NOS NOUVEAUTÉS LIVRES (14/04/2021)

  • Revue cahiers du cinema n.775 ; 70 ans Nouv.

  • Le château d'Hérouville est un véritable condensé des années 70. En y créant ses célèbres studios, Michel Magne découvre l'amour fou, rassemble les plus grands créateurs de l'époque et révolutionne le sens de la fête.

    1970. Marie-Claude rencontre Michel Magne, génial compositeur de musiques de films. C'est le coup de foudre. Elle le rejoint dans son château d'Hérouville où Bowie, Elton John et bien d'autres stars se rassemblent. Mais le succès attise les convoitises. Derrière le conte de fée, la tragédie se profile. Ce roman vrai révèle le destin inouï de Michel Magne au coeur de la pop culture des années 50 à 80.

  • Accidentally Wes Anderson : 200 lieux dignes de ses plus beaux décors Nouv.

    Fan de l'univers de Wes Anderson ? À la recherche de nouvelles émotions ?

    Laissez-vous surprendre par les meilleurs clichés du compte mythique instagram Accidentally Wes Anderson, sur lequel les internautes postent des images évoquant l'univers incroyable du réalisateur.
    Avec ces 150 lieux réels qui, par la symétrie des lignes, les tons acidulés, la composition parfaite, vous invitent à regarder le monde autrement, partez à l'aventure et découvrez derrière chaque façade, chaque paysage, l'histoire du lieu.

    Avec cet ouvrage dédié aux voyageurs modernes, vivez dans la sphère Wes Anderson !

  • Trafic n.117

    Trafic

    Nous nous trouvons à un moment où, de plus en plus, nous parlons d'images. Tantôt modernes (« nouvelles images », images de synthèse), tantôt archaïques (mythologiques, religieuses, picturales). Et parmi ces images, il y a celles du cinéma.
    Les images du cinéma sont très précieuses parce qu'elles constituent pour deux ou trois générations de par le monde une véritable archive de souvenirs, un trésor d'émotions stockées et aussi une usine à questions. Le temps est venu de se servir du cinéma pour questionner les autres images - et vice versa.
    Trafic veut retrouver, retracer, voire inventer les chemins qui permettent de mieux savoir, dès aujourd'hui, « comment vivre avec les images ». La revue est ouverte à tous ceux qui ont l'image comme première passion, le cinéma dans leur bagage culturel et l'écriture comme seconde passion. Sans exclusive et pas seulement en France.
    Il est essentiel de restituer cette autre « actualité » qui est celle des autres pays et des autres cultures du cinéma.
    C'est pourquoi nous demanderons à un certain nombre d'amis étrangers (de New-York à Moscou) de jouer ce rôle d'informateurs, voire de poser des questions ailleurs.

  • Revue mensuelle de cinéma.

  • Godard

    De Baecque-A

    Jean-Luc Godard, le cinéaste culte dA bout de souffle et de Pierrot le fou, le chef de bande de la Nouvelle Vague, lagitateur politique des années gauchistes, le publicitaire de lui-même, le provocateur misanthrope, larchiviste, et enfin lermite de Rolle qui sera âgé de 80 ans en 2010, bref tous ces visages souvent contradictoires réunis en un seul : la première biographie en France de limpossible M. Godard, dont Serge Daney disait quil y a « toujours chez lui une matière biographique, coriace et finalement mal perceptible. » On laime/on ne laime pas : quimporte, JLG a tissé lhistoire culturelle du vingtième siècle et ses images (Belmondo le visage bleu dans Pierrot le fou, les fesses de Brigitte Bardot dans Le mépris, Johnny Halliday, Anne Wiazemsky dans La Chinoise, mais aussi un quatuor de Beethoven ou un nuage sur le lac Léman) ont marqué notre époque. Du hussard droitier, rejeton de la haute société protestante qui marche sur les mains pour épater Bardot au contestataire cinéphile qui écrit à Malraux « ministre de la Kultur » une lettre sur « la censure, gestapo de lesprit », du réalisateur tyrannique humiliant ses acteurs à lamoureux peintre des femmes dans Prénom Carmen, du moraliste politisé en treillis de combat au King Lear sépulcral cigare en bouche, de lhistorien des images « relié au passé » au kinoclaste « shooté au show-business », défilent ici quatre-vingt années de vie, de cinéma, de travail et de passions brûlantes. « Son génie est plus fort que sa volonté dauto-destruction » disait Daniel Cohn-Bendit. Cest aussi la résurrection dune époque française : la cinéphilie, dune fraternité (avec Truffaut), dune rivalité sous l½il des caméras.



