Seguier

  • C'etait Kubrick

    Michael Herr

    • Seguier
    • 8 Avril 2021

    Le réalisateur culte, le reclus le plus célèbre et secret du 7e art, l'autodidacte de génie : rarement réalisateur se sera autant dérobé derrière sa légende que Stanley Kubrick. Manquait donc un portrait à hauteur d'homme, réalisé par l'un des rares privilégiés ayant appartenu au cercle très fermé des proches de l'artiste : Michael Herr, qui fut son ami, confident et collaborateur pendant près de vingt ans, était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'acquitter de cette tâche délicate.
    Revenant sur près de cinquante ans de carrière, de polémiques et de malentendus - jusqu'à la controverse qui entoura l'ultime chef-d'oeuvre de Kubrick, Eyes Wide Shut -, mêlant souvenirs, anecdotes et analyses, Herr livre une biographie sensible du cinéaste tel qu'il l'a côtoyé. Reporter, écrivain et scénariste américain, Michael Herr (1940-2016) est l'auteur du best-seller Dispatches (1977), récit halluciné de son expérience de correspondant de guerre au Vietnam, qui fit de lui l'une des grandes figures du journalisme "gonzo" , à l'égal de Tom Wolfe, Hunter S.
    Thompson ou Truman Capote. Herr rencontra Stanley Kubrick en 1980 et cosigna avec lui le scénario de Full Metal Jacket. Il travailla aussi avec Francis F. Coppola, notamment sur Apocalypse Now, dont il écrivit la mythique narration en voix off.

  • Mémoires Nouv.

    Mémoires

    David Niven

    • Seguier
    • 30 Juillet 2021

    S'il fallait décerner un prix d'élégance aux acteurs, alors David Niven recueillerait tous les suffrages. Rarement le complet rayé et le trait de moustache auront été si bien portés à Hollywood, et l'on ne s'étonnera pas que Ian Fleming pût l'imaginer dans le rôle de James Bond. Est-il annoncé au casting d'un film qu'on s'attend à le voir dîner en chemise à plastron, noeud papillon et slippers aux pieds ; avec lui, on pressent surtout les dialogues ironiques et toute la panoplie de l'humour "so british" - ce tranchant de l'intelligence.
    Mais avant la célébrité, Niven aura connu une véritable vie d'aventures. Renvoyé pour indiscipline de plusieurs écoles britanniques, insolent à l'armée, mis aux arrêts pour insubordination, il se gagne la sympathie du geôlier en partageant une bouteille de whisky puis s'échappe par la fenêtre. On le retrouve quelques mois plus tard aux Etats-Unis, versé dans le plagiat littéraire, le commerce de spiritueux, la danse professionnelle et même la course de poneys, avant que le destin se ressaisisse et le pousse vers les caméras des grands studios.
    Ainsi débute une carrière de près de cent films avec, très vite, des rôles principaux. Niven révèle surtout une disposition pour les comédies romantiques où sa souriante désinvolture fait merveille ; il rencontre ensuite le succès international, d'abord grâce à son rôle de Phileas Fogg dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Michael Anderson (1956), puis avec Les Canons de Navarone (1961) de John Lee Thompson et Les Cinquante-Cinq Jours de Pékin (1963) de Nicholas Ray.
    Parus et traduits en deux volumes dans les années 1970, introuvables en français depuis, ses souvenirs sont ici republiés pour la première fois. Tout refroidit vite, la gloire d'un acteur en particulier. Mais que l'on se rassure dans les librairies : peu de choses sont aussi vivantes qu'une page écrite par David Niven. "Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood". - The New York Times Book Review "Désopilant".
    - The Dailymail "Une lecture hilarante". - The Sunday Telegraph

