Bel Air Classiques

  • L'histoire de Molière. Comment un petit garçon né en 1622 d'un père tapissier et d'une tendre mère qu'il perdra trop tôt, deviendra-t-il cet acteur prodigieux , cet auteur universel que nous connaissons tous si bien et si mal ?

  • L'histoire de Norodom Sihanouk est celle du peuple khmer pris dans les tourments du XXe siècle. Sous nos yeux, une jeune troupe d'orphelins ranime la mémoire silencieuse des années sombres, au milieu d'un décor sommaire : une chaise en bois pour trône, une pièce de tissu en guise de palais. C'est là toute la beauté d'évocation du spectacle de Georges Bigot (d'après la mise en scène originale d'Ariane Mnouchkine) qui, sous une forme vivante et bouleversante, montre un peuple tentant de se reconstruire. Retrouvant les traditions et arts de la scène d'avant la tragédie, il ravive des drames trop longtemps passés sous silence et nous permet d'assister à la naissance d'une troupe. En 1984, Hélène Cixous, bouleversée par son voyage dans un Cambodge en pleine tourmente, mettait péniblement des mots sur l'horreur du génocide en écrivant sa "tragédie élisabéthaine contemporaine", pour reprendre les mots de Georges Bigot, L'Histoire Terrible mais Inachevée de Norodom Sihanouk, Roi du Cambodge, pièce qu'Ariane Mnouchkine portera sur scène avec les comédiens du Théâtre du Soleil l'année suivante. Dans la salle, se trouve alors Ashley Thompson, depuis devenue professeure associée à la School of Fine Art, History of Art and Cultural Studies de l'Université de Leeds, spécialiste de l'histoire culturelle khmère. Sous son impulsion, depuis 2007, le Théâtre du Soleil travaille à la recréation en khmer de cette pièce avec les apprentis comédiens du Phare Ponleu Selpak de Battambang. Cette fois, ce sont donc les descendants des victimes des Khmers rouges eux-mêmes qui viennent nous conter l'histoire douloureuse et chaotique du peuple cambodgien, pris dans les tourments du 20e siècle. A travers les indications scéniques de Georges Bigot (comédien de la pièce originale d'Ariane Mnouchkine), à travers aussi des jeux d'improvisation, de traduction et de réappropriation autour de la poésie d'Hélène Cixous, dans cette dynamique spéculaire du proche et du lointain, c'est la dure conquête de la mémoire et de l'identité qui se joue sous nos yeux.

  • 1789

    Ariane Mnouchkine

    Au lendemain de la fusillade du Champ-de-Mars du 17 juillet 1791, des bateleurs entreprennent de jouer les principaux événements des deux années qui viennent de s'écouler : de la réunion des États généraux à la proclamation de la loi martiale, en passant par la prise de la Bastille, la Grande Peur, et la nuit du 4 août. Dans une grande liesse populaire, ils tentent de montrer le détournement des espoirs, l'explosion de la joie puis l'effondrement du rêve d'égalité des droits. Pour ce faire, les bateleurs utilisent toutes les formes théâtrales, de la pantomime à la tragédie, des marionnettes à l'opéra-bouffe. Ils repré- sentent ainsi les personnages importants ou humbles de cette année décisive et prennent à leur compte la phrase de Saint-Just : "La Révolution doit s'arrêter à la perfection du bonheur".

  • Ariane Mnouchkine monte d'ordinaire de grandes fresques politiques, comme "Le dernier caravansérail", où elle décrivait le destin de réfugiés entassés à Sangatte. Cette fois, avec toujours la même exigence et toujours le même talent, elle s'en prend à notre petite histoire. Après avoir traité avec "Le dernier caravansérail" d'un des problèmes les plus importants de la période où nous vivons, celui de l'exil et de l'errance des "humains migrateurs", le Soleil s'est avancé sur des territoires neufs qui sont ceux de l'intime, du familial, d'un pays proche, la France, sur quatre générations, celles-là mêmes qui coexistent au théâtre, en comptant les enfants. Installés sur des structures mobiles poussées par des partenaires avec une élégance toute chorégraphique, les interprètes jouent des scènes parfois traumatisantes, parfois solaires, souvent drôles, toujours pleines de mélancolie. La scénographie s'impose très vite: un dispositif bi-frontal, les chariots du Caravansérail qui deviendront circulaires et tourneront dans un mouvement lent, presque chorégraphié, pilotés par des acteurs-pousseurs attentifs et magnifiques. Souvent pratiquée par le Soleil, la création collective s'est approfondie au fil des années. Ici, l'exposition de chacun est maximale / Les Ephémères sont ainsi une sorte de rituel d'évocation collective de ce qui a intimement tramé le présent de chacun. Le Soleil y expérimente un engagement nouveau, urgent : se recentrer sur l'homme ordinaire, grain de sable que la globalisation exile loin de lui-même, tenter de le comprendre, sans les voiles du narcissisme égotique, des vastes problèmes ou des idéologies. D'où vient-on, qui est-on ? En une période de bouleversement rapide où l'amnésie est une des composantes de notre vie, la quête du fil essentiel qui relie les êtres humains au monde est sans nul doute un acte politique nécessaire, et fait de cette œoeuvre du Soleil, éloignée des prises de positions fortes, une de ses plus belles créations.

