RAYON LIVRE // NOS NOUVEAUTÉS !! (05/06/2021)

  • Nombreux sont les acteurs de western, mais rares ceux qui furent de vrais cow-boys. Gary Cooper aurait pu se vanter de l'avoir été dans sa jeunesse, mais il était de tempérament modeste. L'inoubliable interprète du Train sifflera trois fois et de L'Homme de l'ouest ne s'est d'ailleurs pas illustré dans ce seul genre : de la comédie sentimentale au film de guerre, de l'aventure exotique à la parodie, il a apporté son aura naturelle à tous les genres qu'il a touchés, toujours avec cette générosité prompte à mettre en lumière ses partenaires, qu'elles se nomment Claudette Colbert, Barbara Stanwyck, Grace Kelly ou Audrey Hepburn. Et ce n'est pas pour rien que 60 ans après sa mort, il reste un modèle pour de nombreuses vedettes d'aujourd'hui. «Américain par excellence», dans le meilleur sens de ces termes, celui qui fut L'Extravagant Mr. Deeds (Frank Capra) et le Sergent York (Howard Hawks), fut également l'ami de grands écrivains, Hemingway en tête. Et si Clark Gable a été le «roi», John Wayne, le «duc», Gary Cooper méritait bien de se voir enfin décerner le titre de prince.

  • Une histoire du cinéma français se présente comme une série d'ouvrages, classés par décennies successives (des années 30 à nos jours) pour offrir au lecteur un panorama complet du cinéma français. Pour chaque année sont mis en avant les films majeurs, un grand réalisateur, une actrice et un acteur ainsi qu'un grand dossier thématique abordant pour le cinéma les questions essentielles de la période. À travers ces analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, social, politique et même technique, ce livre se veut le récit pertinent et à l'occasion, impertinent ! de l'histoire, riche mais encore trop méconnue, de notre cinéma. // TOME 1 // De l'avènement du parlant à l'effondrement de la seconde guerre mondiale, les années 30 représentent, à plus d'un titre, un véritable âge d'or du cinéma français. A la suite de la révolution technique liée à l'arrivée du parlant qui révolutionne totalement l'approche du septième art, la décennie est marquée par des événements historiques aussi importants que la crise de 1929 et le Front populaire. Avec, d'un côté, le souvenir encore prégnant de la Grande Guerre et, de l'autre, la peur d'un nouveau conflit, se dessine un cinéma français en pleine mutation, entre insouciance et gravité, entre idéalisme et réalisme, jusqu'à la naissance d'un courant déterminant pour le cinéma mondial, le réalisme poétique. Durant les années 30, de grands maîtres (René Clair, Jacques Feyder, Jean Renoir, Julien Duvivier, Marcel Carné) réalisent des chefs-d'oeuvre encore mondialement reconnus, A nous la liberté !, La Kermesse héroïque, La Grande Illusion, Pépé le Moko, Hôtel du Nord ; de grands acteurs et actrices sont élevés au rang de monstres sacrés (Jean Gabin, Louis Jouvet, Michel Simon, Raimu mais aussi Arletty ou Michèle Morgan) sans oublier l'apport inestimable de grands seconds rôles qui font toute la verve de l'époque. Mais ce n'est pas tout : ''Une histoire du cinéma français'' rend justice à d'autres oeuvres passionnantes mais méconnues, qui revivent ici en vrais coups de coeur. Ce livre rend également hommage à des acteurs et à des actrices, en grande partie oubliés, comme Albert Préjean, Mireille Balin ou Corinne Luchaire. Le casting est somptueux, le programme des films formidable et parfois étonnant, le lecteur n'a plus qu'à se laisser porter, comme dans un film, à la rencontre du cinéma français des années 30.

  • L'oeuvre d'Henri-Georges Clouzot, de L'Assassin habite au 21 (1942) à La Prisonnière (1968), est connue et reconnue. Mais qu'en est-il de son oeuvre fantôme, des scénarios originaux qu'il a écrits mais non tournés, l'un notamment avec Jean-Paul Sartre, des adaptations, telle que Chambre obscure d'après Vladimir Nabokov, de L'Enfer arrêté après quelques jours de tournage, ou encore des remakes qu'elle a suscités ?

