Impressions Nouvelles

  • Denis Lavant est l'une des figures les plus singulières du théâtre et du cinéma français. Dans ce formidable autoportrait, il évoque de manière sincère et généreuse ceux qui ont le plus compté dans son parcours : Antoine Vitez et Leos Carax, Bernard Sobel et Claire Denis, Louis-Ferdinand Céline et Samuel Beckett...
    Il rend hommage aux Enfants du Paradis, à Charles Chaplin et au mime Marceau, à Pasolini et à Rimbaud.
    Inoubliable interprète des Amants du Pont-Neuf et Holy Motors, remarquable lecteur, Denis Lavant est aussi un acteur très physique, fasciné par le cirque et les arts de la rue.

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène.

    Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels.

    La dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

    La dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie

  • L'Atelier du scénariste examine l'écriture pour le cinéma, du point de vue du métier comme de la création. Le métier, c'est la maîtrise d'un langage particulier, et l'utilisation de principes narratifs souvent méconnus. La création, c'est la dimension personnelle, à la fois originale, féconde et universelle, que certains scénaristes parviennent à apporter, malgré les contraintes du genre. On découvrira ici comment rédiger un synopsis et une continuité dialoguée, comment concevoir un protagoniste, comment distinguer l'épaisseur d'une histoire de la simple trame du récit.
    Cet ouvrage examine le cas d'une adaptation, il veille à distinguer le protagoniste du héros et l'antagoniste de l'ennemi, précise la fonction de la voix off et les ressources du flash back, révèle qu'un prologue peut contenir le secret d'un film tout entier - et bien d'autres choses encore. Il fournit aussi des conseils aux jeunes scénaristes, un plan de travail pour les enseignants, et des aperçus sur le rapport entre le scénario et la vie.
    Des exemples nombreux - puisés dans les films classiques de Billy Wilder et Jean-Pierre Melville, dans Le Mépris et Le Satyricon, mais aussi chez Pedro Almodovar, Clint Eastwood, David Lynch et Jacques Audiard, ou dans les exploits d'Indiana Jones et de Spiderman - enrichissent cet essai qui remet l'écriture au centre du processus de création. Professeur de scénario à la Sorbonne et à l'Université libre de Bruxelles, Luc Dellisse se passionne pour la littérature autant que pour l'enseignement.
    Aux Impressions Nouvelles, il a déjà publié deux essais, L'Invention du scénario et Libre comme Robinson, et quatre romans : Le Jugement dernier, Le Testament belge, Le Professeur de scénario et Les Atlantides.

  • Il y en a qui ont fait du théâtre en attendant de pouvoir faire du cinéma. D'autres qui ont été influencés par la scène et en ont témoigné dans leurs films. D'autres encore qui se sont fait connaître par le cinéma et ont attendu longtemps avant de tenter l'expérience théâtrale. Quel que soit leur parcours, ces artistes expriment le lien profond, parfois problématique ou paradoxal qui unit cinéma et théâtre. On dit qu'au cinéma, c'est la mise en scène qui est première, alors que sur les planches, ce sont le texte et les acteurs qui règnent ; parfois, ce n'est pas si simple. Une dizaine de créateurs et créatrices de premier plan, forts de leur expérience, s'expriment ici sur les deux domaines. Deux passions qui n'en font qu'une : mettre en scène.

  • Vous êtes bêta-lecteur. Vous sélectionnez des projets de fiction. Vous faites de la consultation de scénario. Vous participez à un atelier d'écriture. Vous êtes lectrice en commission. Vous dirigez des écritures.
    Vous occupez une fonction de décision (production ou autre) et vous vous prononcez régulièrement sur la lecture d'un texte. Ou même encore, vous êtes auteur.
    Alors, ce livre est pour vous. Fort de son expérience de « script doctor » et de directeur d'écriture, Yves Lavandier a mis au point avec humour et franc-parler une démarche qui invite à la rigueur mais aussi à l'authenticité et à l'humilité.

