ABBAS KIAROSTAMI

  • Les premiers films d'Abbas Kiarostami, produits au sein du Kanoon (Insitut pour le développement intellectuel de la jeunesse), mêlent courts et longs métrages, films éducatifs et fictions. Tous sont des expérimentations qui témoignent de la construction d'un style, de l'avènement d'une oeuvre unique.

  • 24 Frames

    "Je me demande toujours dans quelle mesure les artistes cherchent à représenter la réalité d'une scène. Les peintres et les photographes ne capturent qu'une seule image et rien de ce qui survient avant ou après. Pour 24 Frames, j'ai décidé d'utiliser les photos que j'ai prises ces dernières années, j'y ai ajouté ce que j'ai imaginé avoir eu lieu avant ou après chacun des moments capturés." Abbas Kiarostami

    Abbas Kiarostami signe avec "24 Frames", son ultime film, une oeuvre-somme, fruit de toute une vie d'expérimentation artistiques. À la croisée du cinéma, de la photographie et de la poésie, le film est constitué de 24 images fixes - pour beaucoup ses propres photographies - mises en mouvement numériquement afin de donner l'illusion aux spectateurs que la vie a commencé avant et continuera après...

  • Abbas Kiarostami nous a offert des films sublimes - Où est la maison de mon ami ? Et la vie continue, Au travers des oliviers, Close-up, Le vent nous emportera, Le Goût de la cerise (Palme d'or à Cannes), Copie conforme... Mais il ne fut pas seulement l'un des plus grands cinéastes de sa génération. Son parcours, riche et singulier, est la matière même de cet ouvrage, le premier qui aborde le travail de Kiarostami dans sa multiplicité (cinéma, photo, installation, vidéo, poésie...), les contextes - historique et artistique, iranien et international - dans lesquels il s'inscrit, ses méthodes de travail et son activité de pédagogue qu'il n'aura cessé d'exercer dans des ateliers d'un bout à l'autre de la planète.
    /> Attentive aux enfants et à la nature, imprégnée des trésors de la culture iranienne et sensible aux enjeux contemporains, l'oeuvre de Kiarostami est entièrement conçue pour le partage avec les spectateurs du monde entier - une oeuvre ouverte...

  • Les trois longs métrages Où est la maison de mon ami ? (1987), Et la vie continue (1991) et Au travers des oliviers (1994) ont été désignés par la critique de cinéma sous le terme de "trilogie de Koker". Ils ont en effet comme décor commun le petit village de Koker, situé au nord de l'Iran.
    Si chaque film de la trilogie peut être vu indépendamment, centré sur un noeud dramatique propre, chacun de ses films d'une humanité bouleversante est lié au précédent par un procédé de mise en abyme, brouillant de manière malicieuse la frontière entre le réel et la fiction.
    Ces trois films ont définitivement installé Abbas Kiarostami comme un réalisateur incontournable du cinéma mondial.

    - Où est la maison de mon ami ? (1987) :
    Nematzadeh n'a pas fait ses devoirs sur le cahier prévu à cet effet : au prochain oubli, il sera renvoyé ! Ce soir-là, son camarade Ahmad emporte par mégarde le cahier de Nematzadeh. Ahmad se lance à la recherche de la maison de son ami dans les hameaux voisins pour lui rendre son cahier.. .

    - Et la vie continue (1991) :
    Après le tremblement de terre qui a ravagé le nord-ouest de l'Iran en 1990, un cinéaste et son fils tentent de rejoindre le village de Koker, durement touché par le séisme. L'homme s'inquiète de savoir si les deux enfants qui jouaient dans Où est la maison de mon ami ? sont encore en vie.

    - Au travers des oliviers (1994) :
    Une équipe de cinéma s'installe parmi les oliviers dans un village du nord de l'Iran qui vient d'être dévasté par un tremblement de terre, pour y réaliser un film intitulé Et la vie continue. Keshavarz, le réalisateur, engage Hossein, un jeune maçon, pour donner la réplique à Tahereh, une lycéenne du voisinage dont il est amoureux.

