Actes Sud

  • «Cry-Baby» avec Johnny Depp dans un de ses premiers rôles ? C'est lui. «Serial Mother» mettant en scène une Kathleen Turner en mère tueuse sur fond pastel ? Lui encore. «Pink Flamingos» avec l'iconique drag-queen Divine ? Vous avez deviné, c'est lui aussi. À 74 ans, John Waters, le "Pape du trash", revient avec un récit à mi-chemin entre mémoires et livre de conseils dévoyés regorgeant d'anecdotes de tournage et d'expériences personnelles, d'hommages et d'exercices d'admiration (Warhol ; Pasolini ; Tina Turner ; Patty Hearst...), d'humour irrévérencieux et de «punchlines» ravageuses.

  • "C'est peu dire que cet ouvrage place le travail d'historien du cinéma à un niveau que l'on côtoie rarement.  La recherche effectuée durant cinq décennies est considérable." Le Monde, décembre 2008. Salué par l'ensemble de la critique, cinéphiles et passionnés de cinéma, le livre monumental de Bertrand Tavernier a connu un succès fulgurant tant par la densité de son contenu que par la ferveur avec laquelle il s'entretient avec ces cinéastes américains mythiques, oubliés, adulés ou blacklistés. Réédité augmenté de nouveaux entretiens en 2008, il ressort aujourd'hui dans une nouvelle édition en version paperback, préfacé par la poursuite des entretiens entre Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux, qui est l'éditeur de cet ouvrage. Un sompteux album illustré avec plus de 400 photographies.  

  • «Quand j'avais vingt ans, j'ignorais si je parviendrais à devenir réalisateur mais aimer le cinéma et m'y dévouer corps et âme, je savais que c'était en moi. La cinéphilie m'a permis de trouver ma place dans l'existence.» Bertrand Tavernier Voici la conversation que Thierry Frémaux a menée avec Bertrand Tavernier pour ouvrir la nouvelle édition d'Amis Américains, qui reparait en ce mois d'octobre 2019. Pour ceux qui possèdent déjà l'ouvrage, elle est publiée en volume indépendant et de surcroit, dans une version légèrement plus longue.
    Le réalisateur, connu pour son intarissable érudition et sa cinéphilie généreuse, revient sur la naissance d'une passion et aborde de nombreux sujets liés à l'Amérique et à son cinéma : les grands auteurs classiques, la Liste Noire et le McCarthysme, la guerre de Sécession et le politiquement correct. On y croise également Clint Eastwood et Quentin Tarantino, Claude Chabrol et Jean-Pierre Melville, des producteurs de l'âge d'or d'Hollywood, quelques scénaristes oubliés ainsi que Steve Tesich et Russel Banks. Du Tavernier en direct pour un texte simulant et souvent émouvant.

  • Revue positif n.727 Nouv.

    Revue mensuelle de cinéma dont le dossier sera consacré à Cannes 2021.

  • Revue mensuelle de cinéma dont le dossier sera consacré à Bertrand Tavernier.

  • Théâtre

    Pier Paolo Pasolini

    Les six pièces de ce recueil représentent l'ensemble de son théâtre paru à ce jour en Italie.

    Calderón.
    De la bourgeoisie à l'Armée rouge en passant par le quartier des prostituées et la clinique psychiatrique, Pasolini interroge notre histoire du théâtre.

    Affabulazione.
    Pasolini entre le mythe et l'histoire, hanté par le mythe - ici celui d'oedipe - et rattrapé par l'histoire. L'histoire a effacé les pères, ils ne sont plus incontournables, aucun désir de meurtre n'habite plus les fils, c'est donc le père qui devra tuer.

    Pylade.
    Après les Euménides, après le jugement des dieux qui l'absout, Oreste revient à Argos métamorphosé par son passage à Athènes où, pour la première fois de sa vie, il a assisté à un jugement édicté par les hommes et non par les dieux. Il va instaurer ce nouveau régime dans sa cité.

    Porcherie.
    Ce pourrait être l'histoire banale d'un fils de bourgeois attiré par des amours bizarres, si l'on n'y lisait aussi le drame d'une génération perdue dans l'Allemagne amnésique de l'après-guerre.

    Orgie.
    Les dernières scènes de la vie d'un couple, comme une Passion sans Judas, à deux. Ailleurs et dans un autre temps, c'eût été une grande histoire d'amour et de jouissance.

    Bête de style.
    Poésie et histoire s'affrontent : contre la violence de l'histoire et contre le poids des modèles hérités des pères et des maîtres, le poète clame des vérités impossibles.

