Gallimard

  • Dans la chaleur exaltante de l'été 1977, la jeune Calista quitte sa Grèce natale pour découvrir le monde. Sac au dos, elle traverse les États-Unis et se retrouve à Los Angeles, où elle fait une rencontre qui bouleversera sa vie : par le plus grand des hasards, la voici à la table du célèbre cinéaste hollywoodien Billy Wilder, dont elle ne connaît absolument rien. Quelques mois plus tard, sur une île grecque transformée en plateau de cinéma, elle retrouve le réalisateur et devient son interprète le temps d'un fol été, sur le tournage de son avant-dernier film, Fedora. Tandis que la jeune femme s'enivre de cette nouvelle aventure dans les coulisses du septième art, Billy Wilder vit ce tournage comme son chant du cygne. Conscient que sa gloire commence à se faner, rejeté par les studios américains et réalisant un film auquel peu de personnes croient vraiment, il entraîne Calista sur la piste de son passé, au coeur de ses souvenirs familiaux les plus sombres.
    Roman de formation touchant et portrait intime d'une des figures les plus emblématiques du cinéma, Billy Wilder et moi reconstitue avec une fascinante précision l'atmosphère d'une époque. Jonathan Coe raconte avec tendresse, humour et nostalgie les dernières années de carrière d'une icône, et nous offre une histoire irrésistible sur le temps qui passe, la célébrité, la famille et le poids du passé.

  • Un homme a écrit un énorme scénario sur la vie de Herman Melville : The Great Melville, dont aucun producteur ne veut. Un jour, on lui procure le numéro de téléphone du grand cinéaste américain Michael Cimino, le réalisateur mythique de Voyage au bout de l'enfer et de La Porte du paradis. Une rencontre a lieu à New York : Cimino lit le manuscrit. S'en suit une série d'aventures rocambolesques entre le musée de la Chasse à Paris, l'île d'Ellis Island au large de New York, et un lac en Italie. On y croise Isabelle Huppert, la déesse Diane, un dalmatien nommé Sabbat, un voisin démoniaque et deux moustachus louches ; il y a aussi une jolie thésarde, une concierge retorse et un très agressif maître d'hôtel sosie d'Emmanuel Macron. Quelle vérité scintille entre cinéma et littérature ? La comédie de notre vie cache une histoire sacrée : ce roman part à sa recherche.

  • Qui connaît Archibald Leach ? Le gosse de Bristol abandonné par son père, qui commence comme acrobate dans une troupe de cirque, part seul émigrer aux Etats-Unis, adopte le pseudonyme de Cary Grant et devient rapidement la coqueluche d'Hollywood, et le restera pendant près de 40 ans. Dès le début de sa carrière, voulant briser l'image de sosie de Gary Cooper qu'on voit en lui, il rompt ses contrats avec les grosses sociétés de production (Paramount, RKO, Columbia Pictures) et devient le premier acteur indépendant. Il reprend le contrôle de sa carrière, choisit les films dans lesquels il tourne, donne son avis sur les réalisateurs pressentis par les studios et sur ses partenaires à l'écran. Il tiendra le premier rôle de 72 films ; et sera (avec James Stewart) l'un des acteurs fétiches d'Hitchcock. Mais derrière l'acteur génial se cache un homme anxieux, colérique, dépressif. Dans les années 1950 il connaît une grave crise existentielle, qui le mène à l'expérience du LSD, de l'hypnose, de la psychanalyse. Sa vie privée a toujours été à la fois surexposée et mystérieuse. Au début de sa carrière, et pendant 12 ans, il vit en colocation avec son meilleur ami, acteur comme lui, dans une grande maison à Malibu ; les rumeurs sur leur relation homosexuelle (interdite par le Code Hays) vont bon train, et poursuivront Cary Grant toute sa vie.Cary Grant incarne une "masculinité de papier glacé". Martine Reid démonte brillamment ce mythe, tout en nous racontant la passionnante histoire de l'un des plus grands acteurs du XXe siècle. Cary Grant n'a jamis pu coïncider avec lui-même : sa seule véritable identité, c'est celle de ce monde de fiction et de fantasmes qu'est le cinéma. Les zones d'ombre demeurent... et le mythe perdure.