  • John Cassavetes

    Collectif

    Un recueil de textes autour du réalisateur John Cassavetes (Faces, Meurtre d'un bookmaker chinois, Une femme sous influence, Love Streams, etc.) par des specialistes (Ray Carney, LE spécialiste américain de l'oeuvre de Cassavetes, avec une longue interview inédite), des réalisateurs (Olivier Assayas, réalisateur entre autres d'Irma Vep, d'Heure d'été, de L'Enfant de l'hiver et dernièrement de la série Carlos), Martin Valente, réalisateur d'Amateurs et de Fragile[s]), des professionnels du cinéma (Pierre Pitiot, directeur de la médiathèque Fellini à Montpellier et président du festival du cinéma méditerranéen) et des nouvelles d'écrivains inspirées des films de Cassavetes. Un volume richement illustré de plus de 60 photos de ses différents films.

  • Sur Sacha Guitry

    Claude Gauteur

    Sur Sacha Guitry Don Juan ou Arnolphe ? Talleyrand ou M. Prudhomme ? Le plus grand cinéaste du monde ? Suivi de Harry Baur/Sacha Guitry ou la croisée des destins Quel jeu mortel a joué Harry Baur ? Harry Baur dénoncé et martyrisé comme juif (ce qu'il paraissait être mais n'était pas), résistant pour certains, collaborateur pour d'autres. Les mystères demeurent depuis 1943.

  • Scénariste star (les séries À la Maison-Blanche (The West Wing) et The Newsroom, les films Des hommes d'honneur et The Social Network), dramaturge à succès et depuis peu réalisateur (Le Grand Jeu en 2017 et Les Sept de Chicago en cette fin d'année 2020), Aaron Sorkin collectionne les honneurs et les récompenses. Ses qualités de dialoguiste sont aujourd'hui majoritairement reconnues - «sans doute le meilleur de notre époque» selon Damon Lindelof, co-créateur de Lost, de The Leftovers et de Watchmen -, chacune de ses oeuvres nourrit le débat. Ses deux premières séries, Sports Night et À la Maison-Blanche, ont participé à la constitution de l'âge d'or télévisuel des années 2000. Pourtant, certains de ses propos (sur les femmes, sur Internet...) et de ses comportements (auprès de ses équipes de scénaristes) ont jadis suscité la controverse. Aaron Sorkin est un personnage public, un auteur très bien établi dans le paysage hollywoodien. Ce livre, le premier en français qui lui est consacré, se veut à la fois une biographie et une analyse de son style, volubile, omniscient, inspiré par les comédies américaines des années 30 et 40. Depuis William Shakespeare jusqu'aux films de Frank Capra, ses influences sont multiples et transversales. Tentons de les cerner en compagnie de Jed Bartlet, de Mark Zuckerberg, de Mackenzie McHale et de Molly Bloom.

  • Spike Lee, l'enfant terrible du cinéma afro-américain, est depuis ses débuts en 1986 autant connu pour l'originalité de son cinéma que pour ses coups d'éclats médiatiques. Baptisé ''le Noir le plus en colère d'Amérique'' à l'occasion de la sortie de Malcolm X (1992), il n'a eu de cesse tout au long de sa carrière d'entretenir la polémique. Avec des oeuvres engagées comme Do the Right Thing, Jungle Fever, The Very Black Show ou BlacKkKlansman, mais aussi des films moins controversés tels He Got Game, La 25e heure ou Inside Man, il aura marqué de son passage la grande histoire du 7e Art. Et pourtant, à ce jour, aucune monographie française évoquant l'ensemble de son oeuvre n'est parue en libraire. Ce livre a ainsi pour but de corriger cet oubli en revenant sur toute l'oeuvre du cinéaste pour lui redonner la place qui lui revient au centre de l'historiographie du cinéma américain, avec la secrète intention de rappeler aux plus jeunes combien son rôle de pionnier fut décisif dans l'émergence d un cinéma noir américain.

