NOTRE ARRIVAGE LIVRES DE LA SEMAINE (18/06/2021)

  • Le livre ABBAS KIAROSTAMI réunit pour la 1ère fois une série d´entretiens et conversations avec le cinéaste, conduite par le critique de cinéma Godfrey Cheshire. Réalisé dans les années 90, le film couvre toute sa carrière de ses oeuvres de jeunesse, invisibles avant leurs restaurations récentes, ainsi que tous les chefs-d´oeuvre tels que le Trilogie de Koker (Où est la maison de mon ami ? Et la vie continue et Au travers des oliviers), Close-Up, Le Goût de la cerise ou encore Le vent nous emportera. Le livre revient film après film sur l´oeuvre de ce grand réalisateur, le tout agrémenté de photos rares et inédites, pour être in fine une leçon de cinéma à part entière !

  • Après être passé par la rko Pathé News, Richard Fleischer amorce sa carrière de cinéaste avec Child of Divorce. Il poursuit avec plusieurs films à petit budget et réalise L'Énigme du Chicago Express, pépite du film noir qui devait lui valoir ses galons pour de plus grosses productions mais le studio est racheté par Howard Hughes, qui a d'autres projets pour lui...
    Les mémoires de Richard Fleischer, pour la première fois traduits en français, sont un portrait d'Hollywood (de ses nababs, Disney, Hughes, Zanuck etc. et ses stars, John Wayne, Robert Mitchum, Kirk Douglas, Juliette Greco etc.) parfois acide, souvent drôle et enthousiaste. Survivre à Hollywood auprès de tels égos, n'a rien d'une sinécure mais Fleischer, contre vents et marées, tient la barre. Sa carrière s'étend sur quatre décennies et nous laisse de nombreux chefs-d'oeuvre.

  • Rockyrama revient avec un nouveau numéro de Video Pizza consacré à l'un des films les plus cultes de John Carpenter ! Véritable course contre la montre dans un New York dystopique, New York 1997 met en scène un outlow inégalable, anti-héros américain et cow-boy solitaire : l'inoubliable Snake Plissken campé par Kurt Russell. De son poster à sa bande originale, de ses effets spéciaux à sa suite, Video Pizza vous entraîne dans les coulisses de New York 1997.

  • Movie journal

    Jonas Mekas

    • Marest
    • 3 Mai 2018

    Artiste infatigable, qui tourne encore à 90 ans, proche d'Andy Warhol (il l'a notamment assisté sur le tournage d'Empire), Jonas Mekas fut aussi l'un des plus grands critiques cinématographiques américains. De 1959 à 1971, il officie dans plusieurs revues new-yorkaises et y déploie une écriture hautement poétique et amoureuse, dont la seule valeur littéraire justifierait amplement cette édition. Farouchement libertaire, il appelle à la libération du cinéma, déclame sa passion pour « l'art qui n'a d'autre but que sa propre beauté : il est tout simplement comme les arbres sont ».
    Il contribue amplement, par ses commentaires, à donner au cinéma expérimental, qu'il préfère appeler d'avant-garde, ses lettres de noblesse. Son oeuvre critique est adulée par Jim Jarmusch, Peter Bogdanovitch ou John Waters, et le titre même du Ciné-Journal de Serge Daney semble lui rendre hommage.
    Unanimement salué à travers le monde, fréquemment invité à la Cinémathèque Française comme au Centre Pompidou, Jonas Mekas est l'une des dernières légendes vivantes de l'art contemporain.

  • Réalisateur-phare du cinéma expérimental contemporain, Guy Maddin a une carrière riche de trente ans, saluée, notamment par Sylvie Pras. Elle accueillit d'ailleurs un tournage du cinéaste au Centre Pompidou, où l'artiste dirigea, notamment, Isabella Rossellini, Charlotte Rampling et Mathieu Amalric.
    Laura Pardonnet l'a rencontré en 2012 et ce fut un coup de coeur artistique. Elle l'a assisté en tournage et lui a consacré un mémoire sous la direction de Nicole Brenez. Il était tout naturel qu'elle écrive à son sujet.
    Ce texte est ponctué d'extraits, entre autres, de la correspondance de Guy Maddin avec l'auteur. Il permet au cinéaste de s'exprimer, comme à Laura Pardonnet d'offrir les indispensables clés de son oeuvre.
    L'annonce de cette parution a d'ores et déjà été accueillie avec enthousiasme (et cette édition comptera sur de nombreux soutiens, dont celui du distributeur de Guy Maddin en France, ED distribution, ou du Centre Pompidou)