  • «C'est contre le cinéma que le cinéma doit se faire. En particulier s'il veut, au sein du nouveau monde des images, incarner le plus précieux, le plus vital : la liberté de penser, d'inventer, de chercher, d'errer et de se tromper, en somme d'être l'antidote.» Olivier Assayas Constat fait de l'absence de pensée théorique du cinéma contemporain et de l'effacement de la cinéphilie, que nous reste-t-il pour penser ce que l'on persiste à appeler le septième art? Penser, c'est-à-dire donner du sens aux pratiques des réalisateurs, dépasser la fragmentation et la dépersonnalisation de leur oeuvre dans l'industrie des flux numériques... et justifier aussi qu'on puisse encore résister à l'attraction des plateformes au nom d'un cinéma indépendant et libre, avec l'éthique et les fins qui lui sont propres.

  • Abbas Kiarostami nous a offert des films sublimes - Où est la maison de mon ami ? Et la vie continue, Au travers des oliviers, Close-up, Le vent nous emportera, Le Goût de la cerise (Palme d'or à Cannes), Copie conforme... Mais il ne fut pas seulement l'un des plus grands cinéastes de sa génération. Son parcours, riche et singulier, est la matière même de cet ouvrage, le premier qui aborde le travail de Kiarostami dans sa multiplicité (cinéma, photo, installation, vidéo, poésie...), les contextes - historique et artistique, iranien et international - dans lesquels il s'inscrit, ses méthodes de travail et son activité de pédagogue qu'il n'aura cessé d'exercer dans des ateliers d'un bout à l'autre de la planète.
    /> Attentive aux enfants et à la nature, imprégnée des trésors de la culture iranienne et sensible aux enjeux contemporains, l'oeuvre de Kiarostami est entièrement conçue pour le partage avec les spectateurs du monde entier - une oeuvre ouverte...

  • Un an après

    Anne Wiazemsky

    "La traque des étudiants se poursuivait boulevard Saint-Germain et rue Saint-Jacques. Des groupes de jeunes, garçons et filles mélangés, se battaient à mains nues contre les matraques des policiers, d'autres lançaient différents objets ramassés sur les trottoirs. Parfois, des fumées m'empêchaient de distinguer qui attaquait qui. Nous apprendrions plus tard qu'il s'agissait de gaz lacrymogènes.

    Le téléphone sonna.

    C'était Jean-Luc, très inquiet, qui craignait que je n'aie pas eu le temps de regagner notre appartement. 'Écoute Europe numéro 1, ça barde au Quartier latin !' Nous étions le 3 mai 1968." Anne Wiazemsky

  • Du grand ouvrage dont rêvait merleau-ponty ne restent que cent cinquante pages manuscrites.
    Quelle est leur fonction : introduire. il s'agit de diriger le lecteur vers un domaine que ses habitudes de pensée ne lui rendent pas immédiatement accessible. il s'agit, notamment, de le persuader que les concepts fondamentaux de la philosophie moderne - par exemple, les distinctions du sujet et de l'objet, de l'essence et du fait, de l'être et du néant, les notions de conscience, d'image, de chose - dont il est fait constamment usage impliquent déjà une interprétation singulière du monde et ne peuvent prétendre à une dignité spéciale quand notre propos est justement de nous remettre en face de notre expérience, pour chercher en elle la naissance du sens.
    Pourquoi est-il devenu nécessaire de prendre un nouveau départ, pourquoi ne pouvons-nous plus penser dans le cadre des anciens systèmes, ni même bâtir sur le sol où nous les voyons, si différents soient-ils dans leur orientation, plonger leurs racines, voilà ce que l'auteur s'efforce de dire tout d'abord. considérations préliminaires, croirait-on donc. et pourtant, telle est la nature de l'oeuvre que l'initiation est ici décisive, la vérité du parcours anticipée dans la première démarche.