  • De 1958 à 1968, Claude Ollier écrit régulièrement sur le cinéma en contrepoint de son travail d'écrivain (son premier roman, La Mise en scène, obtint le Prix Médicis). En 1979, il compose une première compilation de ses chroniques, publiée en 1981 par Les Cahiers du cinéma/Gallimard, sous le titre Souvenirs Écran. Cinq ans après le décès de Claude Ollier, il nous a semblé nécessaire de redonner à lire ces textes qui n'ont rien perdu de leur acuité. De Jules et Jim de Truffaut à Eva de Joseph Losey, de Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda à Cuba si de Chris Marker, en passant par La ronde de l'aube de Douglas Sirk, L'Attente des femmes d'Ingmar Bergman, ou L'Année dernière à Marienbad d'Alain Resnais, la totalité des chroniques cinématographiques de Claude Ollier se trouve maintenant rassemblée.

  • Comment e´crire pour le cine´ma ? S'il s'agit toujours de raconter des histoires, l'écriture d'un scénario ne s'envisage pas comme celle d'un roman, car, dès le départ, « l'image animée » et la bande-son en sont des éléments constitutifs. C'est ce passage du sujet au synopsis, du traitement à la continuité dialoguée, puis au découpage technique voire au story-board, que de´voilent sce´naristes et cinéastes. Ceux-ci deviennent, par ces truchements successifs, les auteurs d'un film. Peut-on e´crire a` plusieurs ? Comment sce´naristes, re´alisateurs et producteurs dialoguent-ils ensemble ? Y a-t-il une « nouvelle e´criture » du scénario au tournage, puis au montage ? Ces questions sont au coeur de cet ouvrage, qui aborde l'écriture filmique comme un tout organique.

  • Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer.
    Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.

  • Les chefs opérateurs traduisent le récit en images. Ils contrôlent le cadre et les mouvements de caméra. Ils inventent ou domestiquent la lumière et s'en servent moins comme un pinceau que comme un stylo :
    C'est l'étymologie même du mot « photographie ». Leur statut est paradoxal. Ce sont des créateurs, mais pas des auteurs. Ce sont des artistes, mais pas des interprètes.
    Ce sont des « chefs » qui souvent prennent leurs décisions en toute autonomie sur le plateau, mais aussi les « serviteurs » d'un projet derrière lequel leur ego doit s'effacer.
    Cet ouvrage explore les secrets d'une profession et révèle la diversité des parcours.

  • Qu'est-ce que le cinéma invente à partir de la vie quotidienne ? Comment les formes cinématographiques représentent-elles la dimension la plus ordinaire et la plus insaisissable de notre existence ?
    Du point de vue de la création artistique, on mettra en lumière ce qui s'élabore à partir de la quotidienneté :
    L'énumération (les listes, les séries), le travail du rythme (à travers les cycles journaliers, les jeux de répétition), les flux (le passage des heures, le vide et le plein, la circulation urbaine), l'étude des gestes et du mouvement des corps. Cette réflexion nous permettra, en dernier lieu, d'interroger les enjeux esthétiques et politiques de la mise en scène d'actions journalières, afin de mieux saisir comment le cinéma nous engage à repenser la question du quotidien.

  • Ce livre est destiné en priorité à tous les étudiants en cinéma (plusieurs dizaines de milliers d'étudiants en France, en Belgique, au Québec...) pour qu'ils puissent savoir ce qui existe en termes d'enseignement des pratiques du cinéma à l'université.
    Il n'y a en effet pas que dans les écoles de cinéma qu'on peut suivre des ateliers de scénario et faire l'expérience de la réalisation. L'association de la pratique du cinéma à l'université pose fondamentalement la question de sa transmission : en associant le penser et le faire, le regard et le geste.
    L'université peut être le lieu d'une recherche artistique et théorique qui n'existe pas au sein de la profession cinématographique...

