NOTRE RAYON LIVRES (12/02/2021)

  • John Cassavetes expose en détail les étapes de réalisation de chacun de ses films, de Shadows à Love Streams, ses influences, ses méthodes et ses rencontres. Le livre alterne ses propos avec ceux de Ray Carney, qui viennent à la fois les resituer, les compléter et parfois les discuter.
    Salué à sa sortie aux États-Unis en 2001, Cassavetes par Cassavetes est, selon le cinéaste Harmony Korine, le « meilleur livre jamais écrit sur le cinéma ».

  • Gena Rowlands habite deux mondes : celui des films de John Cassavetes et celui, plus me´connu et presque antagonique, de la te´le´vision ame´ricaine dont elle fut une pre´sence familie`re depuis les anne´es 1950.
    Ce livre retrace sa carrie`re, explore son jeu e´bre´che´, raconte une vie d'actrice a` la manie`re d'un roman a` plusieurs strates, celui d'une actrice, d'un couple et de la féminité.

  • Comment sortir de l'écartèlement entre les prédictions catastrophistes et les dénis fervents ? Comment inventer des manières de vivre qui soient en même temps des façons de perdurer ? Voilà quelques-uns des chantiers qu'ouvre aujourd'hui la question écologique, et auquel le cinéma contribue à sa façon. Comment ? D'abord en constatant, en pointant. En faisant affleurer, d'une part, les traces d'un délabrement terrible dans sa patience même. D'autre part, en exposant la palette des réactions et propositions qui ne cessent de croître suite à ce qu'il faut bien appeler une prise de conscience. De ce point de vue, tous les cinémas peuvent être convoqués, depuis les blockbusters qui déclinent les scénarios de la fin du monde tout en maintenant leur idéal esthétique et économique de dépense somptuaire, jusqu'aux documentaires désargentés relevant ici ou là l'avancée du désert et l'implantation des oasis.

    Ce second numéro papier de la revue Débordements s'ouvre sur un entretien-fleuve avec Dominique Marchais, le réalisateur du Temps des Grâces ou de Nul homme n'est une île. Les liens entre cinéma et écologie sont ensuite explorés au fil d'une collection d'essais, réflexions singulières autour d'un mouvement cinématographique (les avant-gardes des années 1920), de la démarche d'un·e cinéaste (Kelly Reichardt, James Cameron...) ou d'une thématique transversale (les animaux, les déchets). Enfin, une « conversation potentielle » entre Emmanuel Lefrant, Frédérique Menant, Olivier Fouchard et Mahine Rouhi permet d'envisager une écologie des pratiques cinématographiques expérimentales.

  • Voici enfin le premier livre consacré à l'ensemble de l'oeuvre de Marco Ferreri (1928-1997), le portrait inédit d'un artiste culte, sulfureux et original.
    Cinéaste de l'absurde, critique de la société de consommation, Ferreri a vu sa réputation taillée par le scandale de La Grande Bouffe ; mais son cinéma radical accueille aussi les rôles les plus controversés des grands acteurs de son époque : Gérard Depardieu, Annie Girardot, Michel Piccoli, Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni, sans oublier Ugo Tognazzi et d'autres figures incontournables de la culture italienne.
    Au-delà du scandale, de Rabelais à Camus, du néoréalisme italien au féminisme, du grotesque au sublime, ce livre permet d'approcher l'un des secrets les mieux gardés de la cinéphilie mondiale.