  • L'autre-différent, est-ce le frère, le cousin, le voisin, l'habitant de l'autre village, de l'autre pays, de l'autre continent ? Et la différence, sur quoi porte-t-elle ? Sur la couleur, la morphologie, la religion, le sexe, la culture, la nationalité, la classe sociale, l'économie, la génétique, etc. ? Quelle différence sera inacceptable, pourquoi et pour qui ? Si la différence est ce par quoi se constitue l'identité, la haine de l'autre-différent comme moyen de la consolider, ne renverrait-elle pas à la faiblesse, sinon au sentiment de faiblesse de ladite identité ? Du "Barbare" des Grecs du Ve siècle av.
    J.-C. aux non-ariens du XXIe siècle, l'autre-différent a fait l'objet de divers discours destinés à le situer par rapport à soi, le plus souvent comme sous-humain, à l'exploiter, à l'éliminer, ou à le garder le plus éloigné possible de soi, dans le chef de l'Occident. Des savants ont consacré beaucoup de temps à établir des critères de différenciation les plus fins et les plus objectifs. Pourquoi lui consacre-t-on tant d'énergie ? Cela est-il le propre de tous les peuples ? L'identité blanche serait-elle réellement en danger depuis plus de deux mille ans face aux identités dites "de couleur" ? Nous avons essayé de répondre à ces questions en détournant le projecteur de l'objet de haine et de rejet vers le sujet haïssant et rejetant.

  • Beauté vénéneuse, filmographie fournie et amants célèbres : Hedy Lamarr avait tout pour figurer au panthéon des reines d'Hollywood - mais sans doute étaitelle trop sulfureuse pour l'Amérique des années 1940. Elle accède à la notoriété en mimant pour la première fois un orgasme au cinéma ; fuit son premier époux, déguisée en femme de chambre ; se marie six fois ; revendique sa bisexualité ; prend pour amants les plus grandes stars ; abuse de la chirurgie esthétique ; dilapide sa fortune ; se retire de la vie publique à 40 ans, ne réapparaissant qu'au gré de ses condamnations pour vol à l'étalage. Dans cette autobiographie controversée, elle livre les détails de son ascension spectaculaire, brossant un portrait décadent de l'âge d'or d'Hollywood.

  • « Que reste-t-il de John Cassavetes, gueule de cinéma magnifique, comédien intense et vénéneux, cinéaste des émotions et des fêlures humaines ? » La question se posait avec d'autant plus d'urgence à l'approche des 30 ans de la disparition du réalisateur (le 3 février 1989) qu'aucune biographie en français ne lui avait encore jamais été consacrée. C'est donc un portrait aussi personnel qu'indispensable que lui consacre Sophie Soligny, loin de la réputation de monstre sacré pour rétrospectives de cinémathèques à laquelle on le cantonne parfois. Sous sa plume, avec la complicité du dessinateur Fred Peltier et l'appui de nombreuses photographies, l'homme prend vie et nous guide dans le labyrinthe d'une oeuvre dont se réclament aujourd'hui Woody Allen, Pedro Almodóvar et Xavier Dolan.

  • « Aujourd'hui je pense différemment certains événements de ma vie [...]. J'avais sans doute besoin à ce moment-là de cette longue exploration, de cette longue réflexion. Et puis, j'ai découvert que mes souvenirs ne se résumaient pas à un sentiment de mélancolie devant les choses qui, comme le temps, se sont enfuies. Ils me font aussi regarder devant moi, comprendre que je suis toujours là, encore surpris de ce qu'il peut m'arriver. » Ce livre est le résultat d'années de rencontres entre Ennio Morricone et le jeune compositeur Alessandro De Rosa. Il s'agit d'un dialogue dense et profond, qui parle de la vie, de la musique et des façons merveilleuses et imprévisibles dont ces deux arts entrent en contact et s'influencent l'un l'autre. Morricone raconte en détail son parcours : ses années d'études au conservatoire, ses débuts professionnels à la Radio Corporation of America (RCA) où il écrit et arrange de nombreuses chansons à succès, les collaborations avec des réalisateurs italiens et étrangers de premier plan : Leone, Pasolini, Bertolucci, Tornatore, de Palma, Almodóvar, jusqu'à Tarantino et son sacre aux Oscars en 2016, à l'âge de 87 ans.