  • Aventures

    John Boorman

    • Marest
    • 26 Septembre 2017

    Les mémoires de John Boorman, cinéaste légendaire, lauréat de deux prix de la mise en scène à Cannes (Leo the Last, Le Général) et d'autres films culte (Delivrance, Le Point de non retour, Excalibur, Duel dans le Pacifique...) ou encore d'un diptyque autobiographique salué par la critique (Hope and Country, Queen and Glory).
    Boorman revient sur sa carrière dans un récit drôle et passionnant, riche d'anecdotes de tournage, de ses diverses rencontres ou d'hommages à d'autres cinéastes (D.W. Griffith ou David Lean). C'est aussi l'occasion pour cet amoureux de la nature de nous livrer de multiples réflexions sur l'art cinématographique et les coulisses de l'industrie hollywoodienne.

  • Né à Téhéran en 1940, le cinéaste iranien Abbas Kiarostami a fondé en 1969 le département cinéma de l'institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes (le kanoun), pour lequel il tourne son premier court-métrage, Le Pain et la rue en 1970. Jusqu'en 1992, il signera près d'une vingtaine de films (de tous formats) pour cette institution qui sera à l'origine de la nouvelle vague iranienne. Après son premier long métrage, Le Passager (1974), il sera surtout remarqué pour sa trilogie : Où est la maison de mon ami ? (1987), Et la vie continue (1991) et Au travers des oliviers (1994), qui lui apporte une reconnaissance internationale confirmée par ses deux films suivants (Le Goût de la cerise, 1997 ; Le Vent nous emportera, 1999) L'oeuvre de ce réalisateur curieux et inventif connait ensuite un autre tournant décisif lorsqu'il découvre les petites caméras DV, qui autorisent une proximité de plus en plus grande avec le réel (ABC Africa, 2001) et notamment les personnages féminins (Ten, 2002).

    Cinéaste universel, Kiarostami est aussi fondamentalement iranien par son approche de l'art dans laquelle la connaissance consiste en un dévoilement du sens symbolique, au-delà des formes matérielles.

    Abbas Kiarostami est décédé le 4 juillet 2016 à Paris. Ce volume d'Éclipses constitue un hommage modeste mais sincère à son oeuvre immense.

  • De «L'Enfance nue» (1968) à «Van Gogh» (1991), et de «Loulou» (1980) à «Police» (1985), en passant par «À nos amours» (1983) ou «Sous le soleil de Satan» (1987), les dix longs métrages réalisés par Maurice Pialat constituent l'une des oeuvres les plus marquantes du cinéma français de la seconde moitié du 20e siècle.

    Pialat a construit une oeuvre unique, irréductible et entière, qui ne cesse de surprendre. Ce 58ème volume de la revue Éclipses revient sur la totalité de sa filmographie.

  • Voici le premier ouvrage en langue française consacré au cinéma d´Ang Lee. Né (en 1954) sur une petite île de la mer de Chine, le réalisateur taïwanais a investi la forteresse hollywoodienne après une longue traversée du désert. Inclassable, à l´aise dans tous les genres, le cinéaste a multiplié les grands écarts, de sa première trilogie entre l´Orient et l´Occident aux adaptations de chefs-d´oeuvre de la littérature (Raison et Sentiments), jusqu´à l´explosion internationale avec Tigre et Dragon, date-clé dans l´histoire du film d´arts martiaux. Brokeback Mountain, à la fois western mélancolique et romance homosexuelle, lui vaut l´Oscar du meilleur réalisateur. Depuis sa bouleversante Odyssée de Pi en 2012, il s´est lancé à corps perdu dans les innovations technologiques. Mais derrière cette plasticité se cache un fil conducteur : le combat de personnages en marge, désireux de briser les carcans et d´affirmer leur humanité.

  • Une tendance profonde traverse actuellement la société conduisant ceux qui ont fait le tour de la société de consommation à s'interroger sur le sens de ce qu'ils font, sur leur épanouissement et qui se traduit par une attention pour l'alimentation, la qualité de la vie...
    Les films de Gérard Guérin ne donne pas une vision idyllique de la campagne mais pour qui cherche à renouer avec un autre rythme - celui de la nature obligeant à être patient - le film est très instructif, rappellant la liberté et la sagesse des paysan(ne)s.