  • Né en 1935 à Brooklyn, Woody Allen se lance dans le show-business à l'âge de seize ans en rédigeant des gags pour des chroniques dans différents journaux de Broadway, avant d'écrire pour la radio, la télévision, le théâtre, le cinéma et le New Yorker. Il quitte ensuite la solitude du bureau de l'écrivain pour devenir humoriste dans divers clubs, puis le célèbre réalisateur que l'on sait.
    Durant les quelque soixante ans de sa carrière cinématographique, il a écrit et tourné cinquante films dont il est souvent aussi l'acteur principal. Il a reçu de nombreuses récompenses nationales et internationales, et a vu des statues érigées en son honneur (sans jamais d'ailleurs comprendre ce qui lui avait valu pareil hommage), et ses films ont été mis au programme d'écoles et d'universités dans le monde entier.
    Dans Soit dit en passant, Woody Allen parle de ses premiers mariages, l'un avec un amour de jeunesse, le second avec la merveilleusement drôle Louise Lasser, qu'il continue d'adorer. Il décrit aussi son aventure avec Diane Keaton, qui s'est transformée en l'amitié d'une vie entière. Il revient sur ses relations professionnelles et personnelles avec Mia Farrow, qui ont amené à la réalisation d'un certain nombre de grands classiques, avant d'être suivies par une rupture orageuse dont se sont repus les tabloïds. Il confie qu'il a été le premier surpris quand, à cinquante-six ans, il a entamé une amourette avec Soon-Yi Previn, alors âgée de vingt-et-un ans, qui devait conduire à une grande histoire d'amour, passionnée et retentissante, et à un mariage heureux de plus de vingt ans.

    Sur un ton souvent désopilant, d'une honnêteté absolue, plein d'intuitions créatives mais traversé de perplexité, c'est le récit d'une icône américaine qui vous dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander...

  • A découvrir dans ce premier numéro de la revue French Mania :
    La playlist du numéro par Yann Gonzalez.
    Un dîner avec Virginie Ledoyen, retour sur toute une carrière à l'Hôtel Grand Amour.
    La Grande histoire des séries françaises, épisode 1/4 : Les années 60/70.
    Focus : les séries françaises pas très LGBT firendly.
    Special guest : Les Cinq films français et francophones préférés de Lukas Dhont.
    Vers la parité dans le cinéma français, épisode 1/2 : 2012/2017.
    Métier : Directrice de casting par Marlène Serour.
    Dossier : Claire Denis, Leos Carax , les éclaireurs et leurs héritiers, analyses et témoignages de Léa Mysius, Morgan Simon, Bertrand Mandico, Anna Cazenave-Cambet et Mati Diop.
    Sang neuf , un scénario inédit en cadavre exquis, épisode 1/11 par Catherine Corsini.
    Reportage sur les cinéastes arabes et africains à l'heure du cinéma de genre.
    Pitch : Hyacinthe , un projet de long métrage d'animation de Gerlando Infuso.
    Anticipation : les écrans et nous en 2030, épisode 1/2.
    L'Origine du mal : le moodboard du prochain film de Sébastien Marnier.
    Frenchverse : les passions françaises de Wes Anderson.
    En immersion rue Daguerre dans les archives d'Agnès Varda documentariste, avec Rosalie Varda.
    Journal de bord : Antoine Reinartz raconte le tournage de Petite Nature de Samuel Theis.
    Cahier de tendances automne - hiver : Timothée Chalamet , Laetitia Dosch , Antony Cordier, Garance Marillier.
    Nouvelle inédite : Villa Malaparte par Emily Barnett.
    Pépite : Classe tous risques de Claude Sautet.
    Films à croquer : le Kloug du Père-Noël est une ordure.
    Stéphane Foenkinos se la joue Virginie Despentes.