  • " c'est dans l'épreuve que je fais d'un corps explorateur voué aux choses et au monde, d'un sensible qui m'investit jusqu'au plus individuel de moi-même et m'attire aussitôt de la qualité à l'espace, de l'espace à la chose et de la chose à l'horizon des choses, c'est-à-dire à un monde déjà là, que se noue ma relation avec l'être ".
    Maurice merleau ponty.
    Rapport sur ses travaux présenté au collège de france en 1951.

  • Wes Anderson

    Ian Nathan

    Film après ?lm, cet ouvrage propose une plongée dans l'univers poétique et singulier de Wes Anderson. Avec dix longs-métrages à son actif, le scénariste et réalisateur américain a construit une oeuvre unique en son genre, pleine de ?nesse et d'humour. Le journaliste Ian Nathan retrace l'ensemble de sa carrière, de son premier court-métrage, Bottle Rocket (1993), à sa dernière fantaisie à venir, The French Dispatch. L'auteur revient sur les débuts du cinéaste, la conquête de son indépendance et son premier grand succès public et critique, avec The Grand Budapest Hotel (2014). Cet ouvrage richement illustré nous entraîne au plus près du tournage des ?lms et nous dévoile les inspirations du réalisateur, ainsi que sa rencontre avec ses acteurs fétiches (Owen Wilson, Jason Schwartzman, Bill Murray, Anjelica Huston...).

  • Hitchcock truffaut

    François Truffaut

    En 1955, françois truffaut rencontre alfred hitchcock pour les cahiers du cinéma.
    En 1962, jules et jim vient consacrer son talent de cinéaste et il prépare la peau douce (1964), de son aveu même le plus hitchcockien de ses films. aux etats-unis, hitchcock, avec frenzy (1962), est au faîte de sa créativité et de son succès. mais les critiques restent réticents. naît alors l'idée du " hitchbook " : un livre dont truffaut serait l'initiateur, le " provocateur " même, et qui révèlerait la vraie nature de l'homme, vulnérable, sensible, et aussi les secrets perdus que détiennent les grands cinéastes qui ont commencé à l'époque du muet.
    Hitchcock accepte le principe de répondre à 500 questions portant exclusivement sur sa carrière. pendant cet entretien qui va durer 4 ans, truffaut va l'interroger à la façon dont oedipe allait consulter l'oracle. il tentera d'élucider à travers toute l'oeuvre de hitchcock les mécanismes de ce " langage d'émotion " qui est le ressort de son style inimitable et le classe dans la catégorie des " artistes inquiets comme kafka, dostoïevski ou poe ".
    Le " hitchbook " paraît en 1967. après la disparition de hitchcock, le 2 mai 1980, françois truffaut complète la première édition par un chapitre sur ses derniers films et une courte préface en guise de long adieu : " l'homme était mort mais non le cinéaste, car ses films, réalisés avec un soin extraordinaire, une passion exclusive, une émotivité extrême masquée par une maîtrise technique rare, n'en finiraient pas de circuler, diffusés à travers le monde, rivalisant avec les productions nouvelles, défiant l'usure du temps, vérifiant l'image de jean cocteau parlant de proust : " son oeuvre continuait à vivre comme les montres au poignet des soldats morts ".