  • Créée en 2003 par le Théâtre du Soleil, le Dernier Caravansérail est une pièce sur l'exil composée d'une série d'histoires, de miettes de destins, de parcelles de vies d'hommes et de femmes qui ont fui leur pays. Elle est née du récit de voyageurs afghans, kurdes ou iraniens qu'Ariane Mnouchkine a rencontré lors de leurs escales européennes, indonésiennes, néo-zélandaises (Sangatte, Douvres, Lombock) ou dans leurs prisons australiennes (Villawood). Après deux ans de représentations au Théâtre du Soleil et dans le monde, Ariane Mnouchkine a souhaité prolonger et approfondir ce travail de témoignage, en réalisant un film. Elle a transformé son théâtre en un véritable studio de cinéma et a entièrement recréé la pièce pour la caméra, en restituant son incroyable puissance poétique et émotionnelle.

  • Deedee et Emma se sont connues lorsqu'elles étaient toutes deux jeunes danseuses. Deedee a abandonné sa carrière pour se consacrer à son mari et ses enfants. Emma est quant à elle devenue l'une des plus grandes danseuses de son époque, et dirige désormais une compagnie de danse à New -York. Mais leurs retrouvailles prennent une tournure inattendue lorsque les deux anciennes amies se retrouvent confrontées à leurs rêves et désillusions respectives : l'une regrette d'avoir sacrifié sa carrière, et l'autre de ne pas avoir fondé de famille. Les tensions s'exacerbent lorsque la talentueuse fille de Deedee Emilia choisit à son tour, sous le parrainage d'Emma, de devenir danseuse et tombe sous le charme du beau Yuri...

  • Au départ, il y a ce roman de Jules Verne : un bateau s'échoue sur une île, à la pointe de la Magellanie, ses passagers vont tenter de construire une société nouvelle, un modèle pour l'humanité future. Une équipe de cinéastes tente l'adaptation cinématographique de ce roman, le plateau est déplacé dans une guinguette sur les rives de la Marne : "Le Fol Espoir". Le tournage commence le 28 juin 1914, le jour de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo. Il se termine par un autre assassinat, celui de Jean Jaurès le 31 juillet. La grande conscription du 1er août est annoncée par les cloches de toutes les églises de France. L'allégorie de ce naufrage est filmée au rythme effréné des cinq dernières semaines avant que la guerre éclate. Une fable poétique et politique, à une époque charnière où toutes les utopies d'un siècle naissant semblaient possibles.

  • Aida

    Fracassi Clemente

    Le jeune Radamès, chef des troupes égyptiennes et vainqueur de l'armée éthiopienne lors de la bataille de la vallée du Nil, obtient du Pharaon la libération de la belle esclave Aida dont il est amoureux et de son pére Amonasro, Roi d'Ethiopie. Mais contrainte par son père, Aida pousse Radamès à lui révéler les projets secrets de l'armée égyptienne... En 1953, le réalisateur italien Clemente Fracassi dévoilait son dernier projet : une version cinématographique de l'opéra Aida de Giuseppe Verdi, le scénario ayant été réécrit d'après le livret original d'Antonio Ghislanzoni. C'est Sophia Loren, alors à peine âgée de 19 ans, qui tient le rôle-titre chanté par Renata Tebaldi (la grande rivale de Maria Callas). Premier film d'opéra à grand spectacle en couleurs, annonçant des chefs d'oeuvres cinématographiques comme Don Giovanni de Joseph Losey, La Traviata de Franco Zeffirelli ou encore Carmen de Francesco Rossi, ce classique du cinéma italien n'avait jamais été édité en France en DVD. Aida a été présenté hors compétition au Festival de Cannes 1987.

  • Le 30 septembre 1952 le rideau du Broadway Theatre de New York s'ouvre sur un film utilisant un nouveau procédé qui allait marquer profondément son époque : le Cinérama, contraction de cinéma et de panorama. Les scènes sont tournées avec une triple caméra 35 mm équipée de trois objectifs et projetées sur un écran "extra large" et courbe d'une ouverture de 146°. Le son du Cinérama est quant à lui diffusé sur sept canaux et enveloppe littéralement le spectateur. This Is Cinerama, qui a attiré plus de 20 millions de spectateurs en salles est un formidable périple à travers le monde des années 1950. Revivez l'expérience Cinerama dans sa version restaurée par les studios Ambiant de Los Angeles. Le format "Smilebox" simule la courbe de l'écran, fait renaitre la couleur, la musique et l'esprit de ce grand classique. Il offre au spectateur un voyage unique dans l'espace et dans le temps.

  • Une biographie revisitée de la vie de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Le compositeur, cédant à la pression sociale, épouse Antonina Milioukova mais reste hanté par son homosexualité.

  • Valentino

    Ken Russell

    Août 1926 : Valentino, le premier grand séducteur de l'histoire du cinéma meurt à 31 ans. Son rôle principal dans "Les quatre cavaliers de l'apocalypse" a fait de lui une star du jour au lendemain. Dirigée par des femmes fortes, ambitieuses, et manipulatrices, sa carrière a rapidement pris une dimension vertigineuse qui a précipité sa perte.

  • Ce documentaire suit le Windjammer, un magnifique voilier piloté par des apprentis marins pendant 238 jours. Au départ d'Oslo, le navire effectue une boucle de plus de 32 000 km à travers l'Atlantique en passant entre autres par Madère pendant les festivités du Nouvel An, Porto Rico pour un récital du grand violoncelliste Pablo Casals, Trinité et Tobago et New York.

  • Une biographie revisitée de la vie de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Le compositeur, cédant à la pression sociale, épouse Antonina Milioukova mais reste hanté par son homosexualité.

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