  • Le livre ABBAS KIAROSTAMI réunit pour la 1ère fois une série d´entretiens et conversations avec le cinéaste, conduite par le critique de cinéma Godfrey Cheshire. Réalisé dans les années 90, le film couvre toute sa carrière de ses oeuvres de jeunesse, invisibles avant leurs restaurations récentes, ainsi que tous les chefs-d´oeuvre tels que le Trilogie de Koker (Où est la maison de mon ami ? Et la vie continue et Au travers des oliviers), Close-Up, Le Goût de la cerise ou encore Le vent nous emportera. Le livre revient film après film sur l´oeuvre de ce grand réalisateur, le tout agrémenté de photos rares et inédites, pour être in fine une leçon de cinéma à part entière !

  • Les trois longs métrages Où est la maison de mon ami ? (1987), Et la vie continue (1991) et Au travers des oliviers (1994) ont été désignés par la critique de cinéma sous le terme de "trilogie de Koker". Ils ont en effet comme décor commun le petit village de Koker, situé au nord de l'Iran.
    Si chaque film de la trilogie peut être vu indépendamment, centré sur un noeud dramatique propre, chacun de ses films d'une humanité bouleversante est lié au précédent par un procédé de mise en abyme, brouillant de manière malicieuse la frontière entre le réel et la fiction.
    Ces trois films ont définitivement installé Abbas Kiarostami comme un réalisateur incontournable du cinéma mondial.

    - Où est la maison de mon ami ? (1987) :
    Nematzadeh n'a pas fait ses devoirs sur le cahier prévu à cet effet : au prochain oubli, il sera renvoyé ! Ce soir-là, son camarade Ahmad emporte par mégarde le cahier de Nematzadeh. Ahmad se lance à la recherche de la maison de son ami dans les hameaux voisins pour lui rendre son cahier.. .

    - Et la vie continue (1991) :
    Après le tremblement de terre qui a ravagé le nord-ouest de l'Iran en 1990, un cinéaste et son fils tentent de rejoindre le village de Koker, durement touché par le séisme. L'homme s'inquiète de savoir si les deux enfants qui jouaient dans Où est la maison de mon ami ? sont encore en vie.

    - Au travers des oliviers (1994) :
    Une équipe de cinéma s'installe parmi les oliviers dans un village du nord de l'Iran qui vient d'être dévasté par un tremblement de terre, pour y réaliser un film intitulé Et la vie continue. Keshavarz, le réalisateur, engage Hossein, un jeune maçon, pour donner la réplique à Tahereh, une lycéenne du voisinage dont il est amoureux.

  • ABC Africa

    Ouganda, avril 2000. A Kampala, la caméra d'Abbas Kiarostami découvre et caresse mille visages d'enfants ayant perdu leurs parents à cause du Sida. Elle raconte les rires et les larmes, la vie et la mort. Elle témoigne d'une Afrique joyeuse malgré la souffrance et la maladie...

  • Five

    En hommage au cinéaste Ozu, Five est constitué de cinq séquences qui évoquent la manière dont une chose est mise en mouvement, surgit, passe et disparaît.

  • Copie conforme

    En Italie pour la promotion de son nouveau livre, un écrivain rencontre une galeriste qui l'entraîne dans les ruelles d'un village toscan. Lorsqu'elle s'amuse à le faire passer pour son mari trop souvent absent, il accepte de rentrer dans son jeu. Mais bientôt, il devient difficile de démêler le vrai du faux...

  • Like Someone in Love

    Un vieil homme et une jeune femme se rencontrent à Tokyo. Elle ne sait rien de lui, lui croit la connaître. Il lui ouvre sa maison, elle lui propose son corps. Mais rien de ce qui se tisse entre eux en l'espace de vingt-quatre heures ne tient aux circonstances de leur rencontre...

  • Le Goût de la cerise

    Qui est vraiment M. Badii ? Un homme désespéré, un sage ? Dans son 4x4, il sillonne les majestueux paysages iraniens dans les environs de Téhéran à la recherche d'une personne disposée à lui prêter main-forte pour une mission particulière, en échange d'une récompense. Toutes les personnes croisées vont réagir à sa proposition de manière différente.

  • Le Vent nous emportera

    Bezhad et son équipe arrivent de Téhéran pour un court séjour dans un village du Kurdistan iranien. Les habitants ignorent la raison de leur venue. S'ils font croire aux villageois qu'ils sont à la recherche d'un trésor, ils semblent surtout s'intéresser à une femme quasi-centenaire. Au fil des jours, Bezhad multiplie des rencontres qui vont petit à petit bouleverser sa vision de l'existence.

  • Ten

    Ten, dix séquences de la vie émotionnelle de six femmes et les défis qu'elles rencontrent dans une étape particulière de leur vie, qui pourraient aussi bien être dix séquences de la vie émotionnelle d'une seule et unique femme...

