pour moi, c'est parfait de A à Z. Il y a trop de vannes que j'aurais voulu écrire." Alain Chabat.
    "Le train de tes injures roule sur les rails de notre indifférence." M. Hazanavicius & D. Mézerette.
    Le film La Classe américaine a été diffusé le 31 décembre 1993 sur Canal+ et n'a jamais été exploité en salle.
    Une version intégrale en haute définition est visible gratuitement sur YouTube

  • L'orange mécanique

    Anthony Burgess

    • Robert laffont
    • 23 Février 2017

    Dans un monde dystopique furieusement proche du nôtre, le jeune Alex s'ingénie à commettre le mal sans le moindre remords : en compagnie de ses drougs, il se livre à la bastonnade, au viol et à la torture au son de musique classique. Bientôt incarcéré, il subit un traitement chimique qui le rend allergique à toute forme de violence. À sa sortie, devenu doux comme un agneau, il endure les avanies que lui infligent les anciens membres de sa horde dont certains sont passés du côté du service d'ordre, avant d'être recueilli par une de ses victimes... Tout le génie de Burgess éclate dans ce livre sans équivalent, entre roman d'anticipation et conte philosophique, qui s'interroge sur la violence, le mal et la question du libre arbitre. Burgess, qui fut linguiste et compositeur avant de devenir romancier, réussit en outre le prodige d'inventer une langue, le nadsat, dans laquelle son héros et narrateur Alex raconte sa propre histoire.
    À l'occasion des cent ans de la naissance d'Anthony Burgess, son roman culte, L'Orange mécanique, s'enrichit aujourd'hui d'une postface inédite de l'auteur sur l'adaptation de Stanley Kubrick, ainsi que de fac-similés de son tapuscrit illustré par ses propres dessins, permettant de donner un éclairage nouveau à ce classique de la littérature anglaise.

  • Des premiers musicals des années 30 (Jazz singer...) aux classiques absolus des années 40 et 50 (Ziegfeld Folies, Brigadoon, Singing in the rain, Le magicien d'Oz...) aux films cultes des années soixante (West Side Story, La mélodie du bonheur, My fair lady), jusqu'à ses résurgences contemporaines (Chicago, Mamma Mia, La la Land) Patrick Brion retrace l'histoire complète du genre hollywoodien par excellence... sans oublier ses émules européens en Angleterre (Michael Powell, Ken Russel...), en France (Jacques Demy...) ou même au Danemark ( Lars Von Trier).

  • Marie Trintignant

    Françoise Piazza

    • Archipel
    • 6 Janvier 2022

    Parcours d'une actrice incandescente.

    De l'actrice Marie Trintignant, on retient surtout la fin tragique à Vilnius, à 41 ans seulement, sous les coups de son compagnon, le chanteur Bertrand Cantat, le 1er août 2003. Mais c'est oublier les facettes de son parcours artistique et de son chemin de vie.
    Passionnante existence que celle de Marie Trintignant, enfant de la balle, fille de Jean-Louis Trintignant, l'un des comédiens les plus brillants de sa génération, et de la réalisatrice Nadine Trintignant, dont la caméra filmera Marie, de l'aube de sa vie jusqu'à sa mort prématurée.
    Marie Trintignant, c'est l'inoubliable Mona de Série noire, d'Alain Corneau. Elle fut l'égérie de metteurs en scène tels Claude Chabrol, Michel Deville ou Pierre Salvadori, pour lesquels elle incarna des femmes écorchées vives, grandes amoureuses, atypiques, nostalgiques, délirantes ou névrosées.
    Elle fut aussi une amoureuse (elle eut quatre fils de quatre pères différents), une actrice engagée et une inconditionnelle de la poésie - passion qu'elle partageait avec son père.

  • Belmondo

    Guillaume Evin

    • Hugo image
    • 14 Octobre 2021

    Un livre illustré pour retracer le parcours d'un acteur populaire, Jean-Paul Belmondo.
    Une filmographie émaillée d'oeuvres à la fois mythiques (À bout de souffle, Léon Morin prêtre, Pierrot le fou) et grand public (L'Homme de Rio, Un singe en hiver, Le Magnifique, L'As des as, Peur sur la ville...), de portraits de famille (Jean Gabin, Charles Gérard, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort...), de thématiques fortes (« Un sportif accompli », « Une jeunesse sur les planches »...) et de jeux.

