Potemkine Films

  • Dans un petit village, les derniers instants de vie Fang Xiuying, une vieille ouvrière, entourée de sa famille et de ses proches. Avec une attention portée à chaque souffle et à chaque détail, Wang Bing restitue l'état d'un être proche de la mort, tout en rendant compte de la présence des parents et des voisins qui forment un cercle de spectateurs impuissants... Après la mort, les gens repartent et la vie quotidienne continue. Comme si rien ne s'était passé...

  • En Syrie, les Youtubeurs filment et meurent tous les jours. Tandis que d'autres tuent et filment. A Paris, je ne peux que filmer le ciel et monter ces images youtube, guidé par cet amour indéfectible de la Syrie. De cette tension entre ma distance, mon pays et la révolution est née une rencontre. Simav, une jeune cinéaste Kurde de Homs m'a "Tchaté" : "Si ta caméra était ici à Homs que filmerais-tu ?" Le film est l'histoire de ce partage.

  • Qu'ils reposent en révolte : Composé de fragments qui se renvoient et se télescopent les uns avec les autres, le film décrit les conditions de vie des personnes migrantes à Calais. Et par là-même, des politiques engagées par les Etats policiers modernes, qui débordent le cadre de loi. L?individu, traité comme un criminel, se voit "dénudé", dépouillé, privé des droits les plus basiques qui font de lui un sujet de droit. Les Eclats : Éclats de voix, éclats de rire, éclats de rage ; bribes de mots, d?images et de mémoire ; paroles du proche et du lointain, d?hier et d?aujourd?hui, d?Afrique, Moyen-Orient, Europe ; rafles policières, cortèges guerriers, cour d?injustice? Calais. Une ligne de front. Un espace d?exception. Pour une cartographie de la violence d?Etat infligée aux personnes migrantes.

  • Arrêté à son domicile le 1er mars 2010 et accusé de "propagande contre le régime", Jafar Panahi est jugé quelques mois plus tard et condamné à six années de prison, assorties d'une interdiction pour une durée de vingt ans de tourner des films. Reclus entre les murs de son appartement, le cinéaste nous adresse en désespoir de cause cette lettre filmée, dont l'humour ravageur frappe par sa dignité, son courage, son insolence. La situation devient le sujet même de son film : que reste-t-il à un cinéaste qui n'a plus le droit de filmer et qui attend qu'on le jette incessamment en prison ?

  • Contient : - Armand 15 ans l'été : Armand est différent, exubérant, efféminé et un peu "enveloppé" comme il dit. L'été s'étire langoureusement, en bavardage avec ses copines et siestes au soleil. En quelques délicieuses saynètes de la vie adolescente, Blaise Harrison nous dresse un portrait tour à tour sensuel et intime, secret et jovial, d'un garçon qui se cherche. - L'harmonie : L'Harmonie municipale de Pontarlier... Ses répétitions, un carnaval, une commémoration. Avec un grand sens de l'équilibre, Blaise Harrison restitue le souffle secret des musiciens amateurs qui composent cet ensemble. Mais bientôt, ce n'est plus tant la musique que le lien invisible et silencieux qui relie chacun des musiciens à l'ensemble que semble filmer Blaise Harrison - la concentration, l'écoute, la recherche presque utopique de l'accord parfait, tandis que la partition originale de Rhys Chatham nous emporte.

  • Contient : - Le bal des absent.es (2013) : Souvenirs et rituel d'une fête des morts dans les Landes... - Anomalies (2013) : Ciné-tract tourné, développé et monté dans les causses du Tarn avec des amis éleveurs, en lutte contre les contrôles imposés sur leur troupeau et leur ferme. - Sème ton western (2014) : Un western post-apolitique en super 8 : une barricade animée qui se transforme en lieu de fête, une chevauchée fantastique à vélo, un défilé kolkhozien de tracteurs, des semeuses à la volée, des courses poursuites, des effets pyrotechniques... Ce film a été réalisé collectivement dans l'effervescence de deux semaines d'ateliers cinéma super-8 à la ZAD de Notre-Dame des Landes. - No ouestern (2015) : On dirait une fiction mais il n'y a pas vraiment d'intrigue. On dirait la ZAD de Notre-Dame des Landes mais ça pourrait être ailleurs. On dirait que ça se passe maintenant, mais il y a comme des accents pré-capitalistes... Suite du processus des Scotcheuses à la ZAD. Le Collectif poursuit son travaille politique et poétique et trace le récit des inventions réelles et imaginaires révélées par cet espace en lutte.