  • En janvier 1954, un jeune critique nommé François Truffaut publie dans les Cahiers du cinéma un violent pamphlet qui dénonce la « tradition de qualité française » et préfigure la Nouvelle Vague. Le retentissement est tel qu'il déchaîne contre lui la jalousie virulente de nombreux confrères, mais lui ouvre les portes de l'hebdomadaire Arts-Spectacles. Truffaut y publiera plus de cinq cents articles en cinq ans. Une critique directe et sans concession, inédite dans la presse d'alors : « Pour la première fois, au lieu de dire : «C'est bon ! C'est mauvais !» j'ai commencé à essayer d'imaginer comment ça aurait pu être bon ou pourquoi c'était mauvais. » Truffaut y pilonne les institutions et les professions du cinéma (festivals, syndicats, production...), fomente des polémiques qui resteront célèbres (avec Delannoy, Autant-Lara...), dresse un portrait de ses acteurs et réalisateurs de prédilection (Marilyn Monroe, James Dean, Hitchcock, Lang, Hawks, Guitry, Ophuls, Renoir...), défend les aspirations d'une nouvelle génération (Varda, Rivette, Vadim, Bresson...). Il cultive ses goûts et affiche ses dégoûts, et le temps lui donnera souvent raison...

    Pour Truffaut, écrire sur le cinéma, c'est déjà en faire, mais la critique n'est pour lui qu'un viatique. Dès août 1957, il s'en éloigne en réalisant Les Mistons et ses derniers articles évoquent déjà le regard d'un cinéaste...

    Édition établie et annotée par Bernard Bastide.

  • Naomi Seberg et Nathan Math oeuvrent avec succès dans le photojournalisme à sensation de l'ère des nouveaux médias. À la fois amants et concurrents professionnels, ils arpentent le globe séparément, ne se croisent que dans des hôtels d'aéroports ou n'ont de rapports que par Internet, et sont toujours en recherche d'histoires spectaculaires - si possibles sordides.
    Celle de Célestine et Aristide Arosteguy, anciens professeurs de philosophie à la Sorbonne et couple libertin, a tout pour attirer Naomi. Célestine a en effet été retrouvée morte, mutilée, dans son appartement parisien. La police suspecte son mari, qui a disparu, de l'avoir assassinée et d'avoir mangé des parties de son corps. Avec l'aide d'Hervé Blomqvist, un étudiant singulier, elle se lance sur les traces d'Aristide, qui la mènent jusqu'à Tokyo.
    De son côté, Nathan se trouve à Budapest pour photographier le travail d'un chirurgien controversé, Zoltán Molnár, qui a été recherché par Interpol pour trafic d'organes et pratique désormais des interventions illégales. En couchant avec l'une des patientes de Molnár, Nathan contracte l'étrange « maladie de Roiphe », que l'ont croyait disparue. Il s'envole alors pour Toronto, bien décidé à rencontrer le médecin qui a identifié ce mystérieux syndrome.
    Ces histoires parallèles finissent par se croiser dans une intrigue hallucinée mêlant la technologie et le corps, l'impression 3D et la philosophie, le festival de Cannes et le cannibalisme, la mort et le sexe sous toutes ses formes (fétichisme, voyeurisme, échangisme.).
    Cinéaste culte et mondialement reconnu (Videodrome, La Mouche, EXistenZ.), David Cronenberg poursuit dans ce premier roman son exploration de la noirceur psychologique et physique de l'être humain. Nous retrouvons dans Consumés les thèmes et l'esthétique de ses films, ses fascinations et ses obsessions.
    Traduit de l'anglais (canadien) par Clélia Laventure