  • Nombreux sont les acteurs de western, mais rares ceux qui furent de vrais cow-boys. Gary Cooper aurait pu se vanter de l'avoir été dans sa jeunesse, mais il était de tempérament modeste. L'inoubliable interprète du Train sifflera trois fois et de L'Homme de l'ouest ne s'est d'ailleurs pas illustré dans ce seul genre : de la comédie sentimentale au film de guerre, de l'aventure exotique à la parodie, il a apporté son aura naturelle à tous les genres qu'il a touchés, toujours avec cette générosité prompte à mettre en lumière ses partenaires, qu'elles se nomment Claudette Colbert, Barbara Stanwyck, Grace Kelly ou Audrey Hepburn. Et ce n'est pas pour rien que 60 ans après sa mort, il reste un modèle pour de nombreuses vedettes d'aujourd'hui. «Américain par excellence», dans le meilleur sens de ces termes, celui qui fut L'Extravagant Mr. Deeds (Frank Capra) et le Sergent York (Howard Hawks), fut également l'ami de grands écrivains, Hemingway en tête. Et si Clark Gable a été le «roi», John Wayne, le «duc», Gary Cooper méritait bien de se voir enfin décerner le titre de prince.

  • Le scénario et le scénariste composent ici l´objet scénaristique. En France, dans le monde du cinéma, leur valorisation pose semble-t-il problème. En abordant la question de la reconnaissance institutionnelle de l´objet scénaristique dans le monde de l´art cinématographique français, ce mémoire s´intéresse aux mécanismes sociaux et aux instances de légitimation exerçant leur influence dans un milieu donné. Pour ce faire, l´analyse transpose de grands pans de la théorie des mondes de l´art de Howard S. Becker à l´étude de la reconnaissance institutionnelle de l´objet scénaristique. Si l´on peut concevoir le scénario et le scénariste comme des éléments constitutifs d´une chaîne de coopération se mettant en branle dans le cadre de la fabrication d´un film, l´objectif du présent projet vise à démontrer que le type de reconnaissance institutionnelle s´organisant autour de l´objet scénaristique s´apparente de même à une chaîne de coopération mettant en réseau bon nombre de membres du monde de l´art cinématographique.

  • Inspiré par le cinéma américain de son adolescence tout autant que par le classicisme de Ford ou d'Eastwood, Jeff Nichols, entre productions indépendantes et collaboration avec les studios, mais toujours entouré par la même fidèle équipe de collaborateurs ainsi que par Michael Shannon, son comédien fétiche, s'est imposé en cinq films comme l'un des cinéastes américains les plus importants de sa génération. Immense conteur et cinéaste de l'empathie, Nichols filme l'Homme du Sud en proie aux crises économiques, écologiques ou identitaires et aux peurs diffuses qu'elles engendrent, privilégiant le quotidien, l'infime et l'intime, pour atteindre à l'universel et faire naître et partager avec le plus grand nombre l'émotion et la croyance toujours renouvelée dans les forces du cinéma.

  • Dans toute son oeuvre Fellini élabore un jeu de miroirs complexe à la fois pour comprendre comment se construit la réalité de l'homme et pour réfléchir sur le processus créatif, et il ne cesse de répéter que le cinéma est un art de la mémoire. Une mémoire personnelle, souvent mêlée à un sentiment nostalgique, où s'établit un rapport particulier entre souvenirs réels et souvenirs inventés et où est questionnée la problématique de la représentation de la réalité, réalité qui semble impossible à dire et qui doit être recréée par l'imaginaire. Une mémoire aussi qui raconte l'histoire de l'Italie, de l'être humain, du cinéma et qui critique la société moderne, où l'empreinte nostalgique devient de plus en plus forte et où la prise de conscience qu'il n'y a pas de retour possible se fait plus vive. La nostalgie prend alors une dimension plus universelle, où la question du temps devient primordiale et où le mouvement entre les différents temps passé, présent et futur accompagne et renforce le mouvement entre réalité et imaginaire. Cette étude tente d'analyser ces nostalgies et leurs représentations dans l'univers complexe du réalisateur.

  • Muse de John Cassavetes avec qui elle a tourné pas moins de sept films, Gena Rowlands n'en demeure pas moins une actrice mystérieuse. Cultivant à la fois la force et la fragilité, la séduction et le mal-être, sa personnalité semble avoir plusieurs facettes qu'elle déploie au fil de sa carrière, de ses rôles. Gena Rowlands n'hésite pas à se mettre à nu, créant une frontière floue entre sa réalité d'actrice et celle de ses personnages. Parmi les aspects abordés dans son jeu, se trouve indubitablement la question de la maturité. Comment rester sous les projecteurs quand des actrices d'un certain âge en sont écartées ? À travers ''Opening Night'' et ''Gloria'' notamment, celle que nous surnommerons ''la star accessible'' s'insurge contre une dictature hollywoodienne liée à l'âge. À ce titre, ces deux films sortis respectivement en 1977 et 1980 tentent de réhabiliter la femme de plus de quarante ans, peu avantagée dans le cinéma classique. Ce projet propose donc d'analyser la persona de Gena Rowlands autour de deux rôles phares. Ces derniers amorceront non seulement une évolution dans sa carrière, mais également un renouveau du stéréotype de l'actrice vieillissante créé dans les années 1950, avec des films comme ''All About Eve'' de Joseph Mankiewicz.