  • Ce coffret contient 2 films : - The Connection : The Connection. Huit copains jouent du jazz et racontent des anecdotes en attendant leur dealer dans un loft de Greenwich Village. Pour se faire un peu d'argent, ils ont accepté d'être filmés par le vrai faux documentariste Jim Dunn... A travers cette fiction tournée comme un documentaire, Shirley Clarke joue sur notre perception du réel et dresse le portrait des marges de la société américaine. - Portrait of Jason : Nous sommes en décembre 1966, dans la chambre qu'occupe alors Shirley Clarke au mythique Chelsea Hotel à New York. Seul face à la caméra, Jason Holliday, un prostitué noir et gay, s'engage dans un long monologue autobiographique. A la fois metteur en scène et interprète de sa propre histoire, il raconte, une bouteille de scotch et une cigarette à la main, la vie qu'il s'est partiellement inventé depuis son enfance.

  • Cet immense cinéaste ukrainien, formé par le cinéma soviétique dans les années 80, est plus connu en France pour ces deux premiers longs métrages qui furent tous deux sélectionnés en Compétition officielle à Cannes : "My joy" et "Dans la brume". Pourtant c'est avant tout comme documentariste qu'il a commencé son travail. Cet ensemble de films entièrement restaurés en HD est rassemblé pour la première fois en DVD. Cette oeuvre témoigne d'une Russie qui semble éternelle tant sa beauté ancienne semble à la fois archaïque et désenchantée. Hôpitaux psychiatriques, salle d'attente, usine, portraits de paysans, hommes au travail ralentis par le froid… Le monde de Loznitsa, sublimé dans un Noir et Blanc ciselé, nous offre un document inestimable sur les oubliés du peuple russe...

  • Nous, les enfants du XXème siècle met en scène des enfants des rues de Saint-Petersbourg : vagabonds inoffensifs, "fumeurs précoces", mais aussi cambrioleurs et même meurtriers. L'effondrement des tabous et de l'autorité établie a considérablement diminué leurs inhibitions. Même leurs parents ne placent plus aucune ambition en eux. Dans ce néant social, qui va montrer à ces enfants ce à quoi la vie doit ressembler ?

  • L'Impossible (Pages arrachées) : L'impossible passe de Calais à Paris, du noir et blanc à la couleur, du muet au sonore, du Super 8 à la vidéo, de paroles étouffées au free jazz, de la neige hivernale aux récentes manifestations du 1er mai, de corps de migrants à un pamphlet dirigé contre les palinodies d'une classe au pouvoir. Vers Madrid (The Burning Bright) : « Vers Madrid-The burning bright », newsreel expérimental, poétique et politique, atteste des expérimentations politiques et poétiques, misent en oeuvre par des milliers d'individus à Madrid en 2011, 2012. Le 15 M est le premier « mouvement » d'envergure du XXIème siècle que connaissent les sociétés occidentales, et qui donnera lieu aux différents « Occupy » à travers le monde.

  • Contient : - Al primo soffio di vento (2002) : Dans la moiteur d'une journée d'été, une famille sombre peu à peu dans la mélancolie et la solitude, sous les auspices d'une nature aux accents dionysiaques. Au fleuve, la vie explose à travers les chants d'un groupe de travailleurs immigrés, tandis que la musique de Satie jouée au piano résonne dans les chambres de l'ancienne maison, amplifiant le silence des membres de la famille. - Voci nel tempo (1996) : Année après année, le clocher de Castellaro Lagusello, tout petit village lombard, observe le passage des saisons, de la vie et de la nature. Avec cette magnifique polyphonie d'images et de sons, Franco Piavoli tisse la trame universelle du Temps qui passe.