  • "La tragédie s'accommode mal du smoking et du plastron en dentelles : elle s'est terriblement encanaillée. La tragédie, c'est la mort toute prête que l'on rencontre dans le monde des gangsters ou dans une période particulière, comme la guerre." De Martin Scorsese à John Woo en passant par Quentin Tarantino ou Jim Jarmusch, nombreux sont les cinéastes à se réclamer de Jean-Pierre Melville (1917-1973), tant celui-ci aura renouvelé le cinéma de genre.
    Dans ce livre d'entretien devenu un classique depuis sa première parution en 1973, le cinéaste revient généreusement sur son parcours et la genèse de ses films. Il y aborde ses influences, son expérience de la Seconde Guerre mondiale, les grands thèmes de son oeuvre et son travail de metteur en scène. Peu à peu se profile une personnalité complexe, parfois contradictoire : le portrait d'un homme secret et orgueilleux, réputé pour ses brouilles et ses colères, mais porté par un amour inconditionnel du cinéma.
    Cette nouvelle édition est augmentée d'un chapitre inédit sur Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls, qui avait marqué Melville à sa sortie en 1971, ainsi que d'une postface de Rui Nogueira. Rui Nogueira est journaliste et critique de cinéma. Ancien collaborateur d'Henri Langlois à la Cinémathèque française, il a écrit pour de nombreuses publications, dont la célèbre revue anglaise Sight and Sound.

  • Auteure notamment de Wendy & Lucy, La Dernière Piste et Certaines Femmes, Kelly Reichardt déplace le regard sur les États-Unis, leur présent comme leur histoire, en revisitant le cinéma US, road-movie, thriller et western.

    Après avoir travaillé avec Hal Hartley et Todd Haynes - son futur producteur exécutif -, Kelly Reichardt réalise en 1994 River of Grass, « un road-movie sans route, une histoire d'amour sans amour, une affaire criminelle sans crime », qui l'inscrit d'emblée sur la scène indépendante américaine. Il faudra quelques années et la découverte de l'Oregon, son territoire de cinéma, pour que Kelly Reichardt en devienne une représentante majeure, avec Old Joy (2007) et surtout Wendy & Lucy (2009). Ce film, sur une jeune femme et sa chienne que la précarité a jetées sur les chemins, initie sa collaboration avec l'actrice Michelle Williams et lui vaut une reconnaissance internationale. Interrogeant toujours les constructions de la société américaine au présent dans le thriller écologique Night Moves (2014) comme dans les portraits croisés de Certaines Femmes (2017), Kelly Reichardt remonte également jusqu'à leurs origines avec deux westerns, La Dernière Piste (2011) et son nouveau film, First Cow (2020, en compétition officielle à la Berlinale), qui font un autre récit de la conquête de l'Ouest, du capitalisme et de l'individualisme naissants, depuis leurs marges.

    Ce premier livre en français consacré à la cinéaste, composé d'un essai, de plusieurs entretiens et de nombreux documents de travail inédits, revient sur l'ensemble de sa filmographie et analyse son entreprise discrète de réévaluation du monde.
    Il est édité à l'occasion de la rétrospective intégrale des films de Kelly Reichardt au Centre Pompidou, du 23 janvier au 7 février 2021, en présence de la cinéaste, dans le cadre de la manifestation « Hors Pistes #16 : l'écologie des images ».

    Chargée de programmation cinématographique depuis 2000 au Centre Pompidou, où elle organise rétrospectives et expositions, Judith Revault d'Allonnes collabore également à des revues (Trafic, Débordements) et des ouvrages collectifs (sur Richard Linklater, Chris Marker, Guy Gilles, Stephen Dwoskin). Elle a publié un essai sur Holy Motors de Leos Carax (éd. Yellow Now, 2016).

  • "Ma dernières séance. Marielle, Broca et Bemondo" ne ressemble à aucun autre livre sur le cinéma. Thomas Morales brouille les pistes et s'amuse avec ces trois "bornes existentielles" et "réalise" un objet littéraire détonnant.

