Doc Net Films Editions

  • Ce coffret contient 3 films :
    - Closed District :
    En 1996, PIerre-Yves Vandeweerd séjournait dans le village de Mankien, au Sud-Soudan, pour y filmer la guerre. A l'époque, il pensait que réaliser un film sur une région en prise avec un conflit constituait un acte d'engagement. Une fois sur place, la réalité lui est apparue différente de ce qu'il avait imaginé...
    - Racines lointaines :
    PIerre-Yves Vandeweerd a voyagé à travers la Mauritanie pour retrouver un arbre qu'il voyais de sa fenêtre en Belgique. Sur sa route, il a rencontré des hommes et des femmes qui lui ont fait part de leur perception de cette quête, se livrant ainsi par des voies détournées une partie de leur vision du monde et de l'existence.
    - Le cercle des noyés :
    Le Cercle des noyés est le nom donné aux détenus politiques noirs en Mauritanie, enfermés à partir de 1987 dans l'ancien fort colonial de Oualata. Ce film donne à découvrir le délicat travail de mémoire livré par l'un de ces anciens détenus qui se souvient de son histoire et de celle de ses compagnons. En écho, les lieux de leur enfermement se succèdent dans leur nudité, dépouillés des traces de ce passé.

  • Le cinéaste israélien Avi Mograbi finalise une installation dans un musée, donne une master-class à de jeunes étudiants en cinéma, ou revoit chez lui certains de ses films. Mograbi Cinéma propose le portrait d'un moraliste provocateur et ironique qui, de Comment j'ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon à Z 32, brouille les codes du documentaire pour mieux capturer les " monstres " qui hantent la société israélienne.

  • Ce coffret contient 3 films :
    - Gigi, Monica... Et Bianca :
    Savez-vous que l'enfant des rues a beaucoup du chien. Recevoir des coups de bâton, rester des journées à mendier, cela ne le désespère pas, pourvu qu'on lui laisse sa gare. Cette gare peut bien être froide, anonyme : résidence sans avenir, grenier sans toit, destin sans pitié, il reste, tourne autour, bricole, espère. C'est sa niche. Mais le jour où sa mémoire l'oblige à quitter ce nid provisoire pour s'en aller par le monde des siens, alors...
    - La devinière :
    Le 18 février 1976, La Devinière, un lieu de psychothérapie institutionnelle, ouvrait ses portes à dix-neuf enfants réputés incurables, refusés par tous. Ni le sens commun, ni la psychiatrie, ni la pédagogie ne pouvaient les admettre, les reconnaître. Ces enfants, en somme exilés, La Devinière les a acceptés définitivement avec comme principe fondateur de ne les rejeter sous aucun prétexte. Le mot "asile" reprend son sens, un espace sans grilles ni chimie, où l'on donne le droit de "vivre avec sa folie.
    - Black Spring :
    Le spectacle Black Spring est une interrogation du regard occidental sur l'Afrique à travers ses corps. Le film se saisit de la matière dansée du spectacle qui, confrontée à des images de l'Afrique d'aujourd'hui, élargit notre propos vers une question essentielle : celle de notre regard sur l'autre.

  • Comme un ami en visite, le cinéaste fait partager l'intimité de deux artistes, la graveuse Cécile Reims et son compagnon le peintre Fred Deux. A 80 ans passés, ils préparent le legs de leur oeuvre.

  • Le quartier des Pyramides appartient à Evry-Ville-Nouvelle, une de ces cités fondées dans l'utopie urbanistique post-soixante-huitarde. Aujourd'hui, le quartier des Pyramides est devenu ce que l'on appelle un quartier difficile : un quartier ghettoïsé où passe le bus 402. Ce bus est une des cibles des jeunes, lorsqu'il traverse leur territoire. Face au refus des conducteurs de continuer à desservir les Pyramides, la TICE, le service des transports publics, a mis en place un réseau de prévention, qui implique les habitants du quartier. Pour ces médiateurs, le dialogue est la seule arme possible face à cette jeunesse qui a le sentiment de vivre "en fin de zone". Au coeur de cette histoire, il y a la distance entre la ville et sa périphérie. Entre le centre où sont accumulées et protégées les richesses -et où habitent ceux qui en bénéficient-, et les régions excentrées où résident ceux qui en sont privés.