    Ttraduit de l'italien par Michèle Fabien, Titina Maselli et Alberte Spinette.

  • Pierre Lhomme, chef opérateur français emblématique du cinéma français à partir des années 1960, était un magicien de la lumière naturelle. Il a travaillé avec les plus grands réalisateurs, d'Alain Cavalier, à Jean-Paul Rappeneau, Chris Marker, Claude Miller, James Ivory, Jacques Doillon, William Klein, Marguerite Duras... Ce livre, entrepris avec Pierre Lhomme avant son décès en juillet 2019, rend à la fois hommage à l'homme, à son oeuvre mais aussi au travail des chefs opérateurs qui savent donner de la réalité à ce que le réalisateur a imaginé, qui transforment des idées en images. «Les Lumières de Lhomme» est un livre sur un artiste, un formidable témoignage sur la fabrique du cinéma et de cette nouvelle génération de cinéastes née dans les soubresauts de mai 1968.

  • Ce premier volume se consacre aux années de jeunesse de Patrice Chéreau, de sa première mise en scène en 1963 («L'Intervention »de Victor Hugo) à la création du «Prix de la révolte au marché noir »au Théâtre de la Commune à Aubervilliers en 1968. Pendant ces cinq ans, le lecteur suivra les réflexions du metteur en scène depuis ses débuts dans le groupe théâtral du Lycée Louis-le-Grand au Festival d'Erlangen (1963-65), de Gennevilliers à Sartrouville (1966-69). Devant cette oeuvre monumentale aux fabuleux travaux préparatoires, conservés à l'IMEC, il a fallu renoncer à l'exhaustivité. Voici une sélection de notes, restituées chronologiquement, dans lesquelles le metteur en scène pense son travail, analyse une pièce, cherche son geste et évoque ses collaborations. Dès ses premières mises en scène, Patrice Chéreau prend l'habitude de dater ses notes, couchées à la hâte, le plus souvent sur des feuilles volantes qu'il émaille de nombreux croquis. On y lit qu'il travaille simultanément sur différents projets, que l'artiste change de paradigme médiatique, pensant d'abord le théâtre avec la grammaire de la peinture avant de lui préférer celle du cinéma. En parcourant ces écrits et ces dessins, c'est la pensée, la définition de l'esthétique, le discours sur le monde du metteur en scène et les questions politiques de son temps qui apparaissent au lecteur. Ces écrits sont aussi la trace de ses lectures marxistes à partir desquelles il analyse les oeuvres littéraires et les rapports de forces dans les sociétés. On y retrouve enfin l'admiration de Patrice Chéreau pour Bertolt Brecht et le Berliner Ensemble, sa tentative d'un théâtre militant à Sartrouville qui précède un intérêt marqué pour la troupe américaine du Bread and Puppet Theatre.

  • Revue mensuelle de cinéma / Dossier du mois : Masques Objet de notre quotidien sanitaire, le masque sous toutes ses formes n'a pas attendu la pandémie pour parer de sa puissance dramatique des personnages et scènes cinématographiques inoubliables. Masques des superhéros, de la terreur, des célèbres criminels, braqueurs et bandits masqués du western ; scènes de bals masqués et protagonistes cachant leur mélancolie dans un romantisme noir ; changement d'identité sous un masque de chair, métaphores de trauma ; autant de motifs qui redéfinissent le visage au cinéma... 

  • À l'occasion des cinquante ans du film monument de Stanley Kubrick, « 2001 : l'Odysée de l'espace, » Actes Sud et l'Institut Lumière publient un recueil d'articles parus dans la revue « Positif » depuis la sortie du film. Véritable chef-d'oeuvre qui a su révolutionner la science-fiction, ce film a marqué son temps, en évoquant avec philosophie des sujets comme la conquête spatiale et l'évolution de l'espèce humaine. Ce court recueil, premier d'une nouvelle collection, remet au goût du jour les grands papiers parus dans Positif au sujet des films et des auteurs qui ont marqué nos vies.

  • Dans ce second volume du «Journal de travail», Patrice Chéreau ne se définit plus comme celui qui "sait", mais comme un élève qui entrevoit tout ce qui lui reste à découvrir. De Paris à Milan, au théâtre, à l'opéra, comme au cinéma, les expériences se multiplient et l'art du jeune metteur en scène s'affirme.