  • Parmi l'abondante littérature consacrée à François Truffaut, manquait l'ouvrage sur sa méthode de travail à partir de ses archives. L'investigation patiente de l'intégralité d'une documentation de travail inespérée permet à Carole Le Berre d'accéder comme rarement à l'univers et au processus de création d'un cinéaste. Parce que Truffaut écrivait beaucoup, couvrait ses scénarios de remarques manuscrites, qu'il avait la passion de tout conserver, le lecteur peut assister, comme en catimini, au mouvement même de l'élaboration de l'oeuvre.
    On retrouve les traces encore vivantes d'un esprit en marche en activité constante, comme si l'on surprenait un cinéaste au travail, on découvre ses secrets de fabrication, on suit le surgissement d'une idée, l'esquisse parfois d'une mise en scène, la naissance d'un film. De Truffaut, on a l'impression de tout connaître, et pourtant, cet ouvrage permet de me découvrir sous un angle nouveau et d'éprouver encore plus l'obstination et la cohérence de l'oeuvre.
    Rien n'est plus faux que la légende selon laquelle Truffaut, le critique irascible, le fossoyeur de la qualité française serait ensuite devenu un cinéaste rangé, assagi. Les sujets de ses films, tels qu'ils sont ici mis en lumière, la violence qui y sourd, la sauvagerie profonde des personnages montrent tout au contraire combien cette idée reçue est une forme d'aveuglement. Le cinéma de Truffaut ne cesse de jouer du décalage entre une apparence anodine, le masque aimable du divertissement et la boule de sauvagerie qui le traverse et surgit par éclats.
    C'est à partir de cette contradiction entre la puissance des fantasmes qu'il libère et la volonté de se faire accepter qu'il construit son cinéma. Et c'est cette nécessité d'être reconnu et accepté, semblable au désir de son personnage miroir incarné par Jean-Pierre Léaud, Antoine Doinel, d'entrer dans les familles, qui est à l'origine du malentendu qui voudrait faire croire à sa sagesse, à l'unanimisme de son cinéma.
    L'organisation de l'ouvrage est chronologique et chaque chapitre aborde un film sous un angle mettant en valeur un aspect de la méthode de Truffaut. Une abondante iconographie enrichit le propos de l'auteur et de nombreux documents inédits sont ici reproduits, désormais accessibles aux amateurs des films de Truffaut.

  • Dès son premier long métrage, À Bout de souffle (1960), Jean-Luc Godard se montre attentif à la bande dessinée, au roman-photo et à la publicité. Il s'empare de ces images populaires pour construire certaines séquences cinématographiques, y fait des allusions ou les cite dans ses films, mais surtout - de façon plus originale et plus méconnue - s'en empare hors écran. C'est ainsi qu'entre 1960 et 1968, Godard fait accompagner ses films, dans la presse, d'un important appareil promotionnel qui puise aux registres de la BD et du romanphoto.
    Au-delà de leur aspect publicitaire, les bandes dessinées et les « romansfilms » conçus pour À Bout de souffle ou Alphaville participent à la fabrication de l'oeuvre. Le scénario imagé du Petit Soldat, paru dans Les Cahiers du cinéma, les romans-photos d'Une Femme est une femme et d'Une Femme mariée (conçu par son actrice Macha Méril) sont des prolongements du cinéma hors la salle :
    Une extension de l'action de l'artiste à tout l'espace médiatique, qui repose sur l'affirmation de la séquence comme fondement de l'acte cinématographique - le moyen pour Godard d'exercer son art en « contrebandes ». Contrebandes Godard reproduit de nombreux documents restés inédits depuis les années 1960 et fait la part belle à plusieurs oeuvres dans leur intégralité. Ces documents sont présentés par Pierre Pinchon et Marie-Charlotte Calafat, historiens de l'art.

  • Découvrez David Lynch, le livre de Thierry Jousse. David Lynch (États-Unis, 1946) est le réalisateur culte par excellence, dont le mythique Mulholland Drive (2001) a contribué à faire entrer le cinéma dans le vingt et unième siècle. Trois décennies plus tôt, sa carrière débutait avec l'inclassable Eraserhead (1977), bientôt suivi de Blue Velvet (1986), Sailor et Lula (1990), puis Lost Highway (1997). Le cinéma de Lynch invite le public à de nouvelles expériences sensorielles, où la logique narrative se désagrège pour mieux mystifier le spectateur. S'il appartient bel et bien au système des studios hollywoodiens, Lynch n'a jamais cessé d'en explorer les marges, inventant par exemple au début des années 1990 un nouveau genre de série télévisée avec Twin Peaks. Son talent aux multiples facettes s'exprime dans des médias aussi divers que la photographie, la peinture, la musique, et ses oeuvres s'exposent désormais dans les musées et les galeries d'art.