  • Ce coffret contient 3 films :
    - Les enfants du Borinage : Lettre à Henri Storck :
    Après la vision de "Misère au Borinage" de Storck et Ivens, Patric Jean décide de retourner au Borinage, lieu de son enfance, pour écrire une lettre-film à Henri Storck à propos de la misère sociale qui s'est perpétuée jusqu'à son époque. Faux candide, il découvre dans les quartiers les plus pauvres, les conséquences les plus ignobles de l'horreur économique.
    - La raison du plus fort :
    Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. L'Europe : ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la "tolérance zéro". On construit une prison quand on ferme une usine. Les pauvres en général et les jeunes issus de l'immigration en particulier sont l'objet de toutes les peurs. Passant de l'autre côté du miroir et brisant les clichés, le film les montre dans leur humanité, dans une rue, une prison, un tribunal ou une cave de cité, avec leurs émotions, leurs envies, leurs peurs et leur désespoir.
    - D'un mur à l'autre : De Berlin à Ceuta :
    De l'ancien mur de Berlin à la nouvelle clôture de Ceuta en terre africaine, ce road-movie nous fait traverser l'Europe. Quatre frontières au moins mais un seul axe : une société métissée, multiculturelle, riche de ses diversités en dépit de ses traditions de rejet. Du Nord au Sud, Patric Jean part avec humour et tendresse à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont migré des quatre coins du monde et qui composent cette nouvelle société, y participant avec énergie et générosité.

  • Des ouvriers nous disent la vie d'usine à travers des extraits de livres écrits de l'intérieur. Les textes sont interprétés face caméra. Neuf livres et dix ouvriers-interprètes qui se réapproprient un récit dans lequel ils se reconnaissent. Ces témoignages sont rythmés par des images et des sons d'usines en activité. #De cette palette se dégage une vision concrète de la condition ouvrière d'aujourd'hui par ceux qui sont "dedans".

  • Qui suis-je ? Qu'est-ce que je fais de ma vie ? Les jeunes se posent les mêmes questions à travers le monde. Mais si votre enfance a été accablée par une guerre et un génocide ? Et si votre famille a été assassinée ou que vous avez dû prendre les armes ? "My Globe is broken in Rwanda" est l'histoire de quatre Rwandais. Il n'y est pas question d'identifier les bons ou les mauvais, mais de rencontrer avec candeur et prudence quatre jeunes personnes, leurs vies actuelles et leur pays.

  • Ils font partie de la première génération de l'après-guerre d'Indochine. Ils sont nés au Vietnam ou en Martinique. Ils ont hérité d'une histoire singulière et conflictuelle. Ils sont les blessés du silence, du rejet, des malentendus. Leurs pères, soldats Martiniquais, ont pris part à ce conflit, aux côtés des Français de l'hexagone et de toutes les autres forces coloniales, de 1946 à 1954. Leurs mères, Vietnamiennes, ont eu à vivre cette guerre interne de libération menée par le parti communiste d'Ho Chi Minh. Ainsi Annette, née au Sud Vietnam, arrivée en Martinique à 9 ans et Jean-Claude, né en Martinique, font partie de ceux qui posent les premiers jalons d'une mémoire commune. En revisitant le parcours de leurs parents, de la Martinique au Vietnam, ils remontent à la source d'une identité perturbée.

  • Ecrivain, cinéaste, essayiste, grand voyageur, photographe, un peu pianiste, un peu peintre, ami des bêtes, intellectuel engagé et chantre de l'imaginaire, Chris Marker a, soixante ans durant, exploré la plupart des moyens d'expression. Mêlant les témoignages de certains de ses plus proches compagnons à de nombreux extraits de ses films, "Chris Marker : Never Explain, Never Complain" retrace les grands temps de cette cinématographie unique, épousant à travers elle, les formes et les questionnements de l'engagement cinématographique et politique de la seconde moitié du vingtième siècle.

  • Contient 3 documentaires :
    - C'est possible :
    Guelack, un village au milieu d'un espace désertique qui centre toute son activité autour d'une exploitation fondée par un groupe de jeunes éleveurs peulhs dans le souci de venir en aide aux habitants de leur village. Aujourd'hui, cette ferme regorge d'énormes potentialités et projette par les activités qui s'y pratiquent un avenir meilleur pour les habitants de ce village, notamment les jeunes. Le soleil se lève à Guelack, les oiseaux gazouillent, le coq qui chante, les moutons bêlent. Les habitants s'attèlent à nourrir et traire les bêtes, à cultiver, à construire... Avec Ousmane Sow, le président du groupement, nous allons d'un bâtiment à l'autre à la découverte de ce village pas tout à fait comme les autres...

    - An Burudju :
    J'ai fait un rêve, je suis sûr qu'il signifie quelque chose que j'ignore. Aujourd'hui, je pars à la rencontre des éléments de mon rêve dans le quartier de Ngolobougou au Mali. Le film est une quête, une succession de rencontres et interroge l'exil de la communauté d'origine malienne à Saint-Louis du Sénégal depuis quatre générations.