  • "Être libre dans le travail." Voilà les quelques mots qui inaugurent les notes de travail de l'année 1972. Le retour en Italie et les prémices de l'aventure du Théâtre national Populaire de Villeurbanne, où il est directeur associé, correspondent en effet à l'expérience d'une nouvelle liberté. Qu'elle soit artistique, intellectuelle ou politique, elle a pour perspective une thématique déjà abordée dans les mises en scène de Patrice Chéreau : la recherche de l'affirmation de sa souveraineté.

  • #colineserreau

    Coline Serreau

    DU 10 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE 2019 AU THEATRE DU ROND-POINT (PARIS). Parler du monde, de l'existence, c'est un peu ça le théâtre, non ? Coline Serreau invente un "dialogue de vie". Au lecteur de choisir, depuis des thématiques proposées, quelle part de sa vie elle va aborder : thèmes afférents aux arts, aux combats quotidiens, aux génies de l'histoire ou à sa propre carrière. Elle s'engage à tout dire, parole libre, échanges, ponctués d'images, dans un dispositif truffé de fausses pistes et de surprises.

  • Fables paniques

    Alexandro Jodorowsky

    Près de 300 pages de bande dessinée pop et existentielles écrites ET DESSINEES par Jodorowsky pour un journal mexicain entre 1967 et 1973, alors qu'il réalisait ses premiers longs métrages. Le titre renvoie au mouvement Panique dont il fut l'un des fondateurs.

  • À ce jour, Sergio Leone est la seule biographie à examiner avec autant de minutie et de passion l'oeuvre du réalisateur légendaire du Bon, la Brute et le Truand (1966), Il était une fois dans l'Ouest (1968) ou Il était une fois l'Amérique (1984)... Cette biographie dépasse le seul cinéma de Sergio Leone comme le cinéma de Sergio Leone le dépassait lui-même, pour toucher à ce qui fait la force des grands artistes, l'universalité et l'unicité de l'oeuvre.

    Traduction de Gérard Camy et Jean-Paul Gabert.

  • Revue mensuelle de cinéma.

  • Revue mensuelle de cinéma.

  • Revue mensuelle de cinéma.

  • Dans ce livre, le célèbre réalisateur se raconte au cours de longs entretiens au critique et historien du cinéma Michel Ciment, brossant l'ensemble de sa carrière partagée entre l'Union soviétique, les États-Unis, et la Russie.

  • Avec une carrière qui s'étend sur six décennies, comptabilisant près de soixante films, Alfred Hitchcock est l'un des réalisateurs les plus mondialement reconnus de toute l'histoire du cinéma. Ses films - tels que Les 39 marches, Les Enchaînés, Fenêtre sur cour, Sueurs froides, Psychose ou Les Oiseaux - ont fait naître de nouvelles perspectives, à la fois dans l'art de filmer et dans celui de la narration. En effet, pionnier de nombreuses techniques dans le genre du thriller, Hitchcock apparaît comme l'artiste le plus influent sur le plan stylistique, installant les notions de suspense et de MacGuffin - élément de l'histoire qui sert à l'initialiser, voire à la justifier, mais qui s'avère en fait sans grande importance au cours du déroulement du film - dans l'univers cinématographique. Ses thrillers se caractérisent aussi, le plus souvent, par une combinaison particulièrement habile entre tension et humour. Ses thèmes récurrents sont la peur, la culpabilité, la perte d'identité et la persécution d'un innocent.
    Depuis sa disparition, une image d'Hitchcock assez macabre, voire négative, s'est parfois cristallisée dans l'imaginaire collectif. Cette remarquable biographie cherche à aller audelà de ces rumeurs, en peignant Hitchcock en temps que personne: l'artisan ingénieux, le collaborateur passionné, l'éternel farceur, le provocateur, le romantique, mais aussi l'époux dévoué et, surtout, l'homme qui sacrifia sa vie, encore et encore, pour son travail. Ainsi, plein de révélations, d'humour noir et de suspense, cet ouvrage retrace la vie de ce personnage d'exception, depuis ses humbles débuts comme fils d'un épicier d'East End à Londres, jusqu'à sa mort à Beverley Hills : la vie d'un artiste visionnaire, qui chercha à repousser constamment les frontières de son art, celle du comique accompli et insatiable provocateur, testant les limites de son public avec ses cocktails détonants de sexe et de violence.
    À la manière des meilleurs films d'Hitchcock, l'ouvrage de Patrick McGilligan nous tient en haleine jusqu'à la fin. C'est un portrait complet et original de l'une des personnalités les plus créatives, innovantes et chaleureuses, mais aussi des moins bien comprises, de l'histoire du cinéma.