  • C'est lorsqu'Abel Ferrara vient présenter Bad Lieutenant au Festival de Cannes en 1992 qu'il acquiert sa notoriété sulfureuse de provocateur. On peut situer l'oeuvre de ce cinéaste culte au carrefour du cinéma d'auteur, de la production industrielle et de la contre-culture underground. Il débute à New York à la fin des années 70 dans le cinéma de genre, part à Hollywood réaliser des séries télé, puis alterne des films en tant que réalisateur indépendant et productions de studio depuis les années 90. Abel Ferrara poursuit aujourd'hui le programme que Rossellini s'était fixé : rendre compte du mal dans le monde contemporain. Il explore les puissances du cinéma dans la lignée de cinéastes comme Cassavetes, Pasolini ou Fassbinder. Qui pourrait mieux remettre à l'ordre du jour les vieilles questions de la croyance, de la justice ou de l'amour, sinon ses personnages de criminel mélancolique, policier paranoïaque ou vampire drogué, interprétés par des icônes tels Harvey Keitel, Christopher Walken, Willem Dafoe, Madonna, Juliette Binoche ou encore Asia Argento ? A travers des films comme King of New York, Snake Eyes, Body Snatchers, Nos funérailles ou Mary, il travaille le récit cinématographique comme un pamphlet sur la société américaine dans ses côtés les plus obscurs. Il filme comment la politique, l'économie, la maladie mentale affectent le corps-même des individus, drogués, alcooliques, en proie à la fureur, à la douleur, en quête d'un projet sublime qui les tue. Plutôt tout détruire que se résigner, plutôt mourir que se réconcilier. Entre hurlement enragé et amour fou, l'oeuvre de Ferrara porte la marque des plus grands qui ouvre sur une vision critique du monde.

  • Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture.
    Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma.
    Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des « trucs », des procédés très pratiques.
    Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler.
    Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles. qu'il est toujours permis de commettre.
    Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, À travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.

  • Chris Marker

    Bamchade Pourvali

    Chris marker n'est pas un cinéaste au sens courant du terme.
    Il est aussi un étonnant voyageur, un photographe et un écrivain, un artiste vidéo et un concepteur de cdrom. il n'en est pas moins l'une des figures qui ont marqué le cinéma de la deuxième moitié du xxe siècle. il s'inscrit tout d'abord dans le renouveau du documentaire de l'après-guerre, " l'école française du court métrage ", aux côtés d'alain resnais, agnès varda et armand gatti avec lesquels il collabore.
    Placé sous le signe de fantômas, du cuirassé potemkine et de vertigo, l'oeuvre de marker est profondément cinéphile. héritier du cinéma classique, il participe dans les années 6o à l'effervescence du cinéma militant et inspire le groupe medvedkine. inlassablement, il poursuit son projet de filmer le monde : chine, sibérie, israël, cuba, chili, japon. et toujours paris. c'est en 1962 qu'il réalise à la fois son premier et unique film de fiction, la jetée, et son premier long métrage documentaire, le joli mai.

    En adjoignant à l'analyse approfondie de ces deux films, celles du fond de l'air est rouge, réalisé 5 ans plus tard et sans soleil, vingt ans après, l'auteur de cet ouvrage parvient à dessiner la cohérence profonde d'une oeuvre comprenant plus de 70 " réalisations " et " participations " sur les supports les plus diversifiés : graphique, magnétique ; argentique, numérique. pour ses amis, comme alain resnais, henri michaux, paul paviot, chris marker préfigure " l'homme du xxie siècle ".

  • Il y a en Louisiane une sorte d'autoroute qui traverse sur pilotis le lac Ponchartrain, plus de quarante kilomètres en ligne droite au-dessus de l'eau. Tôt le matin, tard le soir, c'est une destination vers un lieu de tournage ; trente minutes à cent à l'heure. Et la première question du jour se pose en regardant la lumière et le ciel se reflétant sur l'eau, "comment, de quelle manière, filmer ce paysage ? Où mettre la caméra, quel mouvement lui donner, où placer le point de fuite, la ligne d'horizon, quel filtre, quel objectif utiliser ? Comment décrire ce qu'on ne peut encore voir ?". Toutes ces questions font partie d'une pratique quotidienne, souterraine et semi-consciente, pratique d'un "rendre compte" des impressions fugitives que sont ces bribes de paysages perçues en chemin. Exercice qui consiste à voir les choses à l'intérieur d'un rectangle, à évaluer des contrastes, des rapports de couleur, des accords et des ruptures. Avant tout, le chef opérateur est un archiviste.