  • « Et si la mort de Puig et du Négus, la mort du capitaine de Boïeldieu, la mort du petit lapin ont été inaudibles, c'est que la vie n'a jamais redonné aux films ce qu'elle leur avait volé. Et que l'oubli de l'extermination fait partie de l'extermination.
    Voilà presque cinquante ans que, dans le noir, le peuple des salles obscures brûle de l'imaginaire pour réchauffer du réel. Maintenant celui-ci se venge et veut de vraies larmes et du vrai sang.
    Mais de Vienne à Madrid, de Siodmak à Capra, de Paris à Los Angeles et Moscou, de Renoir à Malraux et Dovjenko, les grands réalisateurs de fiction ont été incapables de contrôler la vengeance qu'ils avaient vingt fois mise en scène. [...]
    Oui, mais l'histoire. Au fond, qu'est-ce que c'est ? Tout au fond. Malraux : nous sentions tous que l'enjeu appartenait à un domaine plus obscur que le domaine politique. Braudel : qu'on mesure la foule de ceux qui nient leur misère. Le nombre de ces coeurs qui veulent être eux-mêmes, vivre de leur vie malgré tout. Comme si notre vie était à nous. Hélas, à notre disposition. Et cet enfoiré de Cioran : rien de ce que nous savons ne reste sans expiation. Nous payons chèrement, tôt ou tard, n'importe quel courage de la pensée ou indiscrétion de l'esprit. Et le jeune Péguy : ah, l'histoire ! une sombre fidélité pour les choses tombées.
    Qu'arrive-t-il toujours, mon ami ? Le soir tombe. Les vacances finissent. Il me faut une journée pour faire l'histoire d'une seconde. Il me faut une année pour faire l'histoire d'une minute. [...] On peut tout faire, excepté l'histoire de ce que l'on fait. »

  • Hormis quelques éléments biographiques rassemblés par Martin Kay, qui a publié ses Écrits chez Gallimard (1970) et l'essai de Laurent Cirelli (Le Dilettante, 1998), on ne sait rien ou presque de la vie de Jacques Rigaut, qui s'est suicidé en novembre 1929 à l'âge de trente ans :
    Pourtant le plus brillant, le plus radical des dadaïstes. Tous ses amis écrivent, peignent, font du cinéma : ils s'appellent René Clair, André Breton, Paul Éluard, Pierre Drieu la Rochelle, Man Ray ou Tristan Tzara. Rigaut est l'absent qui éclaire le mouvement Dada, celui qui hante le Feu Follet de Drieu et son adaptation par Louis Malle, et qui continue de fasciner, depuis les surréalistes jusqu'à la contre-culture américaine en passant par les situationnistes.
    Pendant quinze ans, Jean-Luc Bitton a multiplié les recherches, les entretiens avec les survivants et les voyages, afin de lever le mystère sur ce personnage devenu légendaire. Il apporte notamment de précieux éclaircissements sur la période de la guerre et sur la vie de Rigaut à New York. Il s'appuie sur des correspondances inédites, comme celles de Jacques-Émile Blanche et de René Clair, ainsi que des mémoires inédits de Colette Clément. Le cahier photo présente une trentaine de photographies au trois-quarts inédites.
    Ce travail monumental se lit aussi comme le roman des folles années de Paris, du dadaïsme, du surréalisme et de la « Génération perdue ». Dandy absolu, homme « couvert de femmes », poète de sa vie qui répugnait à écrire, Jacques Rigaut troublait et désarmait son monde avec une sincérité radicale : « Essayez, si vous le pouvez, d'arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière ». Jean-Luc Bitton offre également de riches réflexions sur la personnalité complexe et touchante de Rigaut, dont l'idée fixe du suicide est le fil rouge de la vie. En ouverture, la préface d'Annie Le Brun, « Qui a tué qui ? », éclaire parfaitement le mythe Rigaut.

  • Les frères Coen

    Ian Nathan

    Les frères Coen comptent parmi les cinéastes les plus inventifs et les plus talentueux d'Hollywood. Ensemble, Joel et Ethan ont réalisé dix-sept films devenus cultes dans le monde entier et reconnaissables à leur humour noir, qui fait le «style Coen».
    Le journaliste Ian Nathan retrace ici l'ensemble de leur carrière, de leurs débuts avec leur premier film, Sang pour sang, à leur dernier long-métrage en date, Ave César !, en passant bien sûr par les incontournables : Fargo, The Big Lebowski, O'Brother, Ladykillers, Burn After Reading, et tous les autres. Au centre du livre, un dépliant présente leur filmographie sous la forme d'une frise chronologique.
    Cet ouvrage richement illustré nous entraîne dans les coulisses des différents tournages, au plus près des réalisateurs et de leurs acteurs fétiches.