  • « Pourquoi filmer une histoire quand on peut l'écrire ? Pourquoi l'écrire quand on va la filmer ?
    Cette double question n'est oiseuse qu'en apparence. Elle s'est posée très précisément à moi.
    L'idée de ces contes m'est venue à un âge où je ne savais pas encore si je serais cinéaste.
    Si j'en ai fait des films, c'est parce que je n'ai pas réussi à les écrire. Et si, d'une certaine façon, il est vrai que je les ai écrits - sous la forme même où on va les lire - c'est uniquement pour pouvoir les filmer. Ces textes donc, ne sont pas "tirés" de mes films. Ils les précèdent dans le temps, mais j'ai voulu d'emblée qu'ils fussent autre chose que des "scénarios". C'est ainsi que toute référence à une mise en scène cinématographique en est absente. Ils ont eu, dès le premier jet, une apparence résolument littéraire. » Éric Rohmer.

  • Dans ce livre unique, entre biographie et mémoires, David Lynch raconte pour la première fois la vision singulière qui l'a habité toute sa vie, et ses combats pour mener à bien ses projets les plus audacieux. Les réflexions personnelles du cinéaste répondent aux passages biographiques écrits par Kristine McKenna à partir d'une centaine d'interviews de proches de David Lynch. Acteurs, agents, musiciens, membres de la famille..., nous livrent des témoignages d'une grande authenticité.

  • L'espace du rêve

    David Lynch

    • Lattes
    • 19 Septembre 2018

    Dans ces mémoires uniques et hybrides, qui sont aussi particulières que l'homme lui-même, Lynch se confie pour la première fois sur sa vie, toujours en quête d'une vision singulière, et sur les nombreux chagrins d'amour et épreuves qu'il a affrontés pour mener à bien ses projets peu orthodoxes, parfois avec succès, parfois sans. Les réflexions lyriques, intensément intimes et sans aucun filtre de Lynch sont précédées de sections biographiques, écrites par sa proche collaboratrice Kristine McKenna et basées sur plus de cent interviews inédites avec des membres de sa famille, des acteurs, des agents, des musiciens et des collègues dans plusieurs domaines, qui ont chacun leur propre version de ce qu'il s'est passé.
      Room to dream est un livre-monument qui offre un exceptionnel et accessible voyage dans la vie et l'esprit de l'un des artistes vivants les plus timides, énigmatiques et authentiques.

    Traduit de l'anglais par Carole Delporte et Johan Frederik Hel Guedj  

  • « Tout le monde ne peut pas devenir un grand artiste, mais un grand artiste peut surgir de n'importe où ». (Anton Ego in Ratatouille).

    Le temps qui passe, l'entraide, l'apprentissage de l'humilité, l'émancipation, l'affirmation de soi, le sens de la famille, le respect des traditions, l'avenir de la civilisation...
    Développées à tour de rôle dans Toy Story, 1001 Pattes, Cars, Wall-E, Rebelle, Vice-Versa et Coco, ces thématiques servent de fil conducteur à la filmographie des ingénieux studios Pixar,   d'une cohérence et d'une modernité sans cesse réaffirmées depuis plus de trois décennies. Éclairé de portraits et d'entretiens avec les artistes phares de la société à la lampe bondissante, de multiples zooms ludiques, économiques ou analytiques, et d'illustrations inédites d'artistes immanquablement influencés par l'insolente créativité des surdoués des studios d'Emeryville, ce mook revient sur les vingt longs métrages fondateurs ainsi que la ribambelle de courts qui, de Luxo Jr. à Bao, ont favorisé l'émergence de nouveaux talents.

  • Quand les distributeurs américains de Brazil (1985) ont vu le montage européen du film de Terry Gilliam, ils se sont extasiés de sa maestria visuelle, mais ont exigé de nombreuses coupes. La guérilla menée par Gilliam pour préserver l'intégrité de son film fut couronnée de succès et rentra dans la légende d'Hollywood. Brazil est désormais reconnu comme l'un des plus grands films de science-fiction de ces trente dernières années et comme le film clé de la carrière légendaire de Gilliam.
    Paul McAuley retrace le cours de la production et l'accueil critique, analyse l'imagerie rétrofuturiste et les scènes originales du film tout en démêlant sa toile narrative complexe faite d'accidents, de coïncidences et d'allusions. Explorant des thèmes comme le coût de la collusion avec le pouvoir et la puissance et l'usage du fantastique, ce motif récurrent de la filmographie de Gilliam, McAuley étudie la relation que le film entretient avec le courant dystopique qui dominait le genre de la science-fiction dans les années 70 et 80. Il montre comment sa satire du consumérisme imbécile et d'une autorité de l'état sans contrôle s'avère tout aussi pertinente de nos jours.