    Dans cet ouvrage, le maestro ouvre pour la première fois les portes de son atelier de création, en présentant au lecteur les idées qui sont au coeur de sa pensée musicale et qui font de lui l'un des plus brillants compositeurs de notre temps. Il révèle ce que composer signifie pour lui, quelle relation mystérieuse et ambivalente entretiennent la musique et les images des films, mais aussi l'urgence créatrice qui sous-tend ses expériences musicales pures, au-delà de son travail pour le cinéma.

  • C'est ça Pierre Etaix

    Etaix/Etaix/Etaix

    • Seguier
    • 5 Novembre 2015

    Ce livre est le résultat d'une co-édition entre Séguier et Arte, un projet qui mit près de deux années à aboutir. Cet ouvrage se présente sous la forme d'un abécédaire dans lequel le parcours artistique et la vie de Pierre Étaix défi lent sur 400 pages d'illustrations et de textes couvrant près de 60 ans de carrière. Chacune des pages de cet ouvrage exceptionnel est illustrée, mettant en valeur des photographies, illustrations ou dessins de Pierre Étaix . Illustrateur, clown, cinéaste, a chiste, gagman, magicien, roi du slaspstick, acteur... toutes les facettes de son génie sont ici réunies.

  • Toni Servillo est un acteur total : il mène une double vie entre cinéma et théâtre, aussi épris de mise en scène que de son propre jeu. Alter ego du cinéaste Paolo Sorrentino, ils ont tourné ensemble de grands succès comme Il Divo, récompensé au Festival de Cannes ou encore La Grande Bellezza, oscarisé Meilleur Film étranger en 2014. La carrière de T oni Servillo est jalonnée de rôles très différents mais toujours ancrés dans l'histoire de l'Italie, lui conférant une place centrale dans le cinéma italien actuel. Depuis la fin de la « comédie à l'italienne », dans les années 1970, le public français a souvent enterré, à tort, le cinéma italien. Or voilà que renaît l'un de ses « monstres », qui en réactive la fonction originelle : montrer et avertir. Et que nous montre le monstre Servillo ?

  • L'acteur Helmut Berger fut considéré comme « le plus bel homme du monde ». Repéré en Italie par le réalisateur Luchino Visconti, il interprète pour ce dernier de grands rôles aux côtés de Romy Schneider, Elisabeth Taylor, Charlotte Rampling ou Burt Lancaster. Les relations qui unissent alors l'acteur au cinéaste ne se limitent pas au cadre professionnel. Berger est blond, Berger est beau, et Berger couche. Mais à la mort du grand maître Italien en 1976, sa carrière perd de sa superbe. Personnalité cinématographique incontournable, célèbre interprète de personnages sulfureux, Berger finit par être victime de son image et sombre dans une décadence autodestructrice. Et puis vint le récent « Saint Laurent » réalisé par Bertrand Bonello dans lequel Helmut Berger campe le célèbre couturier à la fin de sa vie. Une prestation très remarquée à Cannes en 2014, qui replace Helmut Berger dans le cinéma et le meilleur.
    Dans cette autobiographie épicée, à l'image d'un Richard Burton ou d'un Gainsbourg, essoré par l'alcool et la drogue, Helmut Berger transgresse tous les tabous. Il nous livre entre autres ses explorations de toutes les formes de sexualité, les grandes aspirations de sa vie, son amour pour Luchino Visconti, et ses amitiés avec Rudolf Noureev, Grace Kelly, Aristoteles Onassis, Maria Callas, Stavros Niarchos, Jack Nicholson et Romy Schneider.

  • En 1939, le western est moribond. John Ford le ressuscite avec La Chevauchée fantastique. En tournant ce film, le cinéaste fait deux rencontres décisives : Monument Valley et ses habitants, les Navajos. Au fil des années, des liens vont se tisser entre le cinéaste catholique d'origine irlandaise et les « Natives » des plateaux désertiques de l'Utah. Durant dix films répartis sur un quart de siècle, les relations entre le réalisateur et les Navajos vont évoluer. Tout en narrant cette évolution, John Ford et les Indiens raconte l'influence que les uns auront sur les autres, sur leurs films et sur leurs vies. Au travers d'archives, d'analyses et de témoignages inédits et exclusifs, le livre raconte l'amitié entre les oubliés du rêve américain et l'un des plus grands cinéastes hollywoodiens.