  • Solal Israel aborde la photographie avec un mélange d'exigence, de rigueur, et de liberté inventive déconcertant. Plusieurs séries, entamées pour la plupart dès ses études, ont pris forme au fil du temps au point de pouvoir s'entrecroiser à présent: récit autobiographique d'une rupture, chronique émouvante de la disparition de sa grand-mère, détournement de photos trouvées qui se transforme en appropriation fantasmatique de l'identité d'une personne ayant quitté son lieu de vie... mais aussi bien un sens aigu, à la fois classique et ludique, du paysage, en tant que genre extrêmement codé, ou du portrait, plein de gravité.
    Des personnages réapparaissent, des lieux se transforment, des histoires se relisent, des images se contredisent ou se répondent: le va-et-vient est permanent, le questionnement constant, et les manipulations de Solal Israel ne tiennent jamais le réel, et moins encore la vérité, et pas même les mots qui tentent de les cerner, pour acquis et immuables. La photographie elle-même est la matière qui sans cesse l'accompagne, et que sans cesse il triture.
    [Never] Let Me Go cherche à présent à nouer les différents fils de ces recherches, de ces rencontres, de ces expériences, de ces voyages, en une seule trame. L'ensemble tente de poser sur l'existence un regard plus serein. Et si la tristesse, l'angoisse demeurent présentes, elles sont acceptées et viennent sublimer la profondeur et la poésie du visible, dans ce jeune mais déjà sidérant parcours du regard, entre fraîcheur et maturité.

  • Le cinéma japonais est l'un des plus vieux cinéma du monde.
    S'il est l'un des mieux connus des cinémas asiatiques, il reste dans son ensemble assez mal compris. Cet ouvrage présente un panorama historique, esthétique et social du cinéma japonais : ses genres, ses cinéastes majeurs et ses films incontournables, de Kurosawa à Myazaki, des Sept Samouraïs à Princesse Mononoke. Nouvelle édition actualisée et enrichie de photos de films.

  • Actrice, réalisatrice, femme engagée, Delphine Seyrig (1932-1990) refuse toute sa vie de se laisser enfermer dans un rôle ou une image.
    S'inventer, se trouver, se réinventer fut sa raison de vivre.
    Égérie et amante de Resnais, reine du théâtre parisien dans les années 1960, admirée de Truf- faut comme de Duras, Fée des Lilas dans le Peau d'âne de Demy et Jeanne Dielman chez Akerman, Delphine Seyrig a un parcours hors du commun.
    Au faîte de sa gloire, elle s'engage dans les luttes féministes.
    Dignes d'une héroïne de Stendhal, son goût de la liberté, son audace prête à toutes les aventures, son refus du tiède, son exigence et son élégance donnent à sa vie tout son romanesque.
    C'est cette vie riche et inspirante que retrace, pour la première fois, cette biographie passion- nante et richement documentée, qui a pour fond la vie sociale, intellectuelle, théâtrale et cinémato- graphique de son époque. Avec, de surcroît, un très beau portrait de femme.

  • Du 17 mars au 22 juin 2020, du début du confinement à la réouverture des salles, chaque jour un professionnel du cinéma nous a donné de ses nouvelles. Les Chroniques du cinéma confiné sont le recueil de ces instantanés.

  • Le 5 avril dernier, Isao Takahata, l'un des plus grands réalisateurs d'animation japonais nous a quittés. Son chef d'oeuvre Le Tombeau des Lucioles a marqué toute une génération de cinéphiles, mais a également compté dans le développement du marché de l'animation japonaise en France. Takahata venait régulièrement en France afin de tenter de donner un sens au manga et à l'animation en dehors du Japon, à travers des conférences et ateliers. Ses autres films, Pompoko, Mes voisins les Yamada, Souvenirs goutte à goutte ou le récent Princesse Kaguya font partie aujourd'hui du panthéon du cinéma.
    Ynnis, en partenariat avec AnimeLand rend hommage à ce grand homme amoureux d'histoire et de littérature.
    De nombreuses personnalités du film d'animation, du journalisme spécialisé, du monde de l'illustration et de la bande-dessiné proposent ici des témoignages personnels de leur rencontre avec l'homme ou avec ses oeuvres. Ils se présentent sous la forme de textes à la première personne, de dessins ou de dialogues.

  • Grammaire du cinéma, Le Personnage et Leçons de scénario sont trois ouvrages essentiels pour comprendre l'écriture cinématographique. Enfin réunie en un seul volume indispensable aux scénaristes comme aux cinéphiles, cette trilogie magistrale dévoile tout l'art du film.
    Bien des manuels prétendent enseigner les techniques et ficelles du scénario. Cette anthologie, complètement à part, va au-delà: c'est ici toute la culture générale du 7ème art qui est rassemblée, de l'art de raconter des histoires.

  • Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture.
    Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma.
    Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des « trucs », des procédés très pratiques.
    Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler.
    Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles. qu'il est toujours permis de commettre.
    Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, À travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.

  • Raconter l'existence d'Helen Scott, c'est ouvrir le livre du rire et de l'oubli : cette femme que plus personne ne connaît aujourd'hui a marqué son entourage par sa fantaisie, son humour, son intelligence. Son destin fut romanesque, mais elle est demeurée dans l'ombre des artistes qu'elle a accompagnés. Serge Toubiana part sur sa trace, et raconte.
    Les années d'enfance, avec un père journaliste russe, ayant migré aux États-Unis au début du XXe siècle, expédié en URSS pour couvrir les années révolutionnaires, et qui devient agent double. Une adolescence, dans les années 1930, passées dans divers lycées parisiens, où elle fait les quatre cents coups mais apprend le français. Une jeunesse, pendant la guerre à seconder le réseau de la Résistance française. Des convictions communistes, qui la font recruter par un agent soviétique dans les années 1940.
    Et puis, comme une seconde jeunesse, alors qu'elle travaille au French Film Office à New York, la rencontre « coup de foudre » de François Truffaut. Il vient défendre aux États-Unis Les Quatre Cents Coups, qui ont triomphé à Cannes. Débute une amitié fascinante, tendre et torturée, qui durera 25 ans, où Helen Scott devient indispensable (il est « ma truffe », elle est « ma chère Scottie »). Par une intuition, une sensibilité et une gaieté hors du commun, elle fait rayonner toute la génération de la Nouvelle Vague sur les écrans américains - Godard, Resnais et d'autres. Elle participe à la fameuse rencontre entre Truffaut et Hitchcock, à Hollywood, jonglant entre le français et l'anglais, riant aux plaisanteries tout en les traduisant, instaurant une intimité joyeuse entre ces deux géants.
    Serge Toubiana, qui est le biographe de Truffaut, passe de l'autre côté du miroir : ces années d'ébullition artistique, mais aussi d'enjeux de carrière, dans un New York bien différent de celui d'aujourd'hui, donnent à ce récit un cadre captivant. Où la grande Histoire est d'abord une histoire de rencontres.
    Helen Scott repose au Cimetière Montmartre, à quelques mètres de François Truffaut.

  • Michel Piccoli, acteur mythique du cinéma français, figure charismatique et mystérieuse, est au coeur de films inoubliables comme Le Mépris de Jean-Luc Godard, La Grande Bouffe de Marco Ferreri, ou encore Max et les ferrailleurs de Claude Sautet, pour n'en citer que trois parmi plus de 200. Véritable lieu de mémoire du cinéma, il se retourne aujourd'hui sur ses propres souvenirs et considère avec une profonde lucidité ce qui l'a construit, le temps qui passe et ce qui reste d'un parcours exceptionnel. Habité, personnel, intense, ce récit évoque l'enfance, l'apprentissage du théâtre, des souvenirs de cinéastes et de ses plus grands films, ses réflexions sur le métier de l'acteur, la mélancolie... S'adressant à son grand ami et complice Gilles Jacob, Michel Piccoli se livre pour la première fois en toute liberté, sans complaisance et avec franchise.

    « Parvenir à étonner les gens par mon travail sans prétention, avec simplicité, aura été mon idéal. Je suis un éternel enfant, heureux de raconter une histoire. Donner à vivre un texte provoque en moi un plaisir inouï, et j'ai toujours été émerveillé de vivre ce métier extravagant. Faire l'acteur est tellement étrange ! D'abord il faut beaucoup travailler, ensuite il faut se mettre à jouer et que cela ne soit plus vécu comme un travail. »