  • Comment définir ce qu'est « la direction d'acteur » ? Pourquoi y a-t-il si peu d'ouvrages sur la question ? Quel est ce « mystère » ? Entre acteurs et réalisateurs, quelle émulation, quels rapports de force ?
    Les cinéastes vampirisent-ils leurs acteurs, et inversement ?
    Les propos des cinéastes et metteurs en scène ne sont jamais théoriques. Ils transmettent leurs méthodes de travail. Ils racontent leurs expériences et évoquent les acteurs avec lesquels ils ont travaillé...
    Autant de cas d'école passionnants.

  • À quoi correspondent les liens entre cinéastes et monteurs ? De quelle manière s'établit et se répartit concrètement le travail entre eux ? Comment, à partir d'exemples concrets comprendre les différentes strates d'écriture qui se cristallisent au montage ? Qu'est-ce que réécrire un film après le tournage ? Pourquoi certains cinéastes et monteurs décident-ils de poursuivre ou, dans d'autres cas, d'interrompre leur union ?
    Les cinéastes Jacques Audiard, Catherine Breillat, Arnaud Desplechin, Cédric Khan, Patrice Leconte, d'une part, les monteurs et monteuses Laurence Briaud, Pascale Chavance, Yann Dedet, François Gédigier, Juliette Welfing, de l'autre, racontent leurs collaborations.

  • Le cinéma de Visconti a trop souvent été lu sous le prisme d'un classicisme décadentiste ayant succédé à ses films néoréalistes. Cet essai entend contester cette approche et réinterroger les créations du Visconti sous l'angle du motif du «trop tard», en abordant deux oeuvres en particulier, Les Damnés et le scénario Proust resté à l'état de fantôme. L'analyse des paradoxes et tensions de l'esthétique viscontienne, de la fonction qu'il impartit au cinéma mettra au jour sa problématique de l'Histoire, sa métaphysique de la mort et les promesses que recèle tout crépuscule.

  • Il y a d'une part les documentaristes à qui l'on pose la question : « Quand est-ce que vous ferez un vrai film ? » Et il y a d'autre part des cinéastes de fiction à qui l'on demande : « Vous n'avez jamais eu envie de filmer la réalité ? » Le débat est aussi vieux que le cinéma lui-même. Peut-on filmer le réel ? Peut-on d'ailleurs filmer autre chose que le réel ? Dans cet ouvrage, ont été interrogés huit cinéastes qui ont l'expérience conjuguée de la fiction et du documentaire. Chacun d'entre eux se penche avec acuité sur le passage de l'un à l'autre, chaque créateur ayant son rapport particulier au réel et à l'imaginaire.

  • La musique au cinéma semble en pleine phase de mutation, et les questions qu'elle soulève passionnent autant les cinéphiles que les mélomanes. Pour y répondre, cet ouvrage a convoqué des spécialistes internationaux. Chercheurs infatigables, mais aussi amateurs passionnés, ils ouvrent de nouvelles perspectives en interrogeant les oeuvres elles-mêmes, anciennes ou récentes, pour qu'elles révèlent leurs secrets et leurs trésors. Ces recherches sont complétées par une fructueuse discussion où interviennent des professionnels français, sur l'évolution actuelle de la musique pour l'écran.

  • Si Raoul Ruiz est reconnu dans le monde entier, sa fi lmographie reste labyrinthique. Trop souvent, Ruiz est réduit à ses fi lms les plus visibles des dernières années ( Trois vies et une seule mort , Le Temps retrouvé ), alors que ses réalisations abondent dès la période chilienne. Ce livre, attrayant et rigoureux, permet de prendre la mesure d'une oeuvre majeure du cinéma moderne : d'abord par les conversations de Raoul Ruiz avec Benoît Peeters, ensuite grâce à son portrait par Guy Scarpetta, qui analyse neuf de ses fi lms les plus importants. Abondamment illustré, ce livre propose aussi des entretiens avec une série d'actrices et d'acteurs qui ont travaillé avec Ruiz (Chiara Mastroianni, Arielle Dombasle, John Malkovitch, Melvil Poupaud.) ainsi qu'avec sa femme, la cinéaste Valeria Sarmiento.

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