  • Orpheline ruinée, Lay Bart cherche à faire un riche mariage, bien qu'elle aime un avocat, Lawrence Selden.
    Trop honnête pour se vendre, mais d'allure trop libre pour garder sa réputation intacte, elle se voit fermer les portes de la haute société... Avec un art digne de son maître Henry James, Edith Wharton peint la haute société new-yorkaise, son éclat et sa richesse, mais aussi sa profonde corruption.

  • « Marpa fut très remué lorsque son fils fut tué, et l'un de ses disciples dit : "Vous nous disiez toujours que tout est illusion. Qu'en est-il de la mort de votre fils, n'est-ce pas une illusion ?".
    Et Marpa répondit : "Certes, mais la mort de mon fils est une super-illusion." » Pratique de la voie tibétaine.

  • Ce livre foisonnant a pour objet Le Brady, une salle de « cinéma bis », installée au 39 boulevard de Strasbourg, dans le quartier populaire du 10e arrondissement de Paris. Ce lieu culte, ayant connu son heure de gloire dans les années 1970-80, fut pendant dix-sept ans (1994-2011) la propriété du réalisateur Jean-Pierre Mocky. Raconté par un de ses anciens projectionnistes, le récit prend des formes vagabondes grâce à sa composition à la fois subjective et subtilement thématique.
    C'est tout d'abord une chronique professionnelle et personnelle des années Brady que l'auteur nous livre, en l'émaillant d'étonnantes scènes intra-muros auxquelles il a pris part. C'est également la « biographie » d'une salle obscure pauvre en moyens mais riche de mille existences et anecdotes, des tranches de vie de clients un peu spéciaux, habitués ou furtifs, hommes des bas-fonds et de la misère sexuelle. C'est encore une enquête sur l'art cinématographique du XXe siècle par ses marges, en l'occurrence les films d'un certain « mauvais genre » ainsi qu'une plongée dans les « sous-cultures » seventies. C'est en outre l'occasion d'évoquer J.-P. Mocky, ce farfelu grande-gueule, radin et boulimique, qui fit tourner bien des célébrités non sans cultiver sa réputation de mal-aimé du 7e art. C'est enfin et surtout une traversée ethnographique du l'animation bigarrée du 10e arrondissement au début des années 2000, avec ses prostituées chinoises puis bulgares, ses coiffeurs afro, son siège UMP en campagne électorale. Aujourd'hui salle d'Art et Essai, Le Brady a pris des allures respectables mais la mémoire de ces années turbulentes et brinquebalantes sont ici consignées avec un sens aigu du détail émotif.
    Écrit par un autodidacte des lettres, féru de cinéma et de musique, Le Brady, cinéma des damnés est une somme rythmée, inventive et attachante qui satisfera la curiosité de tous ceux qui croient que l'aventure se trouve encore au coin de la rue.

  • Ces poèmes issus de trois recueils différents et dont la composition s'échelonne sur plus de dix années ont été choisis, en accord avec Pasolini, dans le souci de retracer aussi complètement que possible un itinéraire idéologique et poétique tourmenté. C'est tout le bilan d'une époque liée aux luttes et aux retombées du mouvement ouvrier qui se trouve ici consigné. Le cinéma a contribué à divulguer le message de Pasolini. Mais l'écriture poétique qui le fit d'abord connaître constitue son mode d'expression privilégié.