  • Le Parrain (1972) de Francis Ford Coppola a marqué une transition dans la production du cinéma américain. Son succès a changé Hollywood à jamais, en tant qu'oeuvre, en tant que « propriété » créative exploitée par les studios de la Paramount, et comme source d'inspiration pour des générations de cinéastes.
    L'étude du Parrain de Jon Lewis commence par une analyse du style visuel audacieux porté par le film (les longues et théâtrales séquences en studio, l'éclairage en clair-obscur, le montage dont le point culminant dévoile un parallèle entre un baptême familial et une série de meurtres brutaux).
    Lewis étudie les drames qui se jouent à l'écran tout autant que ceux se trament en coulisses. Il dévoile une série d'histoires vraies de gangsters et met le doigt sur la possibilité que des millions de dollars de la mafia aient bien pu financer le film et sur comment, au final, le long-métrage a sauvé la Paramount et l'industrie hollywoodienne tout entière...

  • Depuis sa première édition il y a 25 ans, l'Analyse des films est devenu un classique des études cinématographiques. Après avoir défini l'activité analytique, l'ouvrage présente successivement l'analyse du fait narratif et du récit, l'analyse plastique et sonore, et enfin le rapport à l'histoire. Jacques Aumont et Michel Marie y démontrent que l'analyse prend tout son sens si elle débouche sur une réflexion générale, qui dépasse le cas particulier de l'oeuvre étudiée. Ils se sont efforcés de décrire et de commenter les meilleures analyses publiées en français et dans d'autres langues, et d'en retenir les acquis méthodologiques. Les divers outils d'analyse sont illustrés à l'aide de tableaux, de schémas ou de photogrammes, et portent sur des films puisés dans toute l'histoire du cinéma. Cette quatrième édition enrichie d'exemples récents de l'Analyse des films est plus que jamais « une bible et un sésame » pour tous les étudiants en cinéma et les cinéphiles.

  • Qu'est-ce qu'un « bon » scénario ? Comment savoir si l'ultime version de ce scénario est prête à tourner ?
    Si le scénario est écrit pour être réalisé, il est aussi, forcément, un texte qui doit être lu. L'écriture et la lecture sont traitées dans cet ouvrage comme un couple inséparable, car nos manières de lire le scénario importent autant, sinon plus que son écriture.
    Comment aider un scénariste à écrire ? Qu'attendons-nous du scénario, qu'espère-t-on y trouver ? Qu'ont en commun les scénarios qui ont donné des films forts et mémorables ?
    Pourquoi tant de scénarios ne seront-ils jamais réalisés ? Le scénario est un désir de fi lm et il en est aussi la promesse.
    Comment réussir à écrire ce que comme scénariste nous aimerions voir à l'écran ?
    À toutes ces questions ce livre apporte des réponses précises et propose des clés d'écriture et une réflexion sur le fonctionnement textuel du scénario.

  • - J'ai adoré.
    - Tu es fou ? C'était mauvais.
    Au cinéma, nous n'avons pas tous les mêmes goûts. Il existe quantité de raisons de s'enthousiasmer pour un film (ou de bâiller devant lui), et ce livre en fait le tour. Il ne tranche pas. Quels que soient mes goûts et ceux de mon voisin, je n'ai pas à me sentir inférieur ni supérieur à lui. Même s'il fait la moue quand je lui dis quel est mon film préféré. D'ailleurs la recette du bon film n'existe pas, sinon les réalisateurs l'appliqueraient depuis longtemps. Tout le monde fait de son mieux, de chaque côté de l'écran. Ce n'est pas facile. On ne sait pas toujours dire à l'avance quelles qualités un film doit posséder pour nous plaire. Et en sortant de la séance, on ne sait pas toujours quoi dire. Qu'est-ce qu'un bon film ? dédramatise la question. Acceptons nos différences.