  • Premier livre francophone consacré à un réalisateur pourtant majeur, Les Variations Hong Sang-soo se penche sur les films du Sud-coréen Hong Sang-soo, régulièrement programmés dans les grands festivals internationaux (Cannes, Berlin, Venise, Locarno).
    Hong Sang-soo manifeste un goût pour le tourment amoureux et l?infime quotidien. Dans ce premier volume critique, les thèmes pré- sents dans ses films, ses techniques de mise en scène sont analysés avec acuité. Le livre est constitué des contributions de chercheurs et de journalistes reconnus (Jacques Aumont, Mathieu Macheret...) qui cernent les éléments faisant l?attrait du cinéma de Hong Sang-soo : le désir et son impossible résolution, la dérision des personnages, leurs attachements illusoires. Les variations temporelles sur une même scène, relancées par l?indécision, mettent à nu les déclinaisons répé- tées de triangles amoureux, parfois bouffonnes, la perception d?un réel insaisissable. Ce souci de les dépeindre fait d?Hong Sang-soo l?un des plus grands réalisateurs actuels.

  • Premier ouvrage francophone consacré à un réalisateur pourtant majeur, Les Variations Hong Sang-soo se penche sur les films du Sud-coréen Hong Sang-soo, régulièrement programmés dans les grands festivals internationaux (Cannes, Berlin, Venise, Locarno).
    Hong Sang-soo manifeste un goût pour le tourment amoureux et l'infime quotidien. Dans le premier volume critique, les thèmes présents dans ses films, ses techniques de mise en scène étaient analysés avec acuité par plusieurs spécialistes, définissant la démarche de Hong Sang-soo, l'un des plus grands réalisateurs actuels. Ce second volume présente des entretiens réalisés avec l'équipe gravitant autour du réalisateur : ses acteurs fétiches, le compositeur, le monteur, le directeur de la photographie et d'autre interlocuteurs permanents du cinéaste se sont prêtés au jeu de l'interview. Le livre permet de faire découvrir le processus de réalisation unique qui anime les films de Hong Sang-soo, dans la perspective du cinéma d'auteur : petit budget, équipe réduite, scénario élaboré au cours du tournage.


  • platon déjà avait entrepris de penser le rapport de l'image au réel, ouvrant la voie à une riche tradition spéculative : il le faisait, bien sûr, en philosophe.
    ouvreur de chemins, arpenteur de formes, le cinéaste iranien abbas kiarostami - sans conteste un des artistes les plus importants de ces trente dernières années - n'a cessé dans son domaine de se confronter à cette problématique majeure. a l'origine sans nul doute de cet attachement au réel : les productions pédagogiques du jeune kiarostarni dans le cadre du département de cinéma du kanun, qu'il fonde en 1970 sous le régime du shah et oú il signe son premier court métrage, le pain et la rue.
    suivront une vingtaine de films de facture plutôt réaliste avant que l'europe ne découvre oú est la maison de mon ami ?, premier volet d'une trilogie qui, avec et la vie continue. et au travers des oliviers, le hisse bientôt au rang international. palme d'or pour le goût de la cerise en 1997, abbas kiarostami se tourne ensuite vers les technologies numériques naissantes et signe deux films qui prouvent sa grande indépendance vis-à-vis du monde professionnel et son désir de liberté jamais entamé :abcafrica en 2001 et ten en 2002, deux films oú la question du réel se voit reformulée par l'entremise d'un dispositif réduit à l'essentiel.
    ce volume réunit un ensemble de réflexions de spécialistes mondiaux de kiarostami ; à la faveur de thématiques qui nous sont apparues essentielles (matière, présence, durée, humanité, paysage, jeu, désir), il entend poser la question prégnante du réel à l'oeuvre dans le travail du cinéaste. réel que les films mêmes de kiarostami invitent à ne pas envisager de façon trop étroite : il est certes en question dans la difficulté de l'artiste à en définir l'essence, mais aussi dans sa difficulté à se dire, à laisser sa trace dans l'acte de création.


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