  • Le petit studio d'animation ouvre ses portes aux metteurs en scène débutants et leur apprend comment écrire une histoire et la filmer. Grâce aux décors et aux personnages fournis dans le coffret, il est possible de commencer rapidement à tourner son propre film d'animation en suivant bien les conseils du livre, véritable guide du réalisateur. Une fois le court scénario bouclé et le storyboard rempli, le tournage peut commencer. A l'aide d'un portable ou d'un appareil photo numérique, la prise de vue est réalisée image par image. Le montage qui suivra, très simple à faire à l'aide d'une application spéciale sur l'ordinateur, permettra d'animer tous les personnages. Une fois la technique maîtrisée et les conseils bien compris, que ce soit de la pâte à modeler, du carton découpé ou des jouets, tout pourra s'animer dans de petites films qui pourront être très drôles ou plus dramatiques, selon l'inspiration du réalisateur. Ce livre contient : - un zootroope - un décor à plat et un autre en volume - des personnages à découper - un livret donnant toutes les indications pratiques

  • Frederick Wiseman

    Collectif

    Avec plus de 40 longs métrages, Fred Wiseman est aujourd'hui une des icônes du cinéma documentaire américain. S'il récuse l'étiquette de documentariste, c'est que chacune de ses oeuvres, profondément ancrée dans le réel, devient par la magie de son écriture cinématographique, fiction et même poésie. Ses images sans commentaires ni interviews racontent des histoires de vie d'une profonde humanité. Cet homme-orchestre qui produit, tourne et monte lui-même ses films nous donne aussi une magistrale leçon de cinéma. En 1979, le Centre Pompidou l'accueille dans le cadre du festival Cinéma du Réel avec son remarquable Sinaï Field Mission. En 2010, à Cannes, la Quinzaine des Réalisateurs lui rend un vibrant hommage lors de la présentation de Boxing Jim, film qui met en scène la vie ordinaire d'un club de boxe dans l'Amérique profonde. Dans ces pages, Fred Wiseman raconte pour la première fois, avec l'humour qui le caractérise, ses années d'études désenchantées jusqu'à son passage fortuit au cinéma en 1967 avec le tournage de Titicut Follies à Bridgewater, un asile psychiatrique pénitentiaire près de Boston, Massachusetts. Depuis, ses films concernant les institutions se sont multipliés : plongées au coeur de la société contemporaine, vision de l'Amérique toute entière du Texas à l'Alabama et la Floride, et à travers près de vingt Etats.A partir de 1985, il s'est tourné également vers la France et ses institutions, la Comédie-Française, l'Opéra de Paris avec son film Le Ballet qui a rencontré une large audience. Dernièrement il a tourné Le Crazy Horse à propos duquel il a pu exercer son humour. Passionné de théâtre, il a mis en scène La Dernière lettre adaptée de Vie et destin de Vassili Grossmann, et Oh Les beaux jours de Samuel Becket, pour la Comédie-Française. L'ouvrage présente, outre le texte autobiographique de Frederick Wiseman, des contributions remarquables, comme celle du psychanalyste Pierre Legendre, du poète et essayiste Christopher Ricks et du cinéaste Errol Morris, ainsi qu'une riche iconographie en grande partie inédite.

  • Le 1er janvier 1977, guy debord signait un contrat avec la société simar films pour la réalisation d'un long métrage en 35 mm, en noir et blanc, d'une durée de 90 mm.
    Il y était stipulé, d'entrée : " il est entendu que l'auteur accomplira son travail en toute liberté, sans contrôle de qui que ce soit, et sans tenir compte de quelque observation que ce soit sur aucun aspect du contenu ni de la forme cinématographique qu'il lui paraîtra convenable de donner à son film. " le titre même du film ne fut révélé qu'une fois celui-ci réalisé. c'est ainsi que procédait guy debord, suivant toujours " un principe naturellement peu favorable à la spéculation financière ", et ses producteurs ne s'en plaignirent point.