    - Savoir faire le lit :
    Chez moi, au Niger, quand une femme rejoint la demeure conjugale, on l'exhorte à " savoir faire le lit " sans le lui apprendre à l'avance. A Saint-Louis du Sénégal, dans mon parcours d'apprentissage de l'art de la séduction, les femmes Sénégalaises révèlent le secret de la préparation du corps à la féminité. En cherchant à comprendre comment deux sociétés africaines musulmanes peuvent percevoir si différemment le corps de la femme, je me réconcilie avec moi-même, avec mon corps en lui faisant découvrir sa grâce inhibée depuis le berceau, mais aussi, j'interroge le tabou et les non-dits dans mon pays.

  • Ayant animé des ateliers documentaires en Afrique, j'ai voulu filmer notre travail. Le "courant continu", c'est celui des films qui s'écrivent à partir d'histoires qui se vivent, c'est la singularité et l'universalité de l'Afrique, c'est ce qui nous relie par-delà une disparition, c'est la puissance des enjeux que disent les visages et les voix, c'est l'énergie d'un processus de transmission, c'est filmer quelque chose du désir de films qui circule dans cette région du continent cinéma.

  • Le film débute par une énigme : l'exhumation, dans une propriété privée des environs de Sarrebourg (Moselle), d'un cadavre de soldat allemand qui était resté enterré là depuis la dernière guerre. Un soldat inconnu. -Le film enquête pour découvrir l'identité de ce soldat et connaître les circonstances exactes de sa mort. Il met alors à jour l'existence, en ce même lieu, de plusieurs autres personnages dont les destinées étaient restées jusqu'alors inconnues : de jeunes lorrains incorporés de force sous uniforme allemand durant l'une ou l'autre des trois guerres entre la France et le Reich.

  • Portrait tumultueux du "Grand Z", conducteur de la locomotive Abidjan - Ouagadougou pendant 20 ans, licencié en 1995 par la Société des chemins de Fer du Burkina Faso, à la suite de la privatisation imposée par la Banque Mondiale. Grand jouisseur impénitent, il fut alors terrassé en pleine allégresse, perdit tout, et coule depuis des jours bien sombres en attendant sa pension de retraite. Ce film est une tragi-comédie d'Afrique. Où l'on verra errer dans les rues poussiéreuses de Ouagadougou et les maquis huileux de Bobo-Dioulasso, la grande silhouette fragile d'un clown blanc noir, mélancolique et espiègle. Où l'on entendra sa langue si particulière, ses mots brutaux et tourmentés raconter ses déboires passés et présents, ses haines et ses espoirs. Où l'on observera les grimaces émouvantes de cet homme de 54 ans précocement vieilli d'avoir trop bu et trop pleuré, mais qui résiste en riant au fil du temps.

  • Autour d'une mine d'or improvisée sur la colline de Diosso au Burkina Faso vivent des milliers de personnes : orpailleurs, dynamiteurs, marchands, prostituées, enfants, guérisseurs, coiffeurs et marabouts composent cette ville éphémère. Ces hommes et ces femmes ont tout abandonné dans le même but : faire fortune. Malgré les dangers et les désillusions, la ruée vers l'or continue inlassablement.

  • La vie d'une famille de pêcheurs du delta intérieur du fleuve Niger au Mali est bouleversée par les effets de la mondialisation : la hausse du prix du pétrole et des denrées de base, la crise de la pêche et les changements climatiques. Le film est traversé par un questionnement sur les liens de transmission entre les générations, par le rapport à l'histoire et à la mémoire présent dans cette région où persistent les traces du commencement des choses.

  • Nous voilà dans le cabinet médical du docteur Moussa Maman au Bénin. La pièce est rudimentaire, l'espace étroit, quelques chaises, une couche pour s'étendre. Pour les personnages, le Dr Maman, son assistant, et quelques malades qui défilent, sans oublier un guérisseur. Allié du guérisseur, guérisseur à son tour, le médecin passe sans sourciller de la médecine européenne aux recettes magiques ancestrales. Il diagnostique une fièvre maligne avec la même science qu'un mal d'amour resté bloqué dans la gorge. Physicien doublé d'un psychanalyste, il fait tomber la fièvre.

  • A Diafarabé, village du Macina au Mali, se déroule chaque année à la même époque une somptueuse fête peule pour honorer les bergers, poètes, et leurs troupeaux de retour de transhumance dans l'immense plaine sahélienne. C'est un moment unique où les récits ancestraux se mêlent aux poèmes chantés, où les corps des bergers et leur bétail semblent pris du même vertige.