  • "C'est compliqué de programmer des réalisatrices... Des films de femmes, il y en a peu. Nous choisissons les oeuvres de talent." Halte à cette litanie que l'on entend encore beaucoup trop souvent de la part des programmateurs ! Des films de femmes il y en a, des très bons films aussi et bien plus que cent !
    La date de naissance officielle du cinéma est le 28 décembre 1895. Dès mars 1896, une femme, secrétaire de Léon Gaumont, imaginait son futur en tournant la toute première fiction de l'histoire : La Fée aux choux. Mais comme Alice Guy était très inspirée et très douée, elle a également inventé des effets spéciaux, le ralenti, l'accéléré, les surimpressions, la superproduction et même le gros plan. Quasiment toute la grammaire du cinéma actuel. Elle fut la première cinéaste à tourner des films sonores, des opéras, elle savait faire rire ou pleurer, filmer la guerre ou la vie du Christ, et même fonder et diriger un studio de production américain. Elle reste méconnue, son oeuvre est pourtant extraordinaire.
    A voir comment a été traitée la pionnière la plus prolixe et à la carrière la plus longue (elle tourne jusqu'en 1920), il n'est pas étonnant que toutes celles qui ont suivi ne jouissent pas de la même notoriété que les confrères masculins.
    Il est donc temps de réhabiliter leur place !

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, un tel guide qui recense les meilleurs films réalisés par des femmes depuis les débuts du cinéma n'existe pas encore. Arte éditions et Gründ ont la volonté de publier ce guide précieux pour rendre visibles toutes les femmes de cinéma à tous les cinéphiles.

  • Ozu et nous

    ,

    • Arlea
    • 7 Octobre 2021

    À l'origine de ce livre, une même fascination pour une oeuvre singulière : les films de Yasujiro Ozu, l'un des tout premiers cinéastes japonais et l'un des grands cinéastes du XXe siècle. Et une complicité et une amitié entre Nathalie Azoulai et Serge Toubiana qui se sont affranchis de la solitude de ces derniers mois en partageant, entre eux tout d'abord et avec nous désormais, leurs sentiments sur des films qui, malgré une tranquillité apparente et mélancolique, pénètrent au plus profond de notre âme.
    L'un et l'autre évoquent d'autres cinéastes, d'autres films qui résonnent avec ce « monde d'Ozu », un Japon fascinant qui va de 1930 au début des années 1960, comme avec les grands mouvements et déchirements de nos vies intérieures.

  • C'etait Kubrick

    Michael Herr

    • Seguier
    • 8 Avril 2021

    Le réalisateur culte, le reclus le plus célèbre et secret du 7e art, l'autodidacte de génie : rarement réalisateur se sera autant dérobé derrière sa légende que Stanley Kubrick. Manquait donc un portrait à hauteur d'homme, réalisé par l'un des rares privilégiés ayant appartenu au cercle très fermé des proches de l'artiste : Michael Herr, qui fut son ami, confident et collaborateur pendant près de vingt ans, était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'acquitter de cette tâche délicate.
    Revenant sur près de cinquante ans de carrière, de polémiques et de malentendus - jusqu'à la controverse qui entoura l'ultime chef-d'oeuvre de Kubrick, Eyes Wide Shut -, mêlant souvenirs, anecdotes et analyses, Herr livre une biographie sensible du cinéaste tel qu'il l'a côtoyé. Reporter, écrivain et scénariste américain, Michael Herr (1940-2016) est l'auteur du best-seller Dispatches (1977), récit halluciné de son expérience de correspondant de guerre au Vietnam, qui fit de lui l'une des grandes figures du journalisme "gonzo" , à l'égal de Tom Wolfe, Hunter S.
    Thompson ou Truman Capote. Herr rencontra Stanley Kubrick en 1980 et cosigna avec lui le scénario de Full Metal Jacket. Il travailla aussi avec Francis F. Coppola, notamment sur Apocalypse Now, dont il écrivit la mythique narration en voix off.

  • Mémoires

    David Niven

    • Seguier
    • 21 Mai 2021

    S'il fallait décerner un prix d'élégance aux acteurs, alors David Niven recueillerait tous les suffrages. Rarement le complet rayé et le trait de moustache auront été si bien portés à Hollywood, et l'on ne s'étonnera pas que Ian Fleming pût l'imaginer dans le rôle de James Bond. Est-il annoncé au casting d'un film qu'on s'attend à le voir dîner en chemise à plastron, noeud papillon et slippers aux pieds ; avec lui, on pressent surtout les dialogues ironiques et toute la panoplie de l'humour "so british" - ce tranchant de l'intelligence.
    Mais avant la célébrité, Niven aura connu une véritable vie d'aventures. Renvoyé pour indiscipline de plusieurs écoles britanniques, insolent à l'armée, mis aux arrêts pour insubordination, il se gagne la sympathie du geôlier en partageant une bouteille de whisky puis s'échappe par la fenêtre. On le retrouve quelques mois plus tard aux Etats-Unis, versé dans le plagiat littéraire, le commerce de spiritueux, la danse professionnelle et même la course de poneys, avant que le destin se ressaisisse et le pousse vers les caméras des grands studios.
    Ainsi débute une carrière de près de cent films avec, très vite, des rôles principaux. Niven révèle surtout une disposition pour les comédies romantiques où sa souriante désinvolture fait merveille ; il rencontre ensuite le succès international, d'abord grâce à son rôle de Phileas Fogg dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Michael Anderson (1956), puis avec Les Canons de Navarone (1961) de John Lee Thompson et Les Cinquante-Cinq Jours de Pékin (1963) de Nicholas Ray.
    Parus et traduits en deux volumes dans les années 1970, introuvables en français depuis, ses souvenirs sont ici republiés pour la première fois. Tout refroidit vite, la gloire d'un acteur en particulier. Mais que l'on se rassure dans les librairies : peu de choses sont aussi vivantes qu'une page écrite par David Niven. "Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood". - The New York Times Book Review "Désopilant".
    - The Dailymail "Une lecture hilarante". - The Sunday Telegraph