    Les médias, eux, au nom d'un public autrement malmené, regimbèrent. ordures et décombres déballés à la sortie du film " in girum imus nocte et consumimur igni ", qui paraissait en 1982, sans le moindre commentaire (et que nous reprenons en l'augmentant de deux articles), a fait état des diverses réactions, peu variées, de la presse.
    Face au mur d'incompréhension plus ou moins feinte et aux interprétations erronées, guy debord jugea utile en 1990 de publier une édition critique du texte de son film.
    C'est ce texte que nous donnons ici à relire. il est suivi d'une note inédite, datée du 22 décembre 1977, qui donne à voir les images, la poésie et le sens profond qui tissent la trame d'un film dont le thème tourne autour de " la vie réelle ".

  • En 1981, Jean Mascolo et Jérôme Beaujour suivent Marguerite Duras sur le tournage d'Agatha à Trouville. Tournage dans le tournage, en présence de la chef-op de Duras, Dominique Lerigoleur, et des acteurs qui jouent le frère et la soeur, Yann Andréa et Bulle Ogier.
    Dans son introduction, Joëlle Pagès-Pindon montre que l'on assiste là à un moment de grâce, « d'envoûtement », à une mise en scène du travail de Duras où la réalité et le mythe s'entremêlent, et à la toute-puissance de l'écrit à travers le texte, l'image et la voix. Il est vrai que Duras est impressionnante d'assurance et de joie. Avec malice, consciente de son personnage, elle tient des propos qui pourraient surprendre sur l'homosexualité, la Révolution française, Mai 68, l'interdit.
    Duras parle du projet Agatha, l'histoire d'un inceste pendant des vacances d'été, en pensant à sa relation avec son frère adoré, tué à 28 ans pendant la guerre. Elle débat avec Yann Andréa :
    « Je montre ce qui n'est pas montrable », « c'est une époque très pauvre » car « tout tend maintenant à interdire l'interdiction ». Elle parle avec une grande liberté du désir, « un échange impossible entre deux sexes différents », et de l'homosexualité, « une relation masturbatoire », « misérable ». À propos de l'idée de bonheur étendue à la société, alors que c'est individuel, « la Révolution française n'a fait que du tort à l'humanité. », le marxisme-léninisme est une « connerie monumentale ».
    Dans une deuxième partie figure le « brouillon du livre-dit » : ce court texte inédit illustre une technique de Duras qui consiste à réécrire un entretien. On retrouve donc ici certaines phrases et certains thèmes réexprimés : « Libéraliser c'est punir la liberté », ou : « On n'a jamais autant fait l'amour et jamais le désir n'a été aussi rare ».
    Ces entretiens, qui paraissent à l'occasion du centenaire de la naissance de Marguerite Duras sont inédits dans leur version intégrale : une partie seulement a été utilisée dans le documentaire Duras filme, de Jean Mascolo et Jérôme Beaujour (1981). Ils montrent la parole libre d'un écrivain au sommet de sa force créatrice.

  • Le cinéma, tout le monde connaît, mais au fond, on ne sait pas si bien ce que c'est. Car le cinéma, c'est beaucoup de choses à la fois, et son histoire commence il y a trèslongtemps, bien avant ce 28 décembre 1895, jour de la première séance publique du Cinématographe des frères Lumière. C'est cette formidable odyssée que l'on raconte ici : ces passions, ces inventions, ces destins fabuleux ou brisés, tous ceux qui font et tout ce qui fait le cinéma. Ses inventeurs de génie (les frères Lumière, Thomas Edison, Georges Méliès...).Ses stars et ses monstres sacrés (Griffith, Chaplin, Welles, Truffaut...). Ses grandes puissances (la France, les États-Unis, puis l'Allemagne et l'Italie, et aujourd'hui l'Asie...).Ses mutations (le passage du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, le numérique, la 3D...). Et ses grands mouvements(l'expressionnisme, le néoréalisme, la Nouvelle Vague...). La fabuleuse aventure d'un art qui ne cesse de se réinventer, parce que le monde auquel il appartient ne cesse de changer...

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