Laurent Jullier

  • - J'ai adoré.
    - Tu es fou ? C'était mauvais.
    Au cinéma, nous n'avons pas tous les mêmes goûts. Il existe quantité de raisons de s'enthousiasmer pour un film (ou de bâiller devant lui), et ce livre en fait le tour. Il ne tranche pas. Quels que soient mes goûts et ceux de mon voisin, je n'ai pas à me sentir inférieur ni supérieur à lui. Même s'il fait la moue quand je lui dis quel est mon film préféré. D'ailleurs la recette du bon film n'existe pas, sinon les réalisateurs l'appliqueraient depuis longtemps. Tout le monde fait de son mieux, de chaque côté de l'écran. Ce n'est pas facile. On ne sait pas toujours dire à l'avance quelles qualités un film doit posséder pour nous plaire. Et en sortant de la séance, on ne sait pas toujours quoi dire. Qu'est-ce qu'un bon film ? dédramatise la question. Acceptons nos différences.

  • Découvrez L'analyse de films - De l'émotion à l'interprétation, le livre de Laurent Jullier

  • Cet ouvrage s'adresse au grand public aussi bien qu'aux étudiants et aux cinéphiles. Il explique, illustrations à l'appui, plus de cent vingt ans d'histoire d'une industrie considérée à la fois comme un art et comme un média. Donnant les repères essentiels - des origines du cinéma à nos jours - dans le monde, il aborde les dernières découvertes et les cinématographies méconnues. Il livre aussi des outils d'analyse et de compréhension : à quoi reconnaît-on un film expressionniste ? Comment envisageait-on le montage dans les années 1900 ? Quelle révolution des images animées entraîne vraiment le numérique ? Une brève histoire du cinéma permet de saisir l'évolution des techniques et les enjeux qui régissent le monde du cinéma : une synthèse indispensable pour savoir ce qui se trame derrière le grand écran !

  • Comment analyser une séquence de film ? Qu'on s'y lance pour le plaisir ou dans le cadre d'un examen, il est prudent de partir bien équipé.
    Ce livre se présente comme une trousse à outils. Il fournit les bases indispensables à l'exercice d'analyse, en matière aussi bien de technique que d'esthétique. Chacun des outils est expliqué à l'aide de tableaux ou de photogrammes, et d'exemples de films puisés dans toute l'histoire du cinéma. Nul besoin d'être un cinéphile accompli pour les comprendre et se les approprier.
    Des descriptifs d'épreuves, parmi celles qui comportent une analyse de séquence, sont fournis et commentés : l'option cinéma du bac et des agrégations de lettres et d'arts plastiques, le concours d'entrée à l'ENS, à la Fémis et à Louis-Lumière.
    Cette quatrième édition refondue et mise à jour propose également trois nouveaux exemples d'analyse : Cléo de 5 à 7 (Agnès Varda, 1962), Larry le dingue, Mary la garce (John Hough, 1974), Laurence Anyways (Xavier Dolan, 2012).

  • Lorsqu'en mars 1931 Charlie Chaplin vint présenter à Paris son nouveau film, Les Lumières de la ville, le public parisien lui réserva un accueil triomphal. A peine le célèbre cinéaste parut-il au balcon du Crillon que la foule le salua en criant « Vive Charlot ! ». Non pas « vive Chaplin ! »... De fait, City Lights est un « objet-frontière » qui fait communiquer des savoir-faire différents - un mélodrame et une comédie, un film d'auteur et un long-métrage sonore sans paroles. Le film signe discrètement, dans la carrière de son auteur, le passage du muet au parlant, le passage du petit film au grand film, et le passage de l'emploi de Charlot à celui de Chaplin. Autant de raisons de l'étudier, à la fois d'un point de vue technique, d'un point de vue artistique et d'un point de vue culturel.

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