  • Réalisateur célébré ou décrié, Andrzej Zulawski n'a jamais laissé personne indifférent. Alors qu'il revient aujourd'hui au cinéma, après quinze années loin des plateaux, il est enfin temps de s'intéresser à un cinéaste qui, à l'instar de certains de ses compatriotes, comme Polanski ou Skolimowski, n'a pas fini de chercher, d'expérimenter. D'étonner. Temps de se pencher sur une uvre forte, dérangeante, excessive. Immédiatement reconnaissable. Sur treize films, traversés par des thèmes récurrents, des obsessions communes. La vision d'un cinéaste intransigeant qui, en convoquant tous les arts, tous les sens, tente de s'approcher au plus près du mystère. De la vérité.

  • Du Pigeon de Monicelli (1958) à La Terrasse d'Ettore Scola (1980) - sans oublier d'évoquer les films précurseurs ainsi que les oeuvres plus discrètes du mouvement proprement dit - il est question ici de mettre en évidence la richesse d'un genre proche des traditions expressives de l'Italie (la commedia dell'arte et le néoréalisme) mais toutefois attentif aux moeurs de ses contemporains en tant que révélateurs des évolutions historiques, sociologiques et cinématographiques du pays. Ainsi, l'enjeu de cette étude est de montrer comment les grands cinéastes du cinéma comique dessinent le portrait d'une Italie complexe qui se révèle être l'objet de mutations historiques et sociales essentielles au cours du XXe siècle. Mais surtout, la plus grande ambition de cet ouvrage est de démontrer que la comédie italienne est le formidable exemple d'un cinéma de divertissement comique et populaire capable de produire des oeuvres qui sont de riches objets de réflexion.

  • Censure & cinéma en France examine sur plus de 450 pages, le processus complexe de la classification des oeuvres cinématographiques dans notre pays. La parole a été donnée aux observateurs et aux acteurs du dispositif organisé par l'État depuis 1919. Jean-François Théry, Sylvie Hubac, Edmond Honorat, Jean-François Mary et Françoise Tomé, tous interrogés au moment de leur présidence, ont accepté de livrer leur point de vue sur le travail de la Commission de classification. André Bonnet, fondateur et conseil de l'association Promouvoir, laquelle a bouleversé le droit du cinéma depuis plus de vingt ans avec l'affaire Baise-moi, explique et justifie ses multiples actions devant le juge. Si René Chateau, Philippe Rouyer et Fernand Garcia ont choisi de revenir sur des épisodes importants de la classification des films, des juristes se sont interrogés sur la finalité de l'avertissement, sur les incohérences de l'interdiction aux moins de 18 ans, ou encore sur l'indemnisation des professionnels lésés par des restrictions d'exploitation en salles. Au total, quinze auteurs ont bien voulu poser un regard critique sur un dispositif complexe observé avec méfiance par une industrie du cinéma partagée entre agacement et résignation.

  • Du Beau Serge à Bellamy en passant par Que la bête meure et La Cérémonie,  Claude Chabrol, c'est plus de cinquante ans de cinéma. Un cinéaste connu et reconnu également pour sa malice, son intelligence et son impertinence. Chabrol avait son franc-parler et il ne s'est jamais privé de donner son avis quand on le lui demandait ! Dans Comme disait Claude Chabrol, ce sont plus de 250 citations, réparties tout au long de sa carrière, qui ont été soigneusement compilées. Tout l'esprit farceur de Chabrol restitué dans un petit ouvrage essentiel. Tout y passe : le cinéma bien sûr, mais aussi la connerie, la bourgeoisie, les femmes, la politique, la religion, la vie en général. Ce grand moraliste de Chabrol fait feu de tout bois, y compris sur lui-même. Un regard unique et une lecture aussi intelligente qu'amusante qui s'avère salutaire et d'utilité publique. À lire et à relire !