  • Contient : - Il pianeta azzurro (1982) : De saison en saison, une année de vie sur la planète Terre... Mais grâce au montage des images et des sons, le temps du film devient celui d'une seule journée. Un poème visuel novateur et cyclique qui convie à une expérience du regard inédite sur la Nature, le Temps et l'Homme. Un chef-d'oeuvre sensoriel et une incroyable symphonie d'oxymores ! - Nostos : Il ritorno (1989) : Une relecture du mythe d'Ulysse : emblème d'un homme tiraillé entre la nostalgie de son passé et le désir de l'aventure. La langue du film, inventée à partir d'un mélange de grec et d'anciens dialectes méditerranéens, vient symboliser cette errance ancestrale.

  • Dans ce second numéro consacré à Loznitsa, nous avons décidé de rassembler ses films d'archive. En travaillant à partir d'images documentaires officielles, Loznitsa détourne le propos de la propagande de l'époque et nous interroge sur le statut réversible des images. Deux grands films politiques sans commentaire, qui permettent de relire l'Histoire tragique et violente de la Russie.

  • Avi Mograbi et Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d'asile africains que l'Etat d'Israël retient dans un camp en plein désert du Néguev. Par le biais d'un atelier inspiré du "Théâtre de l'opprimé", ils interrogent le statut de réfugié. Pourquoi Israël, terre des réfugiés, refuse de considérer le sort de ces exilés que la guerre et les persécutions ont jeté sur les routes ? Quel est l'élément déclencheur qui pousse un jour ces hommes et ces femmes à abandonner tout ce qu'ils possèdent pour plonger vers l'inconnu ? Le théâtre peut-il créer un pont entre les Hommes pour qu'ils échangent et se comprennent ?

  • Victor Kossakovski observe une petite rue de Saint-Pétersbourg depuis sa fenêtre. En permanence, la chaussée est cassée puis repavée. Il pleut souvent, parfois il neige, les saisons défilent et la population s'adapte. Sous la pluie torrentielle, certains courent, d'autres rasent les murs ou se couvrent la tête d'un sac plastique. Un couple investit la chaussée, patauge dans les flaques, s'embrasse, créant une atmosphère comique imprégnée de la poésie printanière du square.

  • Ce coffret contient 2 films : - Grandir (O heureux jours !) : Pendant dix ans, Dominique Cabrera a filmé sa famille : des moments de peine et de joie, des naissances, des départs et des retrouvailles. Mais dans ce film élégiaque sur le temps qui passe, ses proches deviennent bientôt les acteurs d'un théâtre de vie, mêlant aux histoires personnelles, la marche grave et lente de l'existence. - Demain et encore demain : 1995 : neuf mois durant, Dominique Cabrera a tenu ce journal poétique comme on tient un carnet de notes. Elle nous livre la confession intime et brûlante d'une femme de son temps, traversée par un questionnement politique et social.

  • Ce film est une improvisation. Un journal de travail. Ça parle d'Amérique. Donc de nous. Des morceaux de la vie de chacun. Un enfant, son père, sa mère, le lapin, le chien, les fleurs, votre enfance, la mienne, la nôtre. Les Indiens, Christophe Colomb, Apollo, la lune. Chaque personnage dit "je". C'est le journal intime de chacun. L'autobiographie de tout le monde. A partir d'images d'archives privées entrecoupées d'intertitres, Arnaud des Pallières invente une série de microrécits qui composent une fresque épique de l'Amérique. Mais cette méditation sur l'Histoire est aussi un portrait de nos régimes de croyance, de nos vies, de nos rêves intimes et collectifs.