  • Le montage au cinéma ne se résume pas à une opération technique qui consiste à couper et coller des morceaux de pellicule pour en faire un film. C'est avant tout une opération complexe qui exige de la créativité et nécessite une approche esthétique de l'oeuvre. Associer des images en un certain ordre, les agencer selon un certain rythme, créer des ruptures ou des continuités, tel est l'art du montage.
    Ce livre a pour objectif de tracer un panorama des différentes conceptions du montage tout au long de l'histoire du cinéma et de proposer une analyse de cette technique au coeur de nombreux domaines de représentations.
    L'auteur illustre son exposé par nombre d'exemples de montage de films, notamment à travers ceux d'Orson Welles, d'Alain Resnais ou encore de Maurice Pialat. Enfin, il montre en quoi l'évolution des techniques te des pratiques de montage influe naturellement sur l'esthétique des films. Nouvelle édition actualisée.

  • David Lynch, nudes

    David Lynch

    Dix ans après l'exposition-événement qu'elle a consacrée à David Lynch et conjointement à la sortie de la troisième saison de la série culte «Twin Peaks», la Fondation Cartier publie un ouvrage réunissant l'ensemble du travail photographique de David Lynch dédié aux nus féminins.

  • Photographe exclusif sur les plateaux et lieux de tournage de la trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola, Steve Schapiro a eu la chance inouïe de voir des acteurs de légende jouer quelques-unes de leurs plus grandes scènes. En plus de 300 photos choisies parmi les plus belles de Schapiro, ce livre nous permet d'entrer dans les coulisses des scènes de cette inimitable saga cinématographique aux allures d'épopée.

  • Revue mensuelle de cinéma.

  • Béla Tarr déclarait en 1987 : " Je déteste les histoires, puisque les histoires font croire qu'il s'est passé quelque chose. Or il ne se passe rien : on fuit une situation pour une autre. De nos jours, il n'y a que des situations, toutes les histoires sont dépassées. Il ne reste que le temps. La seule chose qui soit réelle, c'est probablement le temps. " Ces propos, qui sont programmatiques de l'oeuvre du cinéaste, éclairent ce qui l'a amené - à l'orée des années 80 - à abandonner l'approche sociocritique qui fondait ses premiers films dont les histoires humaines étaient tissées des espoirs déçus du communisme.
    Avec la " trilogie démoniaque " (Damnation, Sátántangó, Les Harmonies Werckmeister), Béla Tarr entame une collaboration avec le romancier László Krasznahorkai. Il ne cessera, dès lors, de filmer les laissés pour compte qui parcourent les plaines boueuses de la Hongrie postcommuniste et s'égarent dans des bars vétustes, manipulés par de petits escrocs. Il élit un formalisme cinématographique strict et singulier : pellicule noir et blanc, travellings latéraux, longs plans au steadycam accompagnant ceux qui errent, filoutent, épient ou, simplement, attendent.
    Enfermés dans des situations de désintégration de plus en plus radicales, hommes et animaux ont surtout pour lien la pluie, le vent et la boue qui rythment le quotidien. De la colère et de la révolte des premiers films aux oeuvres récentes empreintes de désillusion, cet ouvrage propose de questionner l'oeuvre d'un cinéaste majeur et pourtant trop méconnu. Une oeuvre où se manifeste, dans un formalisme radical à la beauté noire, le déclin inflexible des existences et le passage implacable du temps.

  • Textes critiques ; 1950-1969

    Jacques Rivette

    • Post
    • 21 Novembre 2018

    Ici réunis pour la première fois, les textes critiques de Jacques Rivette, parus entre 1950 et 1969, dans La Gazette du cinéma, Arts et Les Cahiers du cinéma sont une vraie leçon de cinéma, généreuse et passionnée. Ils portent très haut l'exigence critique, préfigurent l'apparition du cinéaste Jacques Rivette et accompagnent celle de la Nouvelle Vague.
    Ces écrits témoignent d'une grande exigence littéraire, indissociable de la finesse des analyses que développe Rivette et des concepts qu'il forge à propos de films dont beaucoup se sont depuis classés parmi les grands classiques du cinéma d'après-guerre.

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