  • Premier livre francophone consacré à un réalisateur pourtant majeur, Les Variations Hong Sang-soo se penche sur les films du Sud-coréen Hong Sang-soo, régulièrement programmés dans les grands festivals internationaux (Cannes, Berlin, Venise, Locarno).
    Hong Sang-soo manifeste un goût pour le tourment amoureux et l?infime quotidien. Dans ce premier volume critique, les thèmes pré- sents dans ses films, ses techniques de mise en scène sont analysés avec acuité. Le livre est constitué des contributions de chercheurs et de journalistes reconnus (Jacques Aumont, Mathieu Macheret...) qui cernent les éléments faisant l?attrait du cinéma de Hong Sang-soo : le désir et son impossible résolution, la dérision des personnages, leurs attachements illusoires. Les variations temporelles sur une même scène, relancées par l?indécision, mettent à nu les déclinaisons répé- tées de triangles amoureux, parfois bouffonnes, la perception d?un réel insaisissable. Ce souci de les dépeindre fait d?Hong Sang-soo l?un des plus grands réalisateurs actuels.

  • Dans ce livre unique, entre biographie et mémoires, David Lynch raconte pour la première fois la vision singulière qui l'a habité toute sa vie, et ses combats pour mener à bien ses projets les plus audacieux. Les réflexions personnelles du cinéaste répondent aux passages biographiques écrits par Kristine McKenna à partir d'une centaine d'interviews de proches de David Lynch. Acteurs, agents, musiciens, membres de la famille..., nous livrent des témoignages d'une grande authenticité.

  • Les chefs opérateurs traduisent le récit en images. Ils contrôlent le cadre et les mouvements de caméra. Ils inventent ou domestiquent la lumière et s'en servent moins comme un pinceau que comme un stylo :
    C'est l'étymologie même du mot « photographie ». Leur statut est paradoxal. Ce sont des créateurs, mais pas des auteurs. Ce sont des artistes, mais pas des interprètes.
    Ce sont des « chefs » qui souvent prennent leurs décisions en toute autonomie sur le plateau, mais aussi les « serviteurs » d'un projet derrière lequel leur ego doit s'effacer.
    Cet ouvrage explore les secrets d'une profession et révèle la diversité des parcours.

  • E maquillage du Joker a envahi les manifestations de lutte sociale, la cornette des « servantes écarlates » celles de défense des droits des femmes. Une déclaration de J.K. Rowling sur les femmes transgenres a déclenché le courroux des fans de Harry Potter. Quant à Game of Thrones, nombreux sont ceux qui y lisent l'invasion de marcheurs blancs comme une allégorie de la catastrophe climatique à venir.
    Indubitablement, les littératures de l'imaginaire, longtemps perçues comme de simples moyens d'évasion, sont devenues un creuset de mobilisation civique, des arènes où se jouent de féroces affrontements militants.
    On peut y voir l'affirmation exaltante d'une capacité des fictions grand public : celle de parler de notre époque, pour changer les mentalités ou rêver le futur. Mais ce mouvement va de pair avec une profonde transformation du statut des lecteurs et des spectateurs. Qui vont désormais jusqu'à contester l'autorité de l'auteur sur sa propre création...
    Anne Besson, grande spécialiste des mondes alternatifs, décrypte les ressorts et les enjeux de ce rôle politique, à présent déterminant, que jouent la fantasy et la science-fiction dans nos sociétés.

  • Faire voir parce qu'on jubile, s'étonne, s'émerveille et parce qu'on s'amuse à s'interroger, tel est un cinéma qui à la fois nous charme et nous grandit. En huit longs métrages, de Laissons Lucie faire ! à Caprice, Emmanuel Mouret en tient la promesse à travers des récits nourris de fantaisie. La simplicité apparente et le classicisme formel de ses films sont le contrepoint d'une esthétique de l'étonnement : le cinéaste invente, suggère, interroge de nouveaux usages. Ses films miroitent d'une infinité de désirs et leur clarté jette le trouble sur ce qu'est aimer. Ce livre d'entretiens révèle un artiste cinéphile, fasciné par la peinture et la musique, passionné de philosophie, qui place la rencontre esthétique au-dessus de tout. Emmanuel Mouret de son cinéma, du cinéma en général.

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