Rouge Profond

  • L'intérêt des « Elvis movies », 31 films entre 1956 et 1969, réside dans la cinégénie du chanteur : il capte la lumière, incarne quelque chose d'impalpable, une énergie particulière. L'Elvisploitation relie la fin d'un âge d'or, où trônaient les deux héros d'Elvis, Marlon Brando et James Dean, à l'apparition du Nouvel Hollywood dans lequel il n'aura plus sa place. Le King passe à l'écran du statut de rocker à celui de crooner, de la figure du rebelle sans cause mais plein de panache à celui d'une star de pacotille et rassurante. Loving You, Jailhouse Rock, King Creole à Wild in the Country, Easy Come Easy Go, en passant par Roustabout et Frankie & Johnny, la filmographie d'Elvis recèle son lot de curiosités et de hasards plus ou moins heureux, de dérapages drôles ou intrigants.

  • Ecrivain (une quinzaine d'ouvrages, dont Mercure Insolent chez Rouge Profond) et musicien (rocker guérillero), F.J. Ossang occupe une place singulière dans le cinéma contemporain. Derrière la caméra ou sur scène, il oeuvre à la subversion artistique qui a pour fonction d'« interpréter le monde le plus complètement possible ». Avec M.K.B. Fraction Provisoire, il a inventé un genre musical baptisé noise & roll, entre énergie punk et bruitisme industriel qu'on retrouve sur la bande sonore de ses films. Logiquement le poète guerrier s'attaque au cinéma, à la pellicule argentique et au noir&blanc dont il est un fervent adepte. Il a réalisé, entre autres, Le Trésor des Îles Chiennes, Docteur Chance, Dharma Guns et 9 Doigts qui a reçu le Léopard d'Argent au Festival de Locarno en 2017.

  • Une étude consacrée aux oeuvres, des plus sublimes aux plus abjectes, et aux créateurs qui se sont dédiés à l'horreur, que ce soit dans la littérature, au cinéma, en peinture ou à la télévision.

  • Une étude consacrée aux oeuvres, des plus sublimes aux plus abjectes, et aux créateurs qui se sont dédiés à l'horreur, que ce soit dans la littérature, au cinéma, en peinture ou à la télévision.

  • Dès ses premiers pas sur scène, Bob Dylan ne peut échapper au cinéma, se transformant en personnage de film pour Andy Warhol, D.A. Pennebaker et Sam Peckinpah. Il s'improvise metteur en scène avec l'ambitieux Renaldo and Clara, oeuvre imprévisible. Sa passion de cinéphile pour le septième art s'exprime aussi dans sa prose, avec des clins d'oeil à Hitchcock, Gregory Peck et Titanic de James Cameron. Son imaginaire croise les routes de Sam Shepard, Cate Blanchett, Martin Scorsese, le Joker et Stephen Frears. Alors que Jean-Luc Godard lui rend hommage au fil de sa filmographie, T odd Haynes démontre l'impossibilité de dresser son portrait biographique avec I'm Not There. Bob Dylan, au cinéma comme ailleurs, est toujours là où on s'y attend le moins, déroulant une étincelante série de rêves.

  • Bruce Springsteen, chanteur et songwriter issu des classes populaires du New Jersey, appartient au panthéon des légendes du rock et à celui des grands noms de la culture populaire étasunienne. Icône mondiale, bête de scène, artiste engagé, son nom est connu de tous. Et le cinéma tient l'un des premiers rôles dans son oeuvre, ce que le livre met en valeur en exposant les rapports profonds que l'artiste entretient avec lui. Le film noir, le western, le road movie, le Nouvel Hollywood, John Ford, T errence Malick, Robert Mitchum, Martin Scorsese, Sean Penn... Autant de facettes du grand écran qui ont contribué à intensifier la puissance évocatrice de l'écriture tellement visuelle de Springsteen et accompagné l'avènement du héros brisé hantant les pistes de ses albums depuis des décennies.

  • On ne compte plus les scènes de cinéma où des personnages s'endorment et se réveillent perdus entre rêve, réalité et autres dimensions. Voilà analysées les différentes modalités fictionnelles et esthétiques des « faux réveils » au cinéma, des films muets (Un chien Andalou, Le Cabinet des figures de cire, Sherlock Jr.) jusqu'à nos jours. En premier lieu, « l'indiscernabilité » entre le réel et le songe sera sondée à travers des films relevant d'une surréalité rêvée (Buñuel, Fellini, Rivette, Ruiz, Weerasethakul). Puis, il s'agira de voir comment des « puzzle films » (Bergman, Altman, Bergman, Carpenter, De Palma, Lynch, Nolan) jouent avec les bifurcations du sommeil. Enfin, les ruses et les subtilités de la virtualité (Cronenberg, Hong Song-Soo, Kurosawa, les Wachowski) seront interrogées.

  • David Fincher s'est imposé comme un cinéaste majeur ( Seven , Fight Club , Zodiac , The Social Network .), qui fait de l'image l'enjeu de ses fi lms. Ce livre s'intéresse surtout aux images fi xes du réalisateur. Cliché médico-légal, amateur voire érotique, images d'archives, albums de famille : la photographie se décline, dans le cinéma de Fincher, sous sa forme la plus évidente, en convoquant de grands photographes contemporains (Witkin, Hido, Arbus.). Que nous disent ces lambeaux de photographies, récurrents chez Fincher, de sa conception du monde et de la représentation ? Quelles ombres et quels secrets recèlent ces strates visuelles ?

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