  • L'oeuvre de Michelangelo Antonioni a souvent été réduite à une série d'idées reçues et de formules consacrées dont la plus tenace serait celle de l'incommunicabilité. Et pourtant, la communication occupe une place centrale, pour ne pas dire essentielle, dans les films du réalisateur italien. Cette 'communication antonionienne' échappe cependant aux conventions établies, s'établissant par le biais de longs dialogues silencieux faisant la part belle aux expressions du regard. C'est ce dernier qui constitue le sujet principal de cet essai qui propose une interprétation scopique du cinéma d'Antionioni. D'un regard à l'autre, d'un regard vers l'autre, une relation à la fois propre à une continuité et à un point de bascule dont les personnages, motifs et formes qui habitent la filmographie du cinéaste, seraient les principaux représentants et les premiers tributaires. A travers de nombreuses analyses de plans et de séquences, le présent ouvrage propose d'ouvrir le(s) regard(s) aux multiples rencontres qui ne cessent de jalonner les films d'Antonioni.

  • Consacré par trois prix dont la Palme d'or au Festival de Cannes en 1991, Barton Fink, quatrième film des frères Coen, inscrit son propos dans une filiation multiple : film de cinéma sur le cinéma, dans le prolongement de Boulevard du crépuscule de Billy Wilder ; film de cinéma sur le théâtre et le jeu de masques qu'est la vie, dans le prolongement de Persona d'Ingmar Bergman ; film sur la folie, dans le prolongement des premières oeuvres de Roman Polanski, comme le toujours moderne Cul-de-sac ; film surréaliste sur le monde des rêves, dans le prolongement du mythique Pandora d'Albert Lewin. Davantage que la simple somme de ces chefs-d'oeuvre consacrés, la valeur ajoutée de Barton Fink tient à son ton unique, sa capacité à couvrir de rire les situations les plus désespérées, à faire de l'art sans se prendre au sérieux ni céder aux facilités du cynisme. Ambition shakespearienne, entre grandeur tragique et bouffonnerie débridée, qui consacre, aujourd'hui encore, Barton Fink comme l'oeuvre majeure de ses deux réalisateurs.

  • Une histoire du cinéma français est une collection de livres qui dresse un panorama de la production cinématographique hexagonale sur ses différentes décennies. Classés par année, ces ouvrages complets mettent en avant les films importants, les cinéastes majeurs, les acteurs populaires de leur temps, ainsi que des dossiers thématiques. À travers ses analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, sociétal et technique, ce livre se veut le récit pertinent - et parfois impertinent ! - de notre si belle histoire du cinéma. Tome 2 : 1940-1949 Préface de Thierry Frémaux Avec les années 40, le cinéma français est mis à l'épreuve des grands événements de l'Histoire. Et pourtant, sans relâche, le septième art va se battre, se réinventer et exister de plus belle, parfois de manière étonnante : des chef-d'oeuvres du fantastique sous l'Occupation (Les Visiteurs du soir, La Main du diable) à la fabrication d'une légende commune à la Libération (La Bataille du rail, Le Père tranquille) jusqu'à la période d'après-guerre entre pessimisme (Panique de Julien Duvivier) et joie retrouvée (Rendez-vous de Juillet de Jacques Becker), la France va produire une oeuvre riche, contrastée, originale. Les années 40, ce sont de nouveaux maîtres de cinéma qui signent de grands films, le Clouzot du Corbeau, le Cocteau de La Belle et la Bête, Jean-Pierre Melville, déjà, avec Le Silence de la mer. Les années 40, ce sont de nouvelles stars qui éclosent et vont bientôt devenir des icônes : Simone Signoret, Gérard Philipe, Jean Marais. Les années 40, c'est également Les Enfants du paradis, peut-être le plus grand film du cinéma français. Une période entre ombre et lumière, pour reprendre la célèbre image du Corbeau, une des décennies les plus passionnantes de notre Histoire du cinéma. Plus de 150 photogrammes des films