  • Pendant longtemps, le cinéma consacra peu de réalisatrices et productrices, métiers essentiellement réservés aux hommes. Ce livre veut réparer quelques injustices et sortir de l'oubli de grandes figures « au féminin », productrices de chef-d'oeuvre du 20e siècle. D'Alice Guy « premier cinéaste » au monde, aux épouses de Pialat, Micheline et Sylvie, en passant par Leni Riefensthal, égérie du nazisme, Mag Bodard, Christine Gouze-Rénal, Albina du Boisrouvray, Margaret Ménégoz, Julie Gayet...
    Femmes d'exception, aventureuses, sujettes aux destins glorieux ou contrariés, toutes méritent qu'un portrait leur soit consacré.

  • Réalisateur, scénariste, producteur, acteur, mais aussi grand séducteur... Roger Vadim restera dans les mémoires comme un cinéaste aimant faire tourner les femmes de sa vie (Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Jane Fonda...). Après la guerre, il devient l'une des figures indispensables de Saint-Germain-des-Prés, s'essayant à la peinture, puis au théâtre, avant de devenir reporter à Paris-Match (de 1953 à 1955) et de faire ses premiers pas dans le monde du cinéma aux côtés de Marc Allégret. Il réalisa son premier film en 1956, Et Dieu créa la femme, avec la jeune Brigitte Bardot. Cinéaste à scandale pour les uns, metteur en scène doué pour les autres, il fut associé de près ou de loin au phénomène de la Nouvelle Vague. A partir des années 90, il se consacrera à l'écriture et au théâtre.

  • L'abbuffone a été publié en 1974, un an après la sortie de La Grande Bouffe.
    C'est un véritable best-seller en Italie avec un nombre conséquent de rééditions. La première partie est consacrée aux souvenirs de l'acteur à travers quatorze chroniques ; ces chroniques se concluent par une recette, toujours associée au souvenir précédemment évoqué. Les chroniques sont suivies de trente-neuf recettes italiennes, toutes pimentées de commentaires mordants pour se terminer par un témoignage émouvant sur l'expérience du tournage de La Grande Bouffe et les quelques vingt-et-unes recettes du film.
    La deuxième partie sera consacrée au tournage du film scandaleux, et comprendra les témoignages de ses principaux protagonistes. Plus loin seront analysées des carrières de T ognazzi et Ferreri.

  • Initials BB comme Bobby Beausoleil. Guitariste californien, Bobby avait tout pour devenir une star du rock : le talent, le charisme, la beaute´. Mais lorsque le prote´ge´ du cine´aste Kenneth Anger croisa un chanteur prometteur du nom de Charles Manson, il e´tait e´crit que sa partition ne serait pas exactement celle qui le conduirait aux sommets des charts. Bobby poignarda a` mort un homme. Police. Menottes. Prison. Une peine à perpétuité qu'il purge toujours à l'heure actuelle, depuis 1970. Ce livre e´crit sur la route, entre Los Angeles et San Francisco, est le re´cit d'une fascination pour le fil du rasoir. Ou` l'on croise les fanto^mes de Gene Clark et de Gram Parsons, une chanteuse perdue, quelques musiciens passe´s de l'ombre a` la lumie`re. Et une chanson obse´dante.

  • Henri Colpi, grand homme de cinéma, transmet le récit de son expérience à un jeune aspirant monteur, sous la forme d'une correspondance fictive. Il nous fait découvrir ce métier de l'ombre qu'est le montage, nous dévoile les ficelles du métier, l'évolution des pratiques et du langage cinématographique, depuis la pellicule jusqu'au montage virtuel numérique (dans une lettre signée par Nathalie Hureau). Par l'historique de ce métier, il parcourt l'histoire du cinéma. Par le récit de sa propre carrière, il raconte ses rencontres avec Charlie Chaplin, Henri-Georges Clouzot, Picasso, Alain Resnais. ainsi que son expérience de réalisateur. Henri Colpi livre ici les secrets et la passion d'un métier, ses réflexions sur l'art du montage et surtout son amour du cinéma.

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