  • Une infime distance

    Nicholas Nixon

    • Xavier barral
    • 18 Novembre 2021

    Nicholas Nixon (né en 1947 à Détroit) est un artiste américain connu pour ses portraits en noir et blanc et ses photographies documentaires de grand format. Il a notamment photographié la vie rurale du Sud des États-Unis, les écoliers de Boston, les hommes et les femmes ordinaires et simples, mais aussi ceux des maisons de retraite, les aveugles ou encore les malades du SIDA. Son travail le plus célèbre est celui qu'il a engagé en 1975 en photographiant sa femme et ses trois soeurs, à raison d'une image par an. Cette série, The Brown Sisters, montre à la fois l'endurance du photographe mais également l'effet du temps sur la famille, le domaine favoris de Nixon. Ce travail est entré dans toutes les plus grandes collections muséales du monde et notamment au MoMA de New York et à la Maison européenne de la photographie, à Paris. En 1975, année de la création des Brown Sisters, Nixon entame sa série Industrial Landscapes qui porte à la vue de tous ces paysages urbains altérés par l'homme. Fortement influencé par le travail d'Edward Weston et de Walker Evans, qui sont la raison pour laquelle il a commencé à utiliser des appareils photo grand format, Nixon conserve cette esthétique singulière d'une photographie de grande dimension qui le place comme l'un des grands photographes américains de notre époque.

  • Murnau des ténèbres

    Nicolas Chemla

    • Cherche midi
    • 19 Août 2021

    En 1929, Friedrich Murnau, l'un des plus grands cinéastes au monde, abandonne le confort d'Hollywood pour rallier, à bord d'un petit voilier, les Marquises d'abord puis Tahiti et Bora-Bora. C'est là qu'il réalise Tabou, « le plus beau film du plus grand auteur de films », selon Éric Rohmer.

    Mais ce chef-d'oeuvre incomparable est maudit. Son tournage sera marqué par les drames et les catastrophes. Et Murnau, comme basculant dans son propre film, mourra tragiquement une semaine avant la première du long-métrage.

    Murnau des ténèbres est le roman vrai de cette expédition fascinante. Dans un style à la beauté envoûtante, Nicolas Chemla conjugue le récit d'aventures, le conte fantastique et la méditation philosophique. À la frontière du rêve et de la réalité, de la vérité et de la fiction, il signe un texte à rebours de toutes les modes et renoue avec le souffle des grands écrivains-voyageurs comme Joseph Conrad, Herman Melville ou Pierre Loti.

    Rentrée littéraire 2021 ;

  • Le studio Ghibli

    ,

    • Grund
    • 14 Octobre 2021

    Depuis sa création, il y a plus de 35 ans, le studio Ghibli illumine le monde entier de ses petits bijoux d'animation. Traduits dans plus de 20 langues et diffusés dans plus de 150 pays, les films signés Ghibli sont non seulement la vitrine de l'animation japonaise mais sont aussi les gardiens de son authenticité. L'histoire de Ghibli s'est forgée progressivement à partir d'une rencontre entre deux génies de l'animation, celle entre Hayao Miyazaki et Isao Takahata.

    De Nausicaä à Aya et la Sorcière, en passant par Mon Voisin Totoro, Le Tombeau des Lucioles, Princesse Mononoke ou Le Château ambulant, ce guide entend présenter les 24 réalisations du célèbre studio en y décryptant, film par film, les thèmes profonds qui les traversent, le tout illustré par des scènes des films et par les affiches japonaises.
    A travers ses réalisations, le studio prouve qu'il est possible de faire des films d'animation de qualité pour le cinéma, avec une totale liberté artistique.

  • Sur la route de Clint Eastwood

    Marc Godin

    • Le layeur
    • 2 Décembre 2021

    En un film, Pour une Poignée de Dollars, réalisé par Sergio Leone en 1966, Clint eastwood a été propulsé superstar. Celui qui jusqu'ici, n'avait tenu que des petits rôles au cinéma mais néanmoins marqué l'histoire de la télévision avec la série Rawhide, est depuis, resté au sommet de son art.
    De sa jeunesse à son dernier film en date Le cas Richard Jewell, en passant par Sur la route de Madison et Impitoyable, ce livre retrace le parcours atypique et éclectique d'un personnage brillant, charismatique et magnétique, qui aura exercé son incroyable talent à la fois devant et derrière la caméra.

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