  • Tout Chabrol

    Laurent Bourdon

    Tout Chabrol ? Plus qu'une promesse, un défi ! Il faut dire qu'en plus de 50 ans de carrière, l'homme n'a pas chômé : cinquante-sept films bien sûr, mais aussi vingt-quatre téléfilms, deux mises en scène de théâtre, des prestations comme acteur, sans oublier tous les articles écrits précédemment pour les Cahiers du cinéma. Et dire qu'en chemin, le bonhomme a abandonné des projets... Tout Chabrol, fidèle à son titre, présente tout cela dans un livre-promenade, joyeux et documenté. Un travail méthodique qui étudie chaque oeuvre, la replace dans le contexte de l'époque, les repères biographiques et la réception critique - parfois mordante - de chacune d'elle. Tout Chabrol restitue surtout l'essentiel : la personnalité de cet homme hors-normes. Plus de 3.500 citations, de Chabrol mais aussi de ses proches, dressent le portrait de l'homme du Beau Serge et de La Cérémonie, vif, brillant et facilement sarcastique. Un homme attachant et attaché à ses techniciens fidèles, ses acteurs fétiches et à sa famille avec lesquels il aimait tant travailler. Tout Chabrol, toute une vie !

  • 1. Dossier Twin Peaks : Two of us sending postcards // The man from another place (entretien avec Michael J. Anderson) // Both of us burning matches (Stephen Sarrazin) // Revisiter Twin Peaks (Jonathan Rosenbaum) // La mort de Laura Palmer n'a pas eu lieu (Dick Tomasovic) // Les Bacchantes de Twin Peaks (Mariangela Sansone) // Sous les sycomores (Pacôme Thiellement) // Il n'y a pas de Monsieur Tojimura ici (entretien avec Makoto Takimoto) // Le point de vue de la bûche (Pascal Lièvre) // Parenthèse Softshoe (Dalila Belaza) // Tuer en série (entretien avec Bruno Dumont) ///// 2. Images exposées // When I think about you. Shelly Silver, rétrospective, Cinéma du réel, centre Pompidou // Le fil rouge, espace Vuitton, Tokyo, Hans Op de Beeck ///// 3. L'image et son dehors (en écho à la journée de recherche L'image et son dehors organisée en partenariat avec la plateforme de recherche de l'Ecole supérieure d'art de La Réunion) // La note et la pratique du hors champ + La robe de chambre de Mao (Stéphane Pichard) // Hors champ ambigu du film H Story de Nobuhiro Suwa (Mounir Allaoui) // Histoire(s) de champ (Stéphane Pichelin) ///// 4. Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient (PCMMO) // Rencontre avec Emma Raguin, directrice artistique du PCMMO // L'image manquante, regards croisés entre Nassima Guessoum, 10949 femmes et Nadine Naous, Home sweet Home ///// 5. Kaléidoscope // 5 films vus par Saad Chakali : Iranien, Pasolini, The Smell of Us, Eau argentée, La Sapienza // Images éparses (Mounir Allaoui) / Au c ur du langage visuel d aujourd'hui (Xuguang Liu) // La musique de film dans les génériques de fin (Richard George)

  • John Cassavetes

    Collectif

    Un recueil de textes autour du réalisateur John Cassavetes (Faces, Meurtre d'un bookmaker chinois, Une femme sous influence, Love Streams, etc.) par des specialistes (Ray Carney, LE spécialiste américain de l'oeuvre de Cassavetes, avec une longue interview inédite), des réalisateurs (Olivier Assayas, réalisateur entre autres d'Irma Vep, d'Heure d'été, de L'Enfant de l'hiver et dernièrement de la série Carlos), Martin Valente, réalisateur d'Amateurs et deFragile[s]), des professionnels du cinéma (Pierre Pitiot, directeur de la médiathèque Fellini à Montpellier et président du festival du cinéma méditerranéen) et des nouvelles d'écrivains inspirées des films de Cassavetes. Un volume richement illustré de plus de 60 photos de ses différents films.

  • Réalisateur culte et pourtant méconnu, Jean Eustache n'a eu de cesse, dans la douzaine de films réalisés au long de sa courte carrière, de brouiller les pistes, de mélanger les genres et les idées, de cultiver l'ambiguité entre la vérité et les apparences. En jouant ainsi sur les idées de vrai et de faux, Eustache peut ainsi redéfinir les genres cinématographiques, rétablir la vérité sur l'époque et la société dans laquelle il vit et, en toute confiance, laisser seule sa mise en scène, faire surgir la vérité.

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