  • Ce programme contient 3 documentaires : - La grande extase du sculpteur sur bois Steiner : Werner Herzog eut un temps le projet de devenir champion de saut à ski. En 1974, il accompagne lors de plusieurs compétitions le Suisse Walter Steiner, sculpteur sur bois et recordman du monde. Cet hommage à l'envol constitue une réflexion bouleversante sur les risques du métier, le danger de sauter trop haut et trop loin. Herzog précise ici sa description de la puissance et de l'héroïsme comme don, mais aussi comme handicap, inadaptation à un monde qui, au fond, n'en veut pas. - La Soufrière : En 1976, Herzog se rend sur l'île de la Guadeloupe alors que le volcan de La Soufrière, toujours en activité, menace d'entrer en éruption. 75 000 habitants sont alors évacués de Basse-Terre. Un homme, isolé et solitaire, a décidé de rester. - Gasherbrum : En juin 1984, les alpinistes Reinhold Messner et Hans Kammerlander, entreprennent l'ascension de deux sommets de l'Himalaya culminant à 8 000 mètres, d'une seule traite, sans camp fixe, sans radio ni oxygène. Une semaine dans la "zone de la mort ".

  • A l'échelle planétaire, la pêche industrielle épuise les océans. Rabo de Peixe, petit village des Açores où la pêche artisanale a longtemps constitué la principale activité économique, est en difficulté. Pedro, jeune patron de pêche, doit faire face aux périls inhérents à la vie des travailleurs de la mer. Pendant deux années entières, ce film raconte sa détermination, et celle de son équipage, à rester libres.

  • La chasse à l'orignal, une tradition au Québec, est ici prétexte à fouiller l'âme québécoise et exalter sa parole. Dans une cabane de Maniwaki, des citadins opèrent leur annuel retour à la nature... Mystères de la chasse. Plaisir de se mesurer aux éléments et de connaître ses limites. Expérience de la mort pour exorciser ses peurs et renouer avec la chaîne entière de la vie. Mais aussi, esprit de panache, de bravache et de vantardise, et transposition de moeurs sauvages de la meute au sein du groupe d'amis.

  • A Kisangani, en République Démocratique du Congo, un groupe de lycéens qui n'ont pas les moyens de s'acquitter de la "prime des professeurs" s'organise pour préparer ensemble l'examen d'État (le baccalauréat congolais). Pour se préparer à cet examen, les étudiants doivent surmonter d'innombrables difficultés et ont recours à plusieurs méthodes, des plus sérieuses aux plus fortuites. Dieudo Hamadi, jeune cinéaste congolais fait de la société dans laquelle il vit son champ d'investigation exclusif.

  • Voyage sur la rivière. Filmé depuis un bateau, ce voyage nous amène vers "l'origine de la rivière" et dans un petit village russe où Michail vit pauvrement avec sa soeur Anna.

  • Contient : - Lettre d'un cinéaste à sa fille : Avec cet essai qui prend la forme d'une lettre filmée, tissée de mille histoires, Eric Pauwels nous invite à entreprendre un voyage ludique dans l'espace et le temps. Tourné en super-8, ce premier film de la trilogie de la cabane joint le geste au regard et pose les fondements d'un art intime et poétique. - Les films rêvés : Un jour, un homme, un cinéaste fait un rêve : il rêve qu'il fait un film qui contiendrait tous les films qu'il a rêvé de faire… Depuis sa cabane, Éric Pauwels nous adresse ce film ample, qui nous parvient comme un songe conjuguant l'intime et l'universel. - La deuxième nuit : Avec ce dernier film de la trilogie, Éric Pauwels part sur les traces de sa mère, morte à quatre-vingt-dix ans. Mère aimante et attentive, c'est elle qui l'encouragea à faire du cinéma..

  • Une maternité au coeur de la forêt près d'Okazaki au Japon. Des femmes viennent là de tout le pays, loin du tumulte des villes modernes. Le Docteur Yoshimura âgé de 78 ans y pratique un accompagnement naturel à l'accouchement depuis des décennies. Autour de cet homme, cette petite communauté de femmes forme une utopie, régie par ses priorités hors du temps.

empty