  • "Une journée avec" est une collection de dix portraits d'enfants d'Afrique de l'Ouest. Ils ont entre sept et douze ans et vivent au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Nous les suivons à hauteur d'enfant, pas à pas, pendant une journée ordinaire, une journée d'école, avec ses temps forts, ses temps faibles, sa routine et ses imprévus. Les films documentent le quotidien des différentes sociétés dans lesquelles ces enfants évoluent, grandissent et sont éduqués.

  • Ce coffret contient 5 films :
    - Tableau avec chutes :
    Tourné entre juin et octobre 1996, Tableau avec chutes est d'abord une enquête autour d'une image, d'un tableau : Paysage avec la chute d'Icare peint par Pieter Bruegel vers 1555. La lecture personnelle que l'auteur fait de cette peinture fait surgir d'innombrables questions...
    - Esprit de bière :
    Brune ou blonde, la bière exalte et endort, dispense la grosse gueule ou la gueule de bois. Elle unit et sépare. Elle résume des gestes, des désirs et des échecs. Elle a une mémoire. La bière, on la fréquente et on l'absorbe. En nous elle se transforme et nous transforme à son tour...
    - L'argent raconté aux enfants et à leurs parents :
    L'argent raconté aux enfants et à leurs parents scrute, sur le mode d'une fable humoristique et pince-sans-rire, la métallique maigreur d'une pièce de monnaie et raconte, par bribes, l'histoire d'une famille ouvrière incapable de conjuguer besoins, désirs et moyens.
    - Scènes de chasse au saglier :
    Méditation sur les images qui m'habitent et sur celles d'où j'aimerais m'exiler. Méditation sur le sens à donner au mot "réel" et méditation sur le désamour des images et des mots. Méditation sur le deuil, sur la mort des miens et sur la manière de "mettre en image" le bruit des choses et du monde. Méditation sur le désir de toucher, de détruire. Méditation sur le souhait de demeurer inconsolable. Une chasse au sanglier, le savoir-faire d'un taxidermiste et une reproduction fidèle du fusil chronophotographique d'Etienne-Jules Marey sont les prémices à un voyage intimiste.
    - Exercices de disparition :
    Est-ce que le deuil a une date de péremption... comme les yoghourts ? Et qu'entend-t-on au juste par le terme "deuil" ? Dialoguant avec son professeur de philosophie (passionné de Nietzsche et de claquettes), l'auteur entreprend plusieurs voyages. Certains sont statiques et sollicitent le vécu des deux amis. D'autres voyages mettent les mots à l'épreuve de la géographie : nommer, décrire ce qui est là, devant soi, devient une manière de conjurer ce qui s'efface.

  • En 2002, je pars en vacances dans le village natal de ma mère où je tombe amoureux d'une fille. Notre amour est impossible, elle est l'enfant des esclaves de mes grands parents. Je suis d'une famille noble et maraboutique au sommet de la société Soninké. Ma société est hiérarchisée, très inégalitaire et esclavagiste. En août 2007, le gouvernement mauritanien a pourtant adopté une loi criminalisant et réprimant la pratique de l'esclavage, aboli en 1960 et en 1981. Je vais à la rencontre de ma société, de la société mauritanienne pour comprendre...

  • Atlantic Produce Togo est une entreprise de la Zone Franche togolaise qui produit et exporte des boutures de plantes ornementales. Du fait des avantages qu'elle assure à ses 90 employés, elle est considérée comme un modèle social au Togo. Mais après 30 ans d'existence, Atlantic Produce est au bord de la faillite. Pour sauver ce modèle social, Tony, un jeune métis franco-togolais, décide de racheter l'entreprise. Mais la survie d'Atlantic Produce reste précaire. Acculé par les difficultés financières et la pression de ses clients européens, Tony commence à remettre en cause les acquis sociaux qu'il était venu préserver.

  • Huit ans après voir quitté l'Algérie pour aller en France, Lamine Ammar-Khodja décide de revenir chez lui le 6 janvier 2011, jour du déclenchement des émeutes à Alger. Organisé chronologiquement, ce film relate les difficultés à retrouver sa place. C'est sur le ton de la comédie que le film avance, faisant preuve d'humour autant que d'ironie, en place du désespoir attendu.

  • A Sihanoukville, au cours du tournage de son film "Un barrage contre le Pacifique", le cinéaste cambodgien Rithy Panh revient sur vingt années de son cinéma, de "Site 2" aux "Artistes du théâtre brûlé", en passant par le film emblématique de tout son travail, "S21, la machine de mort Khmère rouge". Entre leçon de cinéma et réflexion sur le genre documentaire, ce film dessine les limites morales et éthiques du cinéma.

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