  • Hollywood, la cité des femmes est le premier livre à décrire avec précision la trajectoire des femmes qui ont construit le mythe hollywoodien. D'une plume érudite et passionnée, l'auteur évoque plus d'une centaine d'actrices et ouvre sur une nouvelle lecture de l'histoire d'Hollywood, à travers le rôle des femmes.

  • En 1947, Carné et Prévert tournent un film à Belle-Île. Arletty, Reggiani et Anouk Aimée en sont les vedettes. Mais rien ne va. Les caprices du ciel, des disputes, des grèves, des accidents... le sort s'acharne. Comble de malédiction, les bobines du chef-d'oeuvre inachevé disparaissent... Menant l'enquête, le narrateur ressuscite le cinéma de l'âge d'or, depuis l'avant-guerre jusqu'aux huées de l'Epuration.

  • Dans l'oeuvre d'Ernest Pignon-Ernest, Pier Paolo Pasolini apparaît dès 1980 sur les murs de Certaldo, puis à Naples à partir de 1988, au point que l'on peut parler d'un compagnonnage constant, le poète-cinéaste devenant l'une des grandes références de l'artiste, l'une de ses icônes. Il s'en explique d'ailleurs à plusieurs reprises et très clairement.
    «Pasolini était écartelé entre le désir intense de voir se transformer les rapports entre les gens et la lucidité aiguë avec laquelle il percevait les menaces que ces bouleversements allaient engendrer. Parce qu'il était le chantre du corps, de la liberté, du sexe, peut-être a-t-il été le premier à pressentir le détournement qui était en train de s'opérer, la société de consommation s'emparant de ces aspirations physiques et spirituelles pour les mettre au service de la marchandise. En dépit d'une hostilité quasi générale, il a prophétiquement dénoncé les risques de nivellement, de destruction des valeurs qu'implique l'hégémonie culturelle d'une société sans autres critères que ceux de la réussite matérielle. En même temps qu'il combattait l'acculturation, la déshumanisation programmée par cette société libérale qu'il apparentait à une nouvelle barbarie, il affirmait la monstruosité d'un communisme incapable de considérer la personne humaine comme sacrée. Marxiste, sa quête d'absolu et de fraternité était en fait assez proche du christianisme des origines, voire de celui que François d'Assise avait voulu régénérer.
    Au fond, il y avait mille raisons pour que je tente de me saisir de cette figure : son oeuvre de poète, de cinéaste, de faiseur d'images ; le caractère de son engagement ; le corps nu, cet élément de vocabulaire que nous avons en commun ; le choix des peintres qui l'ont inspiré (Masaccio, Mantegna, Piero della Francesca, Duccio, Bacon, Caravage, Giotto, dont il incarne lui-même le disciple dans son Décaméron) ; sa façon singulière de parler d'aujourd'hui en s'appuyant sur les grands mythes qui ont formé notre conscience (Médée, OEdipe, Jésus), en interrogeant la Grèce, l'Afrique, les deux rives de la Méditerranée ; également, la charge charnelle qu'il a donnée à cette intuition qui veut que les hommes et les mythes communiquent».
    Ernest Pignon-Ernest L'intervention récente dans les rues de Rome, à Ostie et à Naples, représente à nouveau l'auteur des Cendres de Gramsci, de La Religion de notre temps, de Théorème ou de L'Évangile selon saint Matthieu. Mais cette fois l'image témoigne d'une intention manifeste, d'une volonté d'alerte et d'interpellation, d'une lutte contre l'oubli. Elle surgit et accuse. Pasolini, quarante ans après son assassinat, sort des limbes et porte son propre cadavre comme une question toujours sans réponse : «Qu'avez-vous fait de moi ?» ; «Que se cache-t-il encore derrière ma mort ?».
    Karin Espinosa, qui a réalisé une série radiophonique sur la destinée de Pasolini (Né, consacré, massacré) et qui a entrepris une thèse de doctorat consacrée aux figures dans le théâtre urbain d'Ernest Pignon-Ernest, a tenu le journal de bord de ces collages qui ont investi les lieux de vie, de création et de mort du poète-cinéaste. Son texte est à la fois le récit et l'analyse d'une aventure artistique sans autre exemple.

  • Réalisateur français né en 1938, Jean Eustache est notamment connu pour avoir fait scandale au Festival de Cannes de 1973 avec son film La Maman et la Putain. Écrit au présent et à la première personne, cet ouvrage guide le lecteur au coeur de son travail en même temps qu'il témoigne de la passion de Luc Béraud pour le cinéma et ses métiers alors même que sa rencontre avec Eustache a marqué ses débuts dans ce milieu.

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