  • Hossain Dabzian est un cinéphile obsessionnel, fasciné par le cinéaste Mohsen Makmalbaf, au point de se faire passer pour lui auprès d'une riche famille bourgeoise. Démasqué par les autorités, il est trainé devant les tribunaux pour escroquerie. Mais qu'est-ce qui a réellement poussé le jeune homme à cette usurpation d'identité et que signifie-t-elle ?

  • Hossain Dabzian est un cinéphile obsessionnel, fasciné par le cinéaste Mohsen Makmalbaf, au point de se faire passer pour lui auprès d'une riche famille bourgeoise. Démasqué par les autorités, il est trainé devant les tribunaux pour escroquerie. Mais qu'est-ce qui a réellement poussé le jeune homme à cette usurpation d'identité et que signifie-t-elle ?

  • Né à Téhéran en 1940, le cinéaste iranien Abbas Kiarostami a fondé en 1969 le département cinéma de l'institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes (le kanoun), pour lequel il tourne son premier court-métrage, Le Pain et la rue en 1970. Jusqu'en 1992, il signera près d'une vingtaine de films (de tous formats) pour cette institution qui sera à l'origine de la nouvelle vague iranienne. Après son premier long métrage, Le Passager (1974), il sera surtout remarqué pour sa trilogie : Où est la maison de mon ami ? (1987), Et la vie continue (1991) et Au travers des oliviers (1994), qui lui apporte une reconnaissance internationale confirmée par ses deux films suivants (Le Goût de la cerise, 1997 ; Le Vent nous emportera, 1999) L'oeuvre de ce réalisateur curieux et inventif connait ensuite un autre tournant décisif lorsqu'il découvre les petites caméras DV, qui autorisent une proximité de plus en plus grande avec le réel (ABC Africa, 2001) et notamment les personnages féminins (Ten, 2002).

    Cinéaste universel, Kiarostami est aussi fondamentalement iranien par son approche de l'art dans laquelle la connaissance consiste en un dévoilement du sens symbolique, au-delà des formes matérielles.

    Abbas Kiarostami est décédé le 4 juillet 2016 à Paris. Ce volume d'Éclipses constitue un hommage modeste mais sincère à son oeuvre immense.

  • Par un jour orageux de 2007, Abbas Kiarostami décide de s'échapper de Téhéran : « J'ai fait mon sac, sans oublier mon appareil photo et ma caméra numérique. La pluie tombe depuis hier soir, ponctuée d'éclairs, mais ce n'est pas ce qui va me faire changer d'avis, bien au contraire. »
    À l'abri dans l'habitacle de sa voiture, le cinéaste iranien prend à la volée des photos du paysage urbain et de la campagne. Cette série donne à voir, à travers le ruissellement de la pluie sur le pare-brise, des hautes silhouettes d'arbres dégoulinants, l'éclat tremblé des phares des voitures, ou encore, au bord de la route, un pan de mur jaune. Des images en couleurs, mais où dominent les gris et les noirs, et qui sont autant de tableaux.


  • platon déjà avait entrepris de penser le rapport de l'image au réel, ouvrant la voie à une riche tradition spéculative : il le faisait, bien sûr, en philosophe.
    ouvreur de chemins, arpenteur de formes, le cinéaste iranien abbas kiarostami - sans conteste un des artistes les plus importants de ces trente dernières années - n'a cessé dans son domaine de se confronter à cette problématique majeure. a l'origine sans nul doute de cet attachement au réel : les productions pédagogiques du jeune kiarostarni dans le cadre du département de cinéma du kanun, qu'il fonde en 1970 sous le régime du shah et oú il signe son premier court métrage, le pain et la rue.
    suivront une vingtaine de films de facture plutôt réaliste avant que l'europe ne découvre oú est la maison de mon ami ?, premier volet d'une trilogie qui, avec et la vie continue. et au travers des oliviers, le hisse bientôt au rang international. palme d'or pour le goût de la cerise en 1997, abbas kiarostami se tourne ensuite vers les technologies numériques naissantes et signe deux films qui prouvent sa grande indépendance vis-à-vis du monde professionnel et son désir de liberté jamais entamé :abcafrica en 2001 et ten en 2002, deux films oú la question du réel se voit reformulée par l'entremise d'un dispositif réduit à l'essentiel.
    ce volume réunit un ensemble de réflexions de spécialistes mondiaux de kiarostami ; à la faveur de thématiques qui nous sont apparues essentielles (matière, présence, durée, humanité, paysage, jeu, désir), il entend poser la question prégnante du réel à l'oeuvre dans le travail du cinéaste. réel que les films mêmes de kiarostami invitent à ne pas envisager de façon trop étroite : il est certes en question dans la difficulté de l'artiste à en définir l'essence, mais aussi dans sa difficulté à se dire, à laisser sa trace dans l'acte de création.


  • Abbas Kiarostami

    Collectif

    L'oeuvre du cinéaste iranien Abbas Kiarostami a été révélée en France en 1990 avec Où est la maison de mon ami ?, Close Up, Et la vie continue, confirmée avec Au travers des oliviers, son premier succès public, sorti en 1995, et consacrée aux yeux du monde entier lors du festival de Cannes 1997 où Le Goût de la cerise a remporté la Palme d'or. Mais que connaissons-nous vraiment de Kiarostami ? Il y a le peintre Kiarostami, il y a le photographe, le poète et le graphiste ; il y a le réalisateur de publicités, de génériques, et de films pédagogiques... Kiarostami est un cinéaste étonnant. Il a la plupart du temps travaillé dans un cadre institutionnel, celui de l'oeuvre de commande (ses films sont produits par l'Institut pour le développement des enfants), qui plus est renforcé par un régime politique autoritaire, autrefois celui du Shah d'Iran, aujourd'hui celui de la République islamique. Contrairement à tout a priori, ses films explorent avec une surprenante liberté toutes les hypothèses et toutes les combinaisons possibles pour le cinéma, entre documentaire et fiction, dont Le Vent nous emportera en 1999 et Ten en 2002 sont les exemples les plus récents. Ce livre est un recueil de textes de et sur A. Kiarostami et d'entretiens avec le cinéaste. Il reprend le numéro spécial que lui ont consacré les Cahiers du cinéma, en partenariat avec le festival de Locarno, l'été 1995, et couvre tout son parcours jusqu'aux films et grandes manifestations les plus récentes : rétrospective à Turin, exposition à Barcelone et à Paris. Une filmographie commentée complète l'ouvrage.

  • Abbas kiarostami est l'un des plus grands cinéastes apparu depuis trente ans dans le cinéma mondial.
    Après un apprentissage modeste et patient, " sur le tas ", oú il réalise de nombreux films pédagogiques pour et sur les enfants de son pays, l'iran, il s'est peu à peu imposé avec ses premiers longs-métrages le passager, oú est la maison de mon ami ? close up. la reconnaissance internationale (avec la palme d'or au festival de cannes en 1997 pour le goût de la cerise) ne l'a pas fait dévier de sa voie et de sa recherche artistique personnelles qui passent aussi par la poésie, la photographie et la vidéo.
    Kiarostami est un auteur au sens le plus pur du terme, il exprime sans compromis son rapport sensible, philosophique et politique au monde. son oeuvre, comme toute grande oeuvre, remet en jeu les principales postulations de son art : capter le monde ou le construire ; s'y perdre comme sujet de la sensation ou en penser le film comme un modèle vertigineux. ce livre s'attache à ouvrir quelques pistes concrètes, à analyser quelques matrices de création (dont l'agencement comme figure maîtresse de cette couvre), à étayer ces propositions par de nombreux photogrammes, pour aider le lecteur à explorer ce nouveau territoire du continent cinéma qui a nom kiarostami.

  • Quelques personnes arrivent de téhéran pour un court séjour à siah dareh, un village du kurdistan iranien.

    Les habitants ignorent la raison de leur venue.
    Les étrangers flânent surtout dans l'ancien cimetière et font croire aux villageois qu'ils sont à la recherche d'un trésor.
    Ils finissent par quitter le village sans pour autant donner l'impression d'avoir trouvé ce qu'ils cherchaient.

  • Avec le vent

    Abbas Kiarostami

    Ce sont des poèmes à la manière de haïkus, des moments de grâce, ou de lucidité, des gestes légers, à peine esquissés, des effleurements, de ces instants où les perceptions et la pensée se mêlent indissolublement, et avec elles les émotions, les sentiments, dans un surcroît de présence. Ils sont fugaces, ils sont subtils. Formellement, ils pèsent peu. Mais ce peu de poids n'